Le questionnaire de Jean-Marc

 

 

Votre vertu préférée ?

L'intransigeance.

Le principal trait de votre caractère ?

L'enthousiasme.

La qualité que vous préférez chez un homme ?

Sa capacité à agir.

La qualité que vous préférez chez une femme ?

La non-susceptibilité.

Votre principal défaut ?

Une certaine négligence dans la gestion de quelques affaires personnelles.

Votre principale qualité ?

La cohérence. De mes pensées avec mes paroles, de mes paroles avec mes actes.

Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?

Que nous puissions nous dire sans ménagement ce qui peut déplaire dans nos comportements.

Votre occupation préférée ?

Toutes les activités « organisationnelles ».

Votre rêve de bonheur ?

Pouvoir s'affranchir de tous les besoins matériels. Conceptuellement beau mais totalement utopique !

Question sensiblement identique, mais différente pourtant : le bonheur parfait, selon vous ?

N'être entouré que de gens qui vous voudraient du bien... et qui vous en feraient réellement !

Où et à quel moment de votre vie avez-vous été le plus heureux?

Dans la salle d'accouchement d'une remarquable clinique de Charente-Maritime, pour la naissance de mon fils.

Quel serait votre plus grand malheur ?

Etre accusé, à tort, de quelque chose d'épouvantable. Aucune réhabilitation n'efface totalement les ravages de la rumeur initiale.

Votre dernier fou rire ?

Un extrait télé de bêtisier anglais : l'escalade verbale entre une vieille femme au volant et son mari « conseilleur » comme passager.

La dernière fois que vous avez pleuré ?

Tout récemment : en regardant, à nouveau, « Elephant man » de David Lynch.

Votre film culte ?

« North by northwest », de Maître Hitchcock, plus connu sous le titre « La mort aux trousses »

A part vous-même, qui voudriez-vous être ?

Mon clône, reproduit après effacement intégral de mes défauts !

La chanson que vous sifflez sous votre douche ?

Syracuse.

Où aimeriez-vous vivre ?

Pas ailleurs que dans la maison exceptionnelle que ma compagne et moi avons acheté l'an dernier en Charente-Maritime.

La couleur que vous préférez ?

Le parme.

La fleur que vous aimez ?

L'orchidée.

L'oiseau que vous préférez ?

Le rouge-gorge : vif et attachant.

Vos auteurs favoris en prose ?

Le remarquable linguiste Claude Hagège et le drôlissime pédagogue François Cavanna.

Vos poètes préférés ?

Prévert, Ronsard, La Fontaine.

Vos héros dans la fiction ?

Robin des Bois, Hercule Poirot.

Vos compositeurs préférés ?

Chopin, Mozart, George Benson.

Les mots que vous préférez ?

Ceux qui se disent avec les yeux... Puis, pour leur sens : « droiture » et « confiance ». Et pour sa charge émotionnelle : « maman ».

L’expression que vous préférez ?

« J'aurais mauvaise grâce à », signe d'autodiscipline morale devant l'inclination à se laisser aller à faire précisément ce qu'on reproche aux autres.

Vos peintres préférés ?

Les impressionnistes.

Vos héros dans la vie réelle ?

Médecins sans frontières et ma compagne Sabine : efficaces et modestes.

Vos héros dans l'histoire ?

Alfred Dreyfus, JFK.

Votre nourriture et votre boisson préférées ?

Toutes les sortes de pâtes italiennes et le jus de cerise.

Votre plus grande peur?

La déchéance mentale progressive, du genre Elzhei... je sais plus trop quoi !

Votre livre de chevet en ce moment?

« Pour tout l'or des mots » de Claude Gagnière. Un florilège de la richesse de notre langue, tant malmenée de jour en jour, sur le fond et la forme.

Que possédez-vous de plus cher?

Mon intégrité.

Que préférez-vous chez vous?

Au sens physique : la force de mon regard ; au sens intellectuel : mon sens de la répartie ; au sens du domicile : ma cuisine.

Si vous deviez changer quelque chose dans votre apparence physique ?

Je ferais miens les deux derniers objectifs de la devise olympique : plus haut, plus fort. Mais je ne serai alors plus moi-même.

Ce que vous détestez par-dessus tout ?

La mauvaise foi. Imparable et énervant. Et pourtant, j'aime ma mère...

Le personnage historique que vous n'aimez pas ?

Hitler et tous les « humanistes » du même acabit.

Les faits historiques que vous méprisez le plus ?

L'inquisition.

Le fait militaire que vous estimez le plus ?

Le débarquement allié en Normandie et celui, moins connu mais tout aussi décisif, en Provence.

La réforme que vous estime le plus ?

L'avortement.

Le don de la nature que vous voudriez avoir ?

La renaissance.

Les fautes qui vous inspirent le plus d'indulgence ?

Celles, inévitables, qui émanent de l'inexpérience.

Qu'avez-vous réussi le mieux dans votre vie ?

Construire ma personnalité : rigoureuse vis-à-vis de moi-même, donc plus aisément exigeante envers les autres.

Votre plus grand regret ?

N'avoir pas encore réalisé mon rêve : présenter le journal télévisé ! Pujadas, tu es prévenu...

Comment aimeriez-vous mourir ?

Sans m'en rendre compte. Ni avant ni... « après ».

L'état présent de votre esprit ?

Ponctuellement, la concentration pour répondre à ce questionnaire. De manière plus permanente, la sérénité.

Votre devise ?

Les gens passionnés auront vécu, les autres auront duré.

 


Fait le 5 octobre 2004.