Le 5-7 rue Jacques-Louvel-Tessier, anciennement rue Corbeau,
a donné lieu à la réalisation par Thomas
Pendzel d'un film
projeté ce soir au Pavillon de l'Arsenal. Cet immeuble
du 10e arrondissement de Paris comptait 168 logements d'une
pièce et était, jusqu'à sa démolition
en 1999, le plus grand taudis de Paris. Cliquer ci-contre
pour agrandir l'image. Plus
d'infos ici. Deux archives en visionnage sur le site de
l'INA : -
archive 1 -
archive 2
Mercredi
12
décembre 2007
Delta LP. Qu'est-ce donc ?
« En 1969, la France est totalement sous-développée
en matière déquipement téléphonique.
Avec environ quatre millions de lignes téléphoniques
fixes, le marché des télécoms se caractérise
par une pénurie, un sousinvestissement chronique,
un rationnement et une cartellisation des industries. Les autorités
ne considèrent dailleurs pas le téléphone
comme une infrastructure digne dintérêt et
dinvestissement Compte tenu de ce très grand retard,
lEtat lance un grand plan de rattrapage de 1969 à
1974, le « Delta LP » (variation du nombre
de lignes principales), dont les objectifs sont avant tout quantitatifs.
Il sagit de passer en cinq ans de six millions de lignes
existantes en 1974 à vingt millions de lignes en 1980,
autant dire transformer un Etat très en retard en un
Etat à la pointe de la technologie. »
Source : Les
Rencontres Economiques
Samedi
8
décembre 2007
Il existe désormais un site de rencontres... pour
chiens !
Jeudi
29
novembre 2007
Dans le Quart-Livre (1552), Gargantua imaginait que les
voix pouvaient être sauvegardées dans la glace :
Rabelais concevait ainsi bien avant l'heure le rôle de
gardien de la mémoire rempli par l'INA.
Mercredi
28
novembre 2007
Malgré le message préventif diffusé avant
le début de la représentation, celle-ci s'avèrera
tout de même parasitée par une sonnerie de portable,
ridicule qui plus est...
Jeudi
1er
novembre 2007
« Une rage m'a pris vis-à-vis de ce type
au visage de belette. »
Encore une belette dans les lettres françaises :
dans le nouveau Modiano.
Et un épisode, toujours dans ce nouveau Modinao, qui
a pour décor mon
île préférée :
« À la station Bir-Hakeim, je me suis demandé
si elle allait prendre le métro ou alors si elle voulait
encore marcher et traverser la Seine. Au-dessus de nous, à
intervalles réguliers, le fracas des rames. Nous nous
sommes engagés sur le pont. [ ]
Nous marchions de nouveau. Nous étions arrivés
au milieu du pont, à la hauteur de l'escalier qui mène
à l'allée des Cygnes. Elle s'est engagée
dans l'escalier et je l'ai suivie. Elle descendait les marches
d'un pas assuré, comme si elle allait à un rendez-vous.
Et elle me parlait de plus en plus vite. [ ]
En bas, nous suivions l'allée des Cygnes. De chaque
côté, la Seine et les lumières des quais.
Moi, j'avais l'impression d'être sur le pont-promenade
d'un bateau échoué en pleine nuit. »
Lundi
22 octobre 2007
Empreintes
- Patrick Modiano
- Deux diffusions sur France 3 en octobre 2007
« Elles ont marqué notre société
de leur ''empreinte''. Hors du commun, ces personnalités
françaises sont issues du monde des arts, de la culture,
des sciences, du spectacle, du sport de la société
civile... La collection Empreintes leur rend hommage.
Depuis bientôt quarante ans, Patrick Modiano séduit
la critique et le public à travers un parcours romanesque
particulièrement dense, qui compte près de trente
volumes, dont La Place de l'Etoile, Rue des Boutiques
obscures, Une jeunesse, ou encore Dora Bruder.
Hantée par la période de l'occupation, son oeuvre
est dominée par les thèmes de la disparition,
la perte, la quête d'identité, le mystère
qui se dissimule sous l'apparente banalité des vies anonymes.
