DE HAAN

« The sun rose. Bars of yellow and green fell on the shore, gilding the ribs of the eaten-out boat and making the sea-holly and its mailed leaves gleam blue as steel... Light almost pierced the thin swift waves as they raced fan-shaped over the beach... »

« Le soleil montait. Des bandes jaunes et vertes, en retombant sur le rivage, doraient les côtes de l'épave rongée... faisaient luire le chardon de mer et ses feuilles cuirassées d'un éclat bleu acier. La lumière transperçait presque les vagues fines et vives courant en éventail sur la plage. »

The Waves, de Virginia Woolf - Traduction : Cécile Wajsbrot






De Panne - Koksijde - Oostduinkerke - Nieuwpoort - Westende - Middelkerke - Oostende - Bredene - De Haan - Wenduine - Blankenberge - Zeebrugge - Heist - Knokke


Style Belle Epoque oblige, à De Haan, pas (ou peu) de constructions en hauteur. Avec ses toits rouges, ses petits balcons, ses tourelles et ses façades à colombages, l'architecture typiquement anglo-normande confère à cette station balnéaire un cachet particulier. À voir : la Concession et la petite station de tram classée (photos ci-dessous).
DE HAAN-CENTRE

De Haan était un hameau près de la mer, situé sur le territoire des deux villages les plus anciens des polders : Klemskerke (1003) et Vlissegem (988). Ce hameau restait protégé de la mer grâce aux larges dunes environnantes. C'est par ces mêmes dunes que Vlissingen et Klemperer n'ont jamais connu d'inondations durant l'histoire. Les premiers écrits décrivent De Haan comme un groupe de huttes érigées dans les dunes ou dans la bruyère de Klemskerke ou Vlisseghem.

Louis Van der Swaelmen

Source : site de la ville de De Haan

MAURICE MAETERLINCK

Maeterlinck, qui reçut en 1911 le prix Nobel de littérature,
s'installa à l'Hôtel du Coq début août 1889.

STEFAN ZWEIG

Stefan Zweig a logé à De Haan juste avant la première guerre mondiale.

Die Welt von Gestern
est considéré comme le chef–d’œuvre de Stefan Zweig. Il y raconte entre autre son voyage en Belgique, juste avant la guerre, pour sa visite annuelle à Emile Verhaeren. Avant de passer chez Verhaeren, il décide de prendre quelques semaines de vacances à la mer durant le mois de juillet et son choix s'oriente vers De Haan. De cet été 1914 il écrit : « A Le Coq, cette petite station balnéaire près d’Ostende, où j’allais passer deux semaines de vacances avant d’être l’hôte de Verhaeren, il régnait cette même insouciance. Les vacanciers étaient couchés sous leurs parasols colorés à la plage ou ils se baignaient en mer, les enfants jouaient avec leurs cerfs–volants, devant les maisons de café des jeunes gens dansaient sur la digue. Toutes les nationalités vivaient paisiblement les uns à côté des autres... »
En apprenant la déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie le 28 juillet 1914, Stefan Zweig quitta la Belgique par le dernier train partant d’Ostende à destination de l'Allemagne.


La Concession - Le quartier résidentiel Belle Epoque

Ce quartier de villas anglo-normandes a été bâti sur un grand lopin de dune - cinquante hectares de dunes - octroyé en 1889 par un bail emphytéotique (90 ans !) à des particuliers pour y construire un quartier Belle Epoque romantique. De Haan doit son style architectural à colombages à l'ingénieur et urbaniste allemand Joeph Stübben. La Concession est agrandie en 1904, puis une nouvelle fois en 1912.