SALON DE LECTURE



 

Vendredi 28 décembre 2007

« Tapez ce que vous voulez, vite et sans réfléchir » indique le site : les internautes se prêtent au jeu et ça donne ça.

Jeudi 27 décembre 2007

Surprenante Tower Flower...

Dimanche 16 décembre 2007

Enfin une mise en avant des droits des non-fumeurs ! (je ne vais pas me faire que des amis en clamant mon contentement ;-)

Vendredi 14 décembre 2007

L'Oreille en coin revient en CD.

Jeudi 13 décembre 2007

Le 5-7 rue Jacques-Louvel-Tessier, anciennement rue Corbeau, a donné lieu à la réalisation par Thomas Pendzel d'un film projeté ce soir au Pavillon de l'Arsenal. Cet immeuble du 10e arrondissement de Paris comptait 168 logements d'une pièce et était, jusqu'à sa démolition en 1999, le plus grand taudis de Paris. Cliquer ci-contre pour agrandir l'image. Plus d'infos ici. Deux archives en visionnage sur le site de l'INA :

- archive 1
- archive 2


Mercredi 12 décembre 2007

Delta LP. Qu'est-ce donc ?
« En 1969, la France est totalement sous-développée en matière d’équipement téléphonique. Avec environ quatre millions de lignes téléphoniques fixes, le marché des télécoms se caractérise par une pénurie, un sous–investissement chronique, un rationnement et une cartellisation des industries. Les autorités ne considèrent d’ailleurs pas le téléphone comme une infrastructure digne d’intérêt et d’investissement Compte tenu de ce très grand retard, l’Etat lance un grand plan de rattrapage de 1969 à 1974, le « Delta LP » (variation du nombre de lignes principales), dont les objectifs sont avant tout quantitatifs. Il s’agit de passer en cinq ans de six millions de lignes existantes en 1974 à vingt millions de lignes en 1980, autant dire transformer un Etat très en retard en un Etat à la pointe de la technologie. »
Source : Les Rencontres Economiques

Samedi 8 décembre 2007

Il existe désormais un site de rencontres... pour chiens !

Jeudi 29 novembre 2007

Dans le Quart-Livre (1552), Gargantua imaginait que les voix pouvaient être sauvegardées dans la glace :

Comment entre les parolles gelées Pantagruel trouva des motz de gueule. Chapitre LVI. :
« Ie vouloys quelques motz de gueule mettre en reserve dedans de l'huille comme l'on guarde la neige & la glace  » (« Je voulais mettre en réserve quelques mots de gueule dans de l'huile, comme l'on garde la neige et la glace »).

Rabelais concevait ainsi bien avant l'heure le rôle de gardien de la mémoire rempli par l'INA.

Mercredi 28 novembre 2007

Malgré le message préventif diffusé avant le début de la représentation, celle-ci s'avèrera tout de même parasitée par une sonnerie de portable, ridicule qui plus est...

Jeudi 1er novembre 2007

« Une rage m'a pris vis-à-vis de ce type au visage de belette. »
Encore une belette dans les lettres françaises : dans le nouveau Modiano.

Et un épisode, toujours dans ce nouveau Modinao, qui a pour décor mon île préférée :

« À la station Bir-Hakeim, je me suis demandé si elle allait prendre le métro ou alors si elle voulait encore marcher et traverser la Seine. Au-dessus de nous, à intervalles réguliers, le fracas des rames. Nous nous sommes engagés sur le pont. […]
Nous marchions de nouveau. Nous étions arrivés au milieu du pont, à la hauteur de l'escalier qui mène à l'allée des Cygnes. Elle s'est engagée dans l'escalier et je l'ai suivie. Elle descendait les marches d'un pas assuré, comme si elle allait à un rendez-vous. Et elle me parlait de plus en plus vite. […]
En bas, nous suivions l'allée des Cygnes. De chaque côté, la Seine et les lumières des quais. Moi, j'avais l'impression d'être sur le pont-promenade d'un bateau échoué en pleine nuit. »

Lundi 22 octobre 2007

Empreintes - Patrick Modiano - Deux diffusions sur France 3 en octobre 2007

« Elles ont marqué notre société de leur ''empreinte''. Hors du commun, ces personnalités françaises sont issues du monde des arts, de la culture, des sciences, du spectacle, du sport de la société civile... La collection Empreintes leur rend hommage. Depuis bientôt quarante ans, Patrick Modiano séduit la critique et le public à travers un parcours romanesque particulièrement dense, qui compte près de trente volumes, dont La Place de l'Etoile, Rue des Boutiques obscures, Une jeunesse, ou encore Dora Bruder. Hantée par la période de l'occupation, son oeuvre est dominée par les thèmes de la disparition, la perte, la quête d'identité, le mystère qui se dissimule sous l'apparente banalité des vies anonymes. A travers ses grandes émissions populaires, Apostrophes, Bouillon de culture... »
Source : France 3