A travers ses grandes émissions populaires, Apostrophes,
Bouillon de culture... »
Source : France 3
« Il
n'est pas rare d'entendre des gens s'exclamer : ''Ah
ça c'est très modianesque !'' ou : ''Ça
c'est du Modiano !''. On qualifiera de modianesque ou de Modiano
une situation ou un personnage clair-obscur qui n'est ni logique
ni absurde, qui est entre les deux, entre l'ombre et la lumière,
entre chien et loup. On aura beau s'interroger, beaucoup de
questions resteront sans réponse, étranges,
compliquées, mystérieuses, bizarres, quoi, c'est
du Modiano. »
Bernard Pivot
Dimanche
21
octobre 2007
Réponse
à la devinette
de la semaine dernière de Karambolage (sur
le plan présenté à l'écran, sommes-nous
en France ou bien en Allemagne ?) : il fallait
repérer dimanche dernier l'autocollant bleu-blanc-vert
sur l'image ci-contre. Il indiquait la présence dune
borne Bi-Bop, le premier téléphone mobile lancé
en France en 1993. Le système était peu pratique
et il a été abandonné mais les autocollants
sont restés. Nous
étions donc en France.
Les
belettes continuent à se démasquer au fil de
mes lectures ou des travaux menés à la radio.
De quoi enrichir La
Foire aux belettes...
Dans
Un crime, roman de Georges
Bernanos adapté
pour France Culture par Sylvie Péju, Céleste
effrayée s'exclame : « Par
où que vous êtes montée sans plus de bruit
quune belette, mamzelle Phémie ? »
Dimanche 14 octobre 2007
Jeudi 6 septembre 2007
Pour qualifier le site Twitter, ce concept :
« service de micro-blogging ».Les
utilisateurs sont invités à écrire ce
qu'ils sont en train de faire, là, maintenant, et ce
en utilisant un nombre de caractères limités.
Mercredi 22 août
2007
« Sans
recul, on ne comprend rien. » (ancien slogan de
France Culture)
« De près, on se comprend mieux. »
(slogan de France 3)
Lundi
20 août
2007
Enfin
quelques notes de cet été parisien.
Vélib. Les points positifs, on les connaît, nul
besoin de les mentionner une énième fois. Quant
aux inconvénients - et dangers -, voici ceux que
j'ai pu expérimentés :
- manque
de chance, lors de mon tout premier essai, la borne vers laquelle
je me suis dirigée refuse de delivrer des vélos.
Le temps de localiser une autre borne et de l'atteindre, j'ai
raté trois passages de rames de métros ;-)
- le réglage de la selle noircit les mains. Ç'aurait
été sympa d'être prévenue ;-)
Il est hors de question de pédaler ratatinée
sur la selle, comme un certain nombre de cyclistes amateurs
le font chaque jour ;-)
Les tennis accrochées à un fil tendu au carrefour
des rues Legendre et Truffaut, dans le 17e, partagent cette
curieuse posture avec d'autres chaussures, aux Batignolles,
à la Butte-aux-Cailles, dans la rue de la Glacière,
à Los Angeles, Harlem, Sydney, Londres ou encore Minneapolis.
Des clichés pris aux quatre coins du monde sont recensés
sur Shoefiti.
Voir aussi sur cette affaire le film Wag The Dog (Des
hommes dinfluence, 1997) dans lequel les chaussures
sont un hommage à un soldat fictif surnommé
« Vieille godasse ». Il existe cependant d'autres
pistes : les pompes désigneraient un repaire de crack,
un mariage prochain, la commémoration de la fin de
lannée scolaire, ou bien elles seraient une simple
« joke » de militaire.
Source :
Céline Cabourg Paris
Obs
75% du territoire parisien appartient au répertoire
des sites inscrits, donc protégés. Les onze
premiers arrondissements sont totalement protégés
ainsi que les XVIe et XVIIe. Les sept autres le sont partiellement.
Cette mesure concerne quelque 5000 lieux (impasses, façades,
escaliers...) et rend impossible toute démolition totale.
Les bâtiments de moins de trente ans d'existence n'ont
pas été retenus, ni les édifices dont
les architectes sont vivants.
La statue de la liberté, réalisée par
Frédéric Bartholdi, peut être admirée
à Paris en plusieurs endroits : l'île
aux cygnes, le jardin du Luxembourg et le musée
des Arts et Métiers. Elle avait été offerte
par la France aux EtatsUnis en 1886 pour commémorer
son indépendance.
« A
chaque pot son couvercle ».
Merci, R-ic V., de cette phrase de consolation pour les
célibataires,
tirée du Père Noël...
Lundi
23 juillet
2007
Une publicité télévisée
pour une eau minérale vante les vertus exhilarantes de
cette boisson. Mais d'où vient ce mot ? Pourquoi
ne pas tout simplement faire appel au terme plus connu de « hilarant » ?
Peutêtre parce que « exhilarant »
fait plus chic... car plus littéraire : cf. l'esprit
des mots par Philippe Barthelet
et trois
dicos de la langue française.
Ce matin à sept heures (!) passées de quelques
minutes, grâce aux tests de forage à venir, je
récupère des fleurs de la radio.
