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Paris sous un angle inattendu, celui des éléments incontournables
qui constituent son mobilier, et par conséquent, son patrimoine.
Les fontaines Wallace sont des points d'eau potable publics qui se présentent
sous la forme de petits édicules en fonte présents dans
plusieurs villes dans le monde. C'est à Paris qu'elles furent
implantées en premier et qu'on en trouve le plus grand nombre.
Elles tiennent leur nom du philanthrope britannique Richard Wallace
qui finança leur édification. D'une grande réussite
esthétique, elles sont reconnues dans le monde entier comme un
des symboles de Paris.
En
1872, Sir Richard Wallace, éprouvé par les années
de guerre franco-allemande, le siège de Paris et la Commune,
se révéla un philanthrope pour ses concitoyens parisiens
marqués par la misère et le manque d'eau au cours de ces
terribles années. Il offrit à la Ville de Paris « cinquante
fontaines à boire, à établir sur les points les
plus utiles pour permettre aux passants de se désaltérer. »
La pose commença en 1875 ; la première fontaine fut
installée Boulevard de la Villette. Les
parisiens furent vite conquis par cette innovation et la Ville s'empressa
d'en installer trente supplémentaires. Aujourd'hui,
à Paris, on dénombre cent huit fontaines Wallace, alimentées
à partir du réseau d'eau potable, et qui fonctionnent
comme au premier jour.
Il existe un grand modèle, un modèle à colonnettes
et un modèle en applique : au milieu d'un fronton semi-circulaire,
la tête d'une naïade déverse un petit filet d'eau
qui vient tomber dans une vasque marine reposant entre deux pilastres.
Deux gobelets permettaient également d'y boire, mais ils furent
retirés au titre de la loi de 1952, « par mesure d'hygiène
», sur demande du Conseil d'Hygiène Publique de l'ancien
département de la Seine. Ce
modèle, peu coûteux à installer, devait être
multiplié le long des murs des édifices à forte
concentration humaine du type hôpitaux, casernes... La seule fontaine
murale qui demeure aujourd'hui est située à l'angle des
rues Cuvier et Geoffroy-St-Hilaire, sur le mur du jardin des Plantes.
Les petits modèles (1,32 m pour 130 kg) sont
de simples bornes-fontaines à bouton-poussoir, que l'on peut
trouver dans les squares ou les jardins publics, marquées de
l'écu parisien (celle installée sur la Place des Invalides
ne possède pas ces écus). Elles sont très prisées
des mères de famille emmenant leurs enfants jouer dans les nombreux
petits parcs de la capitale. Elles
sont entièrement financées par la mairie de Paris.
Nouvelles fontaines
à boire de l'an 2000
Paris a désormais une nouvelle fontaine à boire. Les deux
premiers exemplaires sont installés sur le parvis de Notre-Dame
à l'angle de la rue d'Arcole, et place Saint-Michel. La troisième
se trouve à proximité de la Bibliothèque de France.
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L'eau à Paris
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Tout
en parcourant l'ancien village de Charonne, on peut découvrir
le réservoir de Charonne, l'un des réservoirs de stockage
d'eau non potable de la Ville de Paris. C'est l'occasion d'aborder l'histoire
du double réseau d'eau, potable et non potable, pensé
et mis en place par Eugène Belgrand.
Les fonds baptismaux des fontaines Wallace sont de forme octogonale :
4 (= chiffre parfait) + 3 (= trinité) + 1 (je n'ai pas retrouvé
la signification de l'ajout de ce 1... À
bon entendeur...).
Les cariatides des fontaines Wallace sont toutes les quatre différentes.
Une
cariatide, ou caryatide, est une statue de femme soutenant un entablement
sur sa tête ; elle remplace une colonne. Ce sont des figures
de femmes vêtues de longues tuniques que l'on place en guise de
colonnes, de piliers ou de pilastres. Ce nom, qui signifie « habitants
de Caryes » (ville de Laconie ; caryae, arum, f. : Caryes
= bourg de Laconie, avec un temple dédié à Diane),
vient, dit-on, de ce que, cette ville s'étant alliée aux
Perses lors de l'invasion, ses habitants furent exterminés par
les autres Grecs et leurs femmes réduites en esclavage, et condamnées
à porter les plus lourds fardeaux.
Les cariatides des fontaines Wallace supportent la voûte céleste.
Elles représentent la sobriété, la bonté,
la charité et la simplicité.
On distingue sur les fontaines des tritons (cf. écailles de poissons).
Ce
mobilier urbain date de la même époque que celle des colonnes
Morris.
L'eau des fontaines Wallace est trois fois millénaire. Elle vient
de 600 mètres en-dessous du sol. Elle ne contient ni chlore,
ni calcium, et elle sort à une température de 20°C.