« Il n'est pas rare d'entendre des gens s'exclamer : ''Ah ça c'est très modianesque !'' ou : ''Ça c'est du Modiano !''. On qualifiera de modianesque ou de Modiano une situation ou un personnage clair-obscur qui n'est ni logique ni absurde, qui est entre les deux, entre l'ombre et la lumière, entre chien et loup. On aura beau s'interroger, beaucoup de questions resteront sans réponse, étranges, compliquées, mystérieuses, bizarres, quoi, c'est du Modiano. »
Bernard Pivot


Dimanche 21 octobre 2007
Réponse à la devinette de la semaine dernière de Karambolage (sur le plan présenté à l'écran, sommes-nous en France ou bien en Allemagne ?) : il fallait repérer dimanche dernier l'autocollant bleu-blanc-vert sur l'image ci-contre. Il indiquait la présence d’une borne Bi-Bop, le premier téléphone mobile lancé en France en 1993. Le système était peu pratique et il a été abandonné mais les autocollants sont restés. Nous étions donc en France.

Plus d'informations ici.

 


Lundi 15 octobre 2007

Les belettes continuent à se démasquer au fil de mes lectures ou des travaux menés à la radio. De quoi enrichir La Foire aux belettes...

Dans Un crime, roman de Georges Bernanos a
dapté pour France Culture par Sylvie Péju, Céleste effrayée s'exclame : « Par où que vous êtes montée sans plus de bruit qu’une belette, mam’zelle Phémie ? »

Dimanche 14 octobre 2007

 

Jeudi 6 septembre 2007

Pour qualifier le site Twitter, ce concept : « service de micro-blogging ». Les utilisateurs sont invités à écrire ce qu'ils sont en train de faire, là, maintenant, et ce en utilisant un nombre de caractères limités.

Mercredi 22 août
2007


« Sans recul, on ne comprend rien. » (ancien slogan de France Culture)
« De près, on se comprend mieux. » (slogan de France 3)


Lundi 20 août 2007

Enfin quelques notes de cet été parisien.

Vélib. Les points positifs, on les connaît, nul besoin de les mentionner une énième fois. Quant aux inconvénients - et dangers -, voici ceux que j'ai pu expérimentés :

- manque de chance, lors de mon tout premier essai, la borne vers laquelle je me suis dirigée refuse de delivrer des vélos. Le temps de localiser une autre borne et de l'atteindre, j'ai raté trois passages de rames de métros ;-)
- le réglage de la selle noircit les mains. Ç'aurait été sympa d'être prévenue ;-) Il est hors de question de pédaler ratatinée sur la selle, comme un certain nombre de cyclistes amateurs le font chaque jour ;-)

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Les tennis accrochées à un fil tendu au carrefour des rues Legendre et Truffaut, dans le 17e, partagent cette curieuse posture avec d'autres chaussures, aux Batignolles, à la Butte-aux-Cailles, dans la rue de la Glacière, à Los Angeles, Harlem, Sydney, Londres ou encore Minneapolis. Des clichés pris aux quatre coins du monde sont recensés sur Shoefiti.
Voir aussi sur cette affaire le film Wag The Dog (Des hommes d’influence, 1997) dans lequel les chaussures sont un hommage à un soldat fictif surnommé « Vieille godasse ». Il existe cependant d'a
utres pistes : les pompes désigneraient un repaire de crack, un mariage prochain, la commémoration de la fin de l’année scolaire, ou bien elles seraient une simple « joke » de militaire.
Source : Céline Cabourg
Paris Obs

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De jolies revues en papier glacé et offertes au visiteur curieux, par exemple au Jeu de Paume (site Concorde) :
Le Réservoir et Rendez-vous Magazine.

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Encore deux liens. L'un culturel, l'autre beaucoup moins : Balade sur le méridien de Paris et Alerte people.

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75% du territoire parisien appartient au répertoire des sites inscrits, donc protégés. Les onze premiers arrondissements sont totalement protégés ainsi que les XVIe et XVIIe. Les sept autres le sont partiellement. Cette mesure concerne quelque 5000 lieux (impasses, façades, escaliers...) et rend impossible toute démolition totale. Les bâtiments de moins de trente ans d'existence n'ont pas été retenus, ni les édifices dont les architectes sont vivants.