Lundi
28 mai
2007
La
tour EDF (centre administratif) d'IssylesMoulineaux
est en déconstruction depuis la fin 2006. Elle avait
été construite en 1974 et comportait 20 étages,
pour une hauteur totale de 87 mètres.
Pierre
Riboulet, architecte né en 1928, a fait partie de 1958
à 1978 de l'Atelier de Montrouge, agence qu'il créa
avec Gérard Thurnauer et Jean-Louis Véret. Il
a construit :
- à Paris : l'hôpital pour enfants Robert Debré
(19e)
- en région parisienne : la bibliothèque pour
enfants de Clamart et l'Institut français d'urbanisme
de Marne-la-Vallée.
« "Rosebud,
nom, masculin, de l'anglais rosebud signifiant 'bouton
de rose', métaphore issue du fil Citizen Kane..."
Plus de trente ans que je cherche le rosebud en chacun.
Ce petit rien qui nous trahit en nous dévoilant aux
autres.
Le rosebud peut être un vêtement, un objet,
un geste. Un paysage de neige dans une boule de cristal. Une
oeuvre d'art éventuellement. Ou une madeleine. Ce peut
être une trace ou une empreinte. Parfois même
une simple page d'un livre. Ou un mot. Qu'importe si c'est
juste un détail, pourvu que ce soit un détail
juste.
Rudyard Kipling, Henri Cartier-Bresson, Paul Celan, Jean Moulin,
Lady Diana Spencer, Picasso, Pierre Bonnard cachent tous leur
rosebud.
Seuls des éclats de biographies, ombres de vérité,
m'ont semblé à même de les révéler
dans ce qu'ils ont d'insaisissable et d'essentiel. »
Pierre Assouline Rosebud
Dimanche
20 mai 2007
Ballaciner,
de J.M.G. Le Clézio paraît aux éditions
Gallimard au moment où le festival de Cannes fête
ses 60 ans. Pour l'auteur, ballaciner signifie « adresser
une ballade au cinéma ». Le Clézio
évoque la salle de cinéma où règne
« cette sorte de connivence d'être là
ensemble, avec des gens que l'on ne connaît pas, que
l'on ne
rencontrera jamais - pas même à la fin de la
séance, dans la bousculade qui les précipite
par une porte étroite vers une rue aveuglante, étourdissante
de mouvement.
Pour Barthes, le cinéma était exactement à
l'opposé de la télévision, l'un ouvert,
anonyme, accueillant les solitudes et les espoirs, l'autre
réservé au cadre (pour lui haïssable, inaccessible)
de la Famille (c'est lui qui l'écrit avec un F majuscule)
- se confondant, dans la platitude et l'incolore, avec les
ustensiles de cuisine et les meubles du salon. »
Il est aussi question dans Ballaciner
du « cône de lumière dont parle Barthes
et qui était la plupart du temps fracturé par
la fumée des cigarettes qui montait des premiers rangs
et s'interposait devant l'écran. J'ai vu des passages
entiers de certains films projetés sur ce brouillard
lumineux qui leur conférait une apparence fantasmagorique,
voire diabolique »
Sur le mot FIN qui s'affiche à l'issue des films :
« Pourquoi a-t-on éprouvé le besoin
d'écrire ce mot ? Etait-ce justement pour vous donner
le mot de la fin, pour vous signifier qu'il allait falloir
se lever, se rhabiller, prendre congé, retourner au
réel en une colonne de pénitents, pour retrouver
le bord du trottoir tel qu'on l'avait laissé, inchangé,
peut-être encore plus réel, plus sale qu'avant,
parfois la pluie et le froid de l'hiver ou, peut-être
pire encore, le soleil éblouissant, et ce semblant
de vie active que Céline soupçonnait d'être
un complot des actifs pour donner un sentiment de culpabilité
à ceux qui n'ont rien d'autres à faire que d'aller
au cinéma ? »
Et enfin : « À la manière des
livres perdus, les images interrompues persévèrent
après que la caméra s'est arrêtée
de filmer, demeurent autour de nous, un peu fantomatiques,
mais familières, dans les limbes de l'incréé.
Sur l'écran d'un bleu irréel, devenu vide, maintenant
nous pouvons nuager. »
Jeudi
3 mai 2007
Projection
du court-métrage dans lequel j'ai fait de la figuration.
Faits
divers m'emballe.
Synopsis : douze personnages dans Paris, un jour ordinaire,
là où le mensonge des uns va faire déraper
la vie des autres. Avec, entre autres : Pierre Richard,
Michael Lonsdale et Philippe Nahon.
