OOSTENDE

« The sun had now sunk lower in the sky. The rocks went suddenly black, and shadows were blown like grey cloths over the sea... Birds swooped and circled high up in the air. Some raced in the furrows of the wind and turned and sliced through them as if they were on budy cut into a thousand shreds... »

« Le soleil avait décliné dans le ciel.Les rochers devenaient noirs. Les ombres dérivaient sur la mer comme une étoffe grise. Les oiseaux s'abattaient... tournoyaient haut dans le ciel. Certains se précipitaient dans les sillons du vent... virevoltaient... fendaient l'air comme s'ils étaient les mille fragments d'un corps. Prenant son essor, l'un d'eux s'envolait vers le marais... pour se poser, solitaire, sur un poteau blanc, ouvrant et refermant les ailes.  »

The Waves, de Virginia Woolf - Traduction : Cécile Wajsbrot





De Panne - Koksijde - Oostduinkerke - Nieuwpoort - Westende - Middelkerke - Oostende - Bredene - De Haan - Wenduine - Blankenberge - Zeebrugge - Heist - Knokke

***

Vues de jour sur le cœur d'Ostende

Wassalon

Abandon, démolition ou restauration

Le tram côtier et le début de la banlieue d'Ostende

Fort Napoléon & milkshake à la fraise

Ostende en fin de journée

Ostende by night

Parc Léopold et attente en gare d'Ostende

***

Premier soir à Ostende

A l'heure du dîner, je me balade sur la Albert Ier Promenade. J'entreprends de trouver un restaurant.

D'abord, beaucoup sont fermés. Ensuite, ceux qui sont ouverts appartiennent à deux catégories : soit ces restaurants sont très onéreux, soit la moyenne d'âge de la clientèle atteint les soixante-dix ans.

Mais je suis obstinée. Et je finis par apercevoir, près du kursaal, le Basque, où deux jeunes filles sont bel et bien attablées. J'entre. Conformément à ce que j'avais repéré sur le menu affiché à l'extérieur, je choisis le potage du jour et des lasagnes au poisson.

Dehors, sur l'Albert Ier Promenade, il ne (se) passe rien, si ce n'est des promeneurs ou de temps à autre un coureur solitaire. Les deux jeunes filles sont les seules autres clientes de ce soir. Pour patienter en attendant ma soupe, je sors mes pages arrachées à Télérama.

La soupe arrive. Il n'y a pas de carafe d'eau, je dois commander de l'eau embouteillée - c'est la Belgique. Le pain est déposé par le serveur à l'aide d'une pince téléscopique dans une petite assiette blanche à ma gauche, dans laquelle se trouve déjà une petite portion de beurre sous emballage.

J'en manque sans cesse (de pain). Le potage est brûlant : je souffle sans arrêt sur ce breuvage pour le coup imbuvable et ne me sustente donc pas rapidement - ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque !

Entrent dans le restaurant un père accompagné de son adolescent de fils. Ils s'installent dans la continuité des tables que les deux jeunes filles et moi occupons, le long de la baie vitrée donnant sur l'Albert Ier Promenade, face à la mer invisible car plongée dans l'obscurité.

Je viens enfin à bout de ma soupe. Le plat de résistance arrive, avec le serveur, un moustachu grisonnant à l'accent italien, un type qui au fond ne donne pas envie de manger, un type qui me sourit enfin en apportant mes lasagnes. L'autre serveur, en revanche, un jeune black, est très souriant.

Le serveur gris me prévient : l'assiette de lasagnes est très chaude. Ce n'est rien de le dire ! Les lasagnes fument de façon impressionnante, impossible d'en avaler le moindre morceau avant d'avoir mis en pièces la totalité du bloc lasagneux. Une fois de plus, je dois me sustenter de deux bouchées toutes les cinquante-trois minutes environ.

