Cette année, le salon du livre honorait la Chine. Découvrons ensemble le crû 2004.

En rejoignant...

j'ai recueilli quelques paroles de visiteurs.

« Elle adore les serpents. »

« Faut être chômeur ou femme au foyer pour faire des activités. »

Une femme raconte son expérience en tant qu'exposante : « Le pire, c'est le salon du tourisme […] je voyais une main qui passait... »

Où l'on constate que décidément, tout est relatif :

« Il commence à y avoir du monde. »

et quelques minutes plus tard :

« Y'a pas tellement de monde. »

Bruno Masure est installé à une table, comme des dizaines d'autres auteurs, et attend patiemment que des lecteurs s'approchent de lui pour se faire dédicacer son nouveau livre. Car pour le moment, si les gens s'avancent vers lui, c'est pour le photographier. Il a beaucoup de succès. Mais je rappelle aux visiteurs du salon qu'il n'est pas là pour ça, il accepte de poser pour figurer dans vos albums photos mais je vous assure, il a l'air d'un journaliste livré en pâture à ses téléspectateurs - et néanmoins lecteurs -.

« ...partir au pôle Nord... »

« On aurait mieux fait de venir en semaine. » dit un senior à son épouse.

« Ça vous intéresse, un massage ? »

« Ça sent moins mauvais. » dit une femme en atteignant une zone du salon visiblement, et olfactivement, plus agréable.


De gauche à droite : Claude Sérillon, Nicole Calfan, Madeleine Chapsal et Macha Méril.

On a beau s'appeler Claude Sérillon, on n'est pas à l'abri de la fatigue... ou de l'ennui... dans ce "café" où l'on refait le monde. Vite, s'échapper de ces discours dont je redoute parfois qu'il frôle l'utopie par une envolée poétique ! Laissez-vous porter vers la page suivante.


« C'est rigolo de le voir. » dit un visiteur. Quelques pas plus loin, je découvre l'identité de la personne désignée par ce pronom personnel : Bernard Pivot.

« Y'a quoi ce soir à la télé ? » demande un visiteur, visiblement très impliqué dans sa visite.

« - Tu veux aller à Albin Michel voir Rufin ? »

« - Non non, j'veux pas faire la queue. J'aime bien les gens mais y'a des limites... »

D'accord.

« Là y'a trop de monde on voit rien du tout ! »

Oui. Mais point besoin de patienter pour seulement apercevoir un écrivain. Il suffit de se placer à un endroit stratégique. Voyez le résultat avec Philippe Labro :

« Il te reste un budget de... 10 €. »

Je ne me trouve pas sur mon lieu de travail, non, pas du tout, pourtant j'entends un « Monsieur le Ministre ».
Je me retourne et reconnaît un ministre pour lequel j'avais travaillé, Pierre-André Wiltzer.

Je jette un oeil (et je garde l'autre, comme dirait un fameux prof) ;

je reconnais alors le ministre délégué pour lequel j'ai travaillé en 2002.

Elle intervient chaque semaine sur France Inter. L'été, elle produit une pépite radiophonique, Dernier parking avant la plage. Le reste du temps - entre autres -, elle écrit. Son dernier roman vient de paraître : Pour en finir avec les hommes et la choucroute...

Sophie Loubière, en me rencontrant enfin, se laisse surprendre par la découverte du visage d'une de ses auditrices : je ne vous imaginais pas aussi jeune, et « le regard aussi innocent ».

Ecoutez la dédicace sonore de Sophie Loubière sur la radio du livre.