Cette eau contient encore beaucoup de fer, bien qu'elle ait déjà
subi un processus d'élimination de ce fer. Ce n'est donc, bien
entendu, pas la même eau que celle qui s'écoule de notre
robinet. C'est en revanche une eau de secours (dans l'éventualité
d'une pollution de la Seine ou de la Marne).
À
Charonne, il y a deux réservoirs superposés d'eau
non potable. Cette eau sert, entre autres, à nettoyer les
rues de la ville.
Le Pavillon de l'Eau,
avenue de Versailles, est une ancienne pompe à feu, comme
il y en avait une à l'actuelle gare d'Austerlitz.
Le
Pavillon de l'Eau est une ancienne halle industrielle. À
la fin du 19e siècle, alors que les usines
de Joinville et dIvry pompent leau de Marne et de
Seine en amont de Paris, les anciennes stations situées
à louest de la capitale apparaissent désormais
désuètes, à limage de la pompe à
feu de Chaillot. En 1899, un rapport précise que « les
machines sont usées, en mauvais état, et consomment
par conséquent une quantité de charbon qui nest
pas en rapport avec celle de la vapeur produite
la fumée
qui sort des cheminées nest pas dun heureux
effet dans un quartier dont limportance augmente chaque
jour. »
Le
conseil municipal vote alors la réalisation dune
nouvelle usine pouvant alimenter à la fois le réservoir
de Passy et le bois de Boulogne. Un terrain est disponible à
lemplacement
dune ancienne usine élévatoire, à
Auteuil.
Grâce
à une déclaration dutilité publique,
le terrain est étendu du 77 au 75 de lavenue de
Versailles. Lusine est construite à partir de 1900.
Elle se compose de deux bâtiments distincts abritant une
salle des machines côté rue et une salle des chaudières,
côté quai. Ces constructions sont recouvertes de
toitures surmontées de lanterneaux qui permettent à
la fois un éclairage zénithal et une ventilation
adaptée. Une haute cheminée se dresse à
larticulation des deux bâtiments. Viennent sajouter
au 75, deux bâtisses destinées à loger le
concierge ainsi que le mécanicien. Entre les deux, une
construction plus précaire en pans de bois abritera latelier.
Six chaudières permettent de pomper et relever de 55
mètres, 65 000 m3 deau
de seine par 24 heures jusquau réservoir de Passy.
Mais cette usine savère très consommatrice
de charbon. Aussi au lendemain de la 1ère
guerre mondiale, un nouveau projet est lancé qui voit
le jour en 1925. Une seconde usine, dite B, est construite dans
la cour, sur des terrains nouvellement acquis par la municipalité.
Elle sera plus puissante que la première.
Les deux usines vont fonctionner en simultané jusquen
1950. Entre-temps, lusine B est modernisée et lélectricité
remplace le charbon. En 1955, lusine A est désaffectée.
La salle des machines devient dabord un garage à
voitures, puis abrite des services administratifs.
Source : Pavillon
de l'Eau
L'eau
des égouts est seulement filtrée. Il y reste donc
du sable, ce qui ensable les robinets d'arrosage. C'est pourquoi
on utilise à présent de l'eau potable pour arroser
les parcs et les jardins. Par ailleurs, les robinets d'arrosage
n'étant pas hermétiques, un enfant pourrait les ouvrir
et s'y abreuver. Cela justifie une nouvelle fois l'utilisation de
l'eau potable dans les parcs et jardins.
L'eau
des fontaines Wallace est potable, mais elle n'est pas recyclée
(pour des raisons techniques) : l'eau s'écoule en permanence
et part ensuite à l'égout.
En
comptant les collectivités, chaque jour en Ile-de-France, 500
000 m3 d'eau sont utilisés quotidiennement
par chaque Parisien. Ce qui correspond à une fois et demi la
hauteur de la tour Montparnasse.
Sur
les fontaines, le blason de la ville est reproduit, avec les tours (Paris
est une ville royale) et le bateau (Paris est le premier port fluvial
de France).
Tout
près du double réservoir de Charonne, on découvre
un tout petit cimetière : St-Germain-de-Charonne. Son clocher
date du XIIIe siècle.
Ci-dessus,
un aérateur qui, comme son nom l'indique, permet d'aérer
l'eau. Le site du réservoir de Charonne est protégé
par des grilles anti-intrusion.
Source : Eau de Paris
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Stations
de métro
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Voici
la création peu ordinaire
qui
orne l'entrée de
la station
Palais-Royal
- Musée du Louvre
(par
Othoniel).
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Mobilier
urbain, architecture urbaine.
Saviez-vous que les façades du temps des grands travaux d'Hausmann
étaient fabriquées dans des ateliers pour être ensuite
prêtes à poser sur place ?
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