Le décor sonore est aussi sinistre que l'ambiance humaine qui règne dans cette salle de restaurant : des titres internationaux, anglo-saxons majoritairement, mais des tubes dans leur version instrumentale : c'est un disque compact... sirupeux.

Les serveurs, à tour de rôle, se tiennent à la limite de l'arrière–salle, les mains dans le dos, à l'affût du moindre des désirs des clients. Mais ils sont postés trop loin pour que je puisse leur réclamer du pain quand j'en ai besoin.

Les deux jeunes filles quittent le restaurant ; je prends le chemin de la sortie un moment après. Un soulagement.



Les galeries vénitiennes

Sur la demande du roi Léopold II, Henri Maquet conçut en 1900 cette première galerie royale dans le style architectural classique de Venise. Cette galerie assurait la liaison couverte entre le chalet royal et le grand salon. Aujourd'hui, les galeries vénitiennes sont un espace d'exposition.


É
olien : première mondiale à Ostende
par Ariane van Caloen

Coup d'envoi au placement des fondations des premières éoliennes off-shore belges. C'est un projet gigantesque porté par la société C-Power depuis près de dix ans.
Ce sera le branle-bas de combat ce samedi au port d'Ostende. Dans le courant de l'après-midi, les pêcheurs ne pourront pas sortir en mer et les passants seront maintenus à l'écart des quais : les fondations des premières éoliennes belges offshore vont être transportées et placées à quelque trente kilomètres de la côte sur ce qu'on appelle le Thorntonbank. [...]

« Il s'agit d'une première mondiale », a souligné hier Filip Martens, directeur général de C-Power. Et cela parce que le parc allie trois éléments hors du commun : la distance par rapport à la côte (trente kilomètres), la profondeur en dessous de la mer (trente mètres) et la puissance installée par turbine (5 MW).

Avec l'aide notamment de la société Deme (qui est aussi actionnaire), C-Power a prévu de placer dans un premier temps six éoliennes d'avril à septembre 2008, mais a reçu l'autorisation pour un parc de 60 unités (300 MW). De quoi alimenter en électricité 600 000 familles. Dès septembre, de l'électricité devrait donc être produite à partir de ces moulins à vent plantés en pleine mer du Nord. Des moulins à vent qui auront une hauteur de 184 mètres, soit 80 mètres de plus que l'Atomium...[...]

C-Power [...] s'étonne [...] de certaines obligations comme celle de devoir démanteler complètement le parc d'ici 20 ans.

L'investissement total pour les 300 MW devrait s'élever à environ un milliard d'euros. Avec une rentabilité assurée ? « Sur base du contexte actuel (NdlR : avec des prix de l'énergie élevés), le projet est rentable », dit Claude Grégoire, administrateur délégué de Socofe. « Aujourd'hui, tout le monde dit que l'éolien, c'est bingo ; mais il y a cinq ans, on nous traitait de fous », ajoute-t-il.

Source : La libre belgique (contenu mis en ligne le 25 avril 2008)

Pour en savoir plus :
Phase 1
Semaine 11
Simulation de la production : calme à légère brise - Petite brise - Jolie brise - Bonnebrise - Vent frais à violente tempête - Ouragan


Plus loin sur la plage...


Les galeries royales

Elles ont été achevées en 1905. Elles font environ 400 mètres de long. Pendant de nombreuses années, les bourgeois aisés venaient s'y promener à l'abri du soleil et de la pluie. Elles reliaient le chalet royal avec l'hippodrome Wellington. Le palais des thermes est venu s'y ajouter au début des années trente. Aujourd'hui, il abrite un hôtel quatre étoiles qui rappelle la Belle Epoque.


***

À Ostende toujours :

Vues de jour sur le cœur d'Ostende

Wassalon

Abandon, démolition ou restauration

Le tram côtier et le début de la banlieue d'Ostende

Fort Napoléon & milkshake à la fraise

Ostende en fin de journée

Ostende by night

Parc Léopold et attente en gare d'Ostende


***