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La statue de la liberté, réalisée par Frédéric Bartholdi, peut être admirée à Paris en plusieurs endroits : l'île aux cygnes, le jardin du Luxembourg et le musée des Arts et Métiers. Elle avait été offerte par la France aux Etats–Unis en 1886 pour commémorer son indépendance.

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Reportage-photo des lieux en souffrance dans Paris. A suivre...

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« A chaque pot son couvercle ». Merci, R-ic V., de cette phrase de consolation pour les célibataires, tirée du Père Noël...


Lundi 23 juillet 2007

Une publicité télévisée pour une eau minérale vante les vertus exhilarantes de cette boisson. Mais d'où vient ce mot ? Pourquoi ne pas tout simplement faire appel au terme plus connu de « hilarant » ? Peutêtre parce que « exhilarant » fait plus chic... car plus littéraire : cf. l'esprit des mots par Philippe Barthelet et trois dicos de la langue française.

Jeudi 19 juillet 2007

« balthazar du falzar »
© M.M.

Vendredi 22 juin 2007

Ce matin à sept heures (!) passées de quelques minutes, grâce aux tests de forage à venir, je récupère des fleurs de la radio.

Lundi 28 mai 2007

La tour EDF (centre administratif) d'Issy–les–Moulineaux est en déconstruction depuis la fin 2006. Elle avait été construite en 1974 et comportait 20 étages, pour une hauteur totale de 87 mètres.

Pierre Riboulet, architecte né en 1928, a fait partie de 1958 à 1978 de l'Atelier de Montrouge, agence qu'il créa avec Gérard Thurnauer et Jean-Louis Véret. Il a construit :
- à Paris : l'hôpital pour enfants Robert Debré (19e)
- en région parisienne : la bibliothèque pour enfants de Clamart et l'Institut français d'urbanisme de Marne-la-Vallée.

Voir la tour :
- en cours de destruction
- avant sa déconstruction


Dimanche 27 mai 2007

« "Rosebud, nom, masculin, de l'anglais rosebud signifiant 'bouton de rose', métaphore issue du fil Citizen Kane..."
Plus de trente ans que je cherche le rosebud en chacun. Ce petit rien qui nous trahit en nous dévoilant aux autres.
Le rosebud peut être un vêtement, un objet, un geste. Un paysage de neige dans une boule de cristal. Une oeuvre d'art éventuellement. Ou une madeleine. Ce peut être une trace ou une empreinte. Parfois même une simple page d'un livre. Ou un mot. Qu'importe si c'est juste un détail, pourvu que ce soit un détail juste.
Rudyard Kipling, Henri Cartier-Bresson, Paul Celan, Jean Moulin, Lady Diana Spencer, Picasso, Pierre Bonnard cachent tous leur
rosebud. Seuls des éclats de biographies, ombres de vérité, m'ont semblé à même de les révéler dans ce qu'ils ont d'insaisissable et d'essentiel. »
Pierre Assouline
Rosebud

Dimanche 20 mai 2007

Ballaciner, de J.M.G. Le Clézio paraît aux éditions Gallimard au moment où le festival de Cannes fête ses 60 ans. Pour l'auteur, ballaciner signifie « adresser une ballade au cinéma ». Le Clézio évoque la salle de cinéma où règne « cette sorte de connivence d'être là ensemble, avec des gens que l'on ne connaît pas, que

l'on ne rencontrera jamais - pas même à la fin de la séance, dans la bousculade qui les précipite par une porte étroite vers une rue aveuglante, étourdissante de mouvement.

Pour Barthes, le cinéma était exactement à l'opposé de la télévision, l'un ouvert, anonyme, accueillant les solitudes et les espoirs, l'autre réservé au cadre (pour lui haïssable, inaccessible) de la Famille (c'est lui qui l'écrit avec un F majuscule) - se confondant, dans la platitude et l'incolore, avec les ustensiles de cuisine et les meubles du salon. »

Il est aussi question dans Ballaciner du « cône de lumière dont parle Barthes et qui était la plupart du temps fracturé par la fumée des cigarettes qui montait des premiers rangs et s'interposait devant l'écran. J'ai vu des passages entiers de certains films projetés sur ce brouillard lumineux qui leur conférait une apparence fantasmagorique, voire diabolique »

Sur le mot FIN qui s'affiche à l'issue des films : « Pourquoi a-t-on éprouvé le besoin d'écrire ce mot ? Etait-ce justement pour vous donner le mot de la fin, pour vous signifier qu'il allait falloir se lever, se rhabiller, prendre congé, retourner au réel en une colonne de pénitents, pour retrouver le bord du trottoir tel qu'on l'avait laissé, inchangé, peut-être encore plus réel, plus sale qu'avant, parfois la pluie et le froid de l'hiver ou, peut-être pire encore, le soleil éblouissant, et ce semblant de vie active que Céline soupçonnait d'être un complot des actifs pour donner un sentiment de culpabilité à ceux qui n'ont rien d'autres à faire que d'aller au cinéma ? »