Vendredi
27 avril 2007
La
Lucarne d'Arte fête ses dix ans. Programmation spéciale
à partir de minuit avec un inédit qui n'est pas
sans me rappeler une collection personnelle qui faillit débuter
dans les toilettes pour femmes de Beaubourg : Lieux
saints, d'Alain Cavalier.
Alain Cavalier filme des lieux intimes propices à lintrospection.
un moyen métrage unique et inédit, dans la veine
du Filmeur.
Avec
la caméra DV quil affectionne et qui a changé
son rapport au cinéma, Alain Cavalier filme des toilettes
tout en monologuant : dans des cafés chic et des
bistrots miteux, dans un train, dans la maison damis,
dans la maison de retraite de sa mère
Autoportrait dans une cuvette
Le petit coin, dit aussi lieux daisance,
à la fois hors du monde et en prise sur la matière,
où lon sabandonne à soi-même
et à ses fonctions corporelles : tel est le terrain
choisi par Alain Cavalier pour se livrer à des séances
dintrospection. Le cinéaste parle et se souvient
(de son addiction passée au tabac, du deuil de sa mère
centenaire ) ; il regarde autour de lui ; il
cite Rabelais ou Pascal. Le tout forme un poème
en prose numérique confidentiel et universel.
Ligne
7 ce matin, un drôle d'homme - des îles ? -
étrangement accoutré porte un couvre-chef figurant
une citrouille, ou une courge, je ne saurais dire... L'homme
produit un spectacle d'une nullité assez rare. Chantant
faux et a capella, il joue à intervalles tout
à fait irréguliers une ou deux notes sur un
ersatz de clavier Bontempi. Sa prestation achevée,
il quête parmi les voyageurs du wagon. Mais le soulagement
sonore ne nous est pas encore donné ! L'homme
ne démérite pas et se lance dans une nouvelle
performance, introduite avec une habileté remarquable :
« Comme
vous allez travailler, j'vais vous chanter quelquechose en
rapport avec ce que vous faites. »
Et
lui d'agiter à nouveau de curieuses et laides marionnettes
- dont un Simpson - auxquelles il donne la parole
en contrefaisant sa voix... « lalalalalala
on est content de travailler »,
« le
travail c'est la santé, ne rien faire c'est la conserver »,
« merci
Paris, merci la France, merci Monsieur »...
Jeudi
19 avril 2007
J'entre
dans l'univers d'Alexandre Jollien.
Sur la quatrième de couverture, on peut lire ceci un
extrait de la
préface du philosophe Michel Onfray aumétier
d'homme
: « L'écriture
transfigure la douleur en or pur d'une confession, au sens
augustinien, puis elle contribue à l'événement
d'une parole libre, singulière, subjective, donc universelle. »
Alexandre Jollien est handicapé,
victime d'un accident de naissance :
« Je
suis un anormal. On l'a dit, assez. Je l'ai senti. Les mouvements
des yeux qui passent à l'examen chaque parcelle de
mon être me l'apprennent : tel regard fixe le mien
puis descend, là précisément où
se trouve la preuve qu'il recherche : "Il est handicapé".
Parcours des yeux, quête insistante du talon d'Achille,
de la faiblesse.
Ce que la plupart des gens perçoivent, c'est l'étrangeté
des gestes, la lenteur des paroles, la démarche qui
dérange. Ce qui se cache derrière, ils le méconnaissent.
Spasmes, rictus, perte d'équilibre, ils se retranchent
derrière un jugement net et tranchant, sans appel :
voici un débile. Difficile de changer cette première
impression, douloureux de s'y voir réduit sans pouvoir
s'expliquer. »
Dimanche
15 avril 2007
Lu
récemment le désormais fameux livre de Eric
Besson,
lancien secrétaire national à léconomie
du PS
- un entretien avec Claude Askolovitch,
Qui
connaît Madame Royal ?, édité
par Grasset.
« Je pense en conscience que Ségolène
Royal ne doit pas devenir présidente de la République.
Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes
enfants. [ ] On est sur une pente très dangereuse
pour la France si elle gagne ». (quatrième de
couverture)
Ci-dessous, morceaux choisis.
« Vous
allez me raconter une nouvelle bourde de Ségolène
Royal ?
Nous sommes
en 2006, dans la préparation du projet socialiste.
Ce sotn des réunions lourdes. ON parle de fiscalité,
de réforme fiscale, du budget de la France. Autour
de la table, tous nos leaders. Strauss-Kahn, Hollande, Lang,
Aubry, Fabius, Emmanuelli, et Royal. Chacun s'exprime. A un
moment, on se tourne vers elle ? Elle est déjà
au pinacle dans les sondages, déjà favorite
des médias pour les primaires internes. C'est une présidentiable
Et
elle dit une bêtise ?
