WENDUINE


« The sun was sinking. The hard stone of the day was cracked and light poured through its splinters. Erratically rays of light flashed and wandered, like signals from sunken islands... But the waves, as they neared the shore, were robbed of light, and fell in one long concussion, like a wall falling, a wall of grey stone, unpierced by any chink of light... »

« Le soleil déclinait. La dure pierre du jour se fissurait et la lumière se déversait dans les fentes. Des rayons de lumière luisaient par intermittence, errant comme des signaux d'îles englouties. À l'approche du rivage, les vagues, dépouillées de lumière, s'abattaient en longues secousses... comme un mur qui s'effondre, mur de pierre grise sans percée lumineuse. »

The Waves, de Virginia Woolf - Traduction : Cécile Wajsbrot





De Panne - Koksijde - Oostduinkerke - Nieuwpoort - Westende - Middelkerke - Oostende - Bredene - De Haan - Wenduine - Blankenberge - Zeebrugge - Heist - Knokke

Wenduine était une paroisse dépendante de l’église de Uitkerke ; ce n’est qu’en 1180 qu’elle a acquis son indépendance.

Les pêcheurs de Wenduine étaient confrontés à de nombreuses difficultés à cause des marsouins, ou pourceaux de mer. À cause des dégâts importants que ceux–ci causaient, les pêcheurs de Wenduine demandèrent aux instances de Bruges de recevoir la permission de chasser le marsouin. Ils obtinrent l’autorisation de chasser durant toute l’année : « au harpon sans pardon ». En geste de gratitude, ils offrirent un marsouin au nouveau prévôt de Bruges à son arrivée. Wenduine a ainsi conservé une trace de cette histoire de par son blason (premier blason ci–dessous), qui est repris dans le nouveau blason de la commune De Haan (second blason ci–dessous).

Le tourisme a apporté de nombreux changements dans la vie de Wenduine. Beaucoup de touristes qui logeaient à Blankenberge se promenaientà dos d'âne jusqu'à Wenduine. Très vite les plus malins comprirent que ces promeneurs appréciraient une tartine au jambon, une tartine de pain aux raisins et ceci accompagné d'une bonne tasse de café. On vit alors naître des établissements comme Bienvenue aux étrangers, le Café des étrangers, le Pavillon des dunes ou le Café de la gare.

Louis Van der Swaelmen

(Source : E. Lepeer, Vin Dune an de Zee, uitgegeven door Gemeentebestuur Wenduine, 1974)

Source : site de la ville de De Haan


GERARD WALSCHAP

Entre 1928 et 1938, Gerard Walschap fut un client très régulier de Wenduine, en particulier durant le mois de juillet. Ses livres Adelaïde et Le Célibat ont été écrits à Wenduine.


ÉMILE VERHAEREN


Deux ans avant sa mort tragique à Rouen, le poète Émile Verhaeren résida quelques temps à Wenduine. En août 1914, au début de la première guerre mondiale, le roi Albert quitta Bruxelles pour se rendre à Anvers, où se trouvait le gros de l’armée belge. Il donna l’ordre de faire évacuer le couple Verhaeren, qui résidait à cette époque–là dans la capitale, pour les acheminer vers la destination de leur choix. Ils se sont d’abord installés à Edegem, puis à la villa Scaldis à Wenduine.

Source : E. Lepeer, Vin Dune an de Zee, uitgegeven door Gemeentebestuur Wenduine, 1974


La côte belge compte environ deux cent brise–lames et une centaine d'épis (brise–lames plus courts). Destinées entre autres à limiter les déplacements du sable, ces constructions brisent les vagues, réduisant les rsiques d'inondations. Les brise–lames constituent cependant un réel danger pour les badauds et les baigneurs. En effet, de part et d'autre des brise–lames se créent des courants orientés vers le large.


Panorama depuis le lieu–dit Spioenkop, un pavillon blanc au toit rouge situé sur la seconde dune la plus haute (31 mètres) de la côte belge.