Elle dit
: " Ce qui m'importe, c'est que le budget de la Nation
soit participatif. "
Ce
qui signifie ?
Comment
voulez-vous que je le sache ? Dans un quartier, un budget
participatif, j'arrive à concevoir, même si je
n'aime pas trop : une somme d'argent dont l'utilisation est
décidée par des assemblées locales, des
comités de citoyens mais au niveau de l'Etat,
du budget de la cinquième puissance mondiale, je ne
sais pas.
Quelqu'un
la relance, l'interroge ?
Non. Tout
le monde est atterré. Personne ne réplique.
Un ange passe, tout le monde se regarde. François [Hollande]
fait une boutade. Il fait rire. Et ça met fin au flottement.
Plus tard, quand je résume les différentes interventions
à l'invitation de François, qui me demande de
les commenter au nom du secteur économique du parti,
je saute celle de Ségolène Royal. Délibérément.
Je ne vois pas ce que je pourrais dire sur un non-sens pareil.
Ironiser
peut-être. Ou demander des précisions ?
Personne
ne l'a fait.
Strauss-Kahn
aurait dit ça, quelqu'un l'aurait interpellé.
Idem pour Emmanuelli Pourquoi pas elle ? Vous dites
qu'elle fuyait le débat, mais là, vous pouviez
l'avoir ! Vous la méprisiez donc tant que sa parole
ne méritait même pas une réplique ? Même
pas un " précise ta pensée " ?
C'était
tellement gros, cette fois-là Tellement énorme
que personne n'a le toupet, le culot, l'outrecuidance, la
grossièreté de relever. J'en suis l'illustration
Et puis l'habitude avait été prise de ne pas
la contrer. »
« Et
Mitterrand, en 1988, dans sa Lettre à tous les
Français ?
Mitterrand
était président sortant, on le connaissait !
Et il tenait compte, tout de même, en dépit de
son autorité, du PS et de ses dirigeants Ségolène
Royal, au fond, est beaucoup plus forte. Elle fait ce qu'elle
entend, tout en faisant croire à son public qu'elle
réinvente la politique ! A posteriori, ses scribes
sont allés chercher dans des synthèses des débats
participatifs de quoi justifier telle ou telle mesure, décide
par avance. Elle a fait du cosmétique, de la poudre
aux yeux, pour entretenir la flamme »
Dimanche
17 mars 2007
Une langue
soignée pour une longue histoire dont il est difficile
de décrocher, ne serait-ce qu'un instant, pour vérifier
que l'on n'a pas raté sa station de métro.
Samedi
17 février 2007
Au
sujet de la parution, au Mercure
de France, de Ce
jour-là, dans la collection
Traits et Portraits, on peut lire sur le site de la maison
d'édition :
« C'est
à partir de cinquante photos qu'il a choisies que Willy
Ronis dessine ici son autoportrait. À quatre-vingt-seize
ans, sa mémoire est toute fraîche. Il se souvient
de chaque, instant, de chaque mouvement de la lumière,
celle des rues de Paris, celle des bords de la Marne, ou encore
celle d'une petite ville du Sud, quand il vivait là-bas
avec sa femme, Marie-Anne, et son fils Vincent. Une photo,
c'est un moment pris sur le vif, mais c'est aussi l'histoire
d'un jour. Ce jour-là : un autoportrait à
la manière d'un je me souviens.
Pour lui, on sent bien que la photo a joué le rôle
d'une mémoire ineffaçable et c'est avec émotion
que ce livre feuillette à la fois son être le
plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur.
Partout, sur un visage, dans l'ombre d'un couple derrière
un rideau, dans le corps d'un enfant, dans le mouvement d'un
bal, dans une foule comme dans un escalier de Montmartre un
matin d'hiver, il nous raconte une histoire, un scénario,
un poème. »
Lundi 12 février 2007
Découverte
de l'adjectif tavelé, signifiant : marqué
de taches.
Jeudi 4
janvier 2007
Voici ce que j'ai appris grâce à Direct 8,
dans une émission intitulée « Tout
va bien au petit coin »...
Il existe un Grand
livre du
petit coin, de Sabine Bourget, éditions Horay.
Il existe un magasin nommé Le
Trône.
Il existe un humidificateur
de papier toilette.
Il existe des toilettes publiques chics (26, avenue des Champs
Elysées - Paris 8e) :
Point WC
Il existe un papier toilette Sudoku.
Et les fameux papiers toilette Rénova.
Lundi
1er janvier 2007
Dans les terres profondes, de Pierre-Jean Jouve.
A découvrir.