Et enfin : « À la manière des livres perdus, les images interrompues persévèrent après que la caméra s'est arrêtée de filmer, demeurent autour de nous, un peu fantomatiques, mais familières, dans les limbes de l'incréé. Sur l'écran d'un bleu irréel, devenu vide, maintenant nous pouvons nuager. »


Jeudi 3 mai 2007

Projection du court-métrage dans lequel j'ai fait de la figuration. Faits divers m'emballe.
Synopsis : douze personnages dans Paris, un jour ordinaire, là où le mensonge des uns va faire déraper la vie des autres. Avec, entre autres : Pierre Richard, Michael Lonsdale et Philippe Nahon.

Vendredi 27 avril 2007

La Lucarne d'Arte fête ses dix ans. Programmation spéciale à partir de minuit avec un inédit qui n'est pas sans me rappeler une collection personnelle qui faillit débuter dans les toilettes pour femmes de Beaubourg : Lieux saints, d'Alain Cavalier.
Alain Cavalier filme des lieux intimes propices à l’introspection. un moyen métrage unique et inédit, dans la veine du Filmeur.

Avec la caméra DV qu’il affectionne et qui a changé son rapport au cinéma, Alain Cavalier filme des toilettes tout en monologuant : dans des cafés chic et des bistrots miteux, dans un train, dans la maison d’amis, dans la maison de retraite de sa mère…

Autoportrait dans une cuvette
Le “petit coin”, dit aussi “lieux d’aisance”, à la fois hors du monde et en prise sur la matière, où l’on s’abandonne à soi-même et à ses fonctions corporelles : tel est le terrain choisi par Alain Cavalier pour se livrer à des séances d’introspection. Le cinéaste parle et se souvient (de son addiction passée au tabac, du deuil de sa mère centenaire…) ; il regarde autour de lui ; il cite Rabelais ou Pascal. Le tout forme “un poème en prose numérique” confidentiel et universel.

Source : Arte


Dimanche 22 avril 2007

Premier tour des élections présidentielles. De vieilles affiches de campagnes des temps anciens refont surface dans les rues de Paris.

Et des nez rouges sur les affiches des douze candidats de cette année.

La revue Exporama est un superbe objet en papier glacé... gratuit. Pour en savoir plus et connaître les dépositaires du magazine, cliquez ici.

Des infos capitales pour l'ascenseur de mon immeuble : sur le thème du partenariat de Fabien Pelous, capitaine de l'équipe de France de Rugby avec Schindler France, télécharger le communiqué de presse du 12 avril 2007 au format  PDF.


Vendredi 20 avril 2007

Ligne 7 ce matin, un drôle d'homme - des îles ? - étrangement accoutré porte un couvre-chef figurant une citrouille, ou une courge, je ne saurais dire... L'homme produit un spectacle d'une nullité assez rare. Chantant faux et a capella, il joue à intervalles tout à fait irréguliers une ou deux notes sur un ersatz de clavier Bontempi. Sa prestation achevée, il quête parmi les voyageurs du wagon. Mais le soulagement sonore ne nous est pas encore donné ! L'homme ne démérite pas et se lance dans une nouvelle performance, introduite avec une habileté remarquable : « Comme vous allez travailler, j'vais vous chanter quelquechose en rapport avec ce que vous faites. » Et lui d'agiter à nouveau de curieuses et laides marionnettes - dont un Simpson - auxquelles il donne la parole en contrefaisant sa voix... « lalalalalala on est content de travailler », « le travail c'est la santé, ne rien faire c'est la conserver », « merci Paris, merci la France, merci Monsieur »...

Jeudi 19 avril 2007

J'entre dans l'univers d'Alexandre Jollien. Sur la quatrième de couverture, on peut lire ceci un extrait de la préface du philosophe Michel Onfray au métier d'homme : « L'écriture transfigure la douleur en or pur d'une confession, au sens augustinien, puis elle contribue à l'événement d'une parole libre, singulière, subjective, donc universelle. »
Alexandre Jollien est handicapé
, victime d'un accident de naissance : « Je suis un anormal. On l'a dit, assez. Je l'ai senti. Les mouvements des yeux qui passent à l'examen chaque parcelle de mon être me l'apprennent : tel regard fixe le mien puis descend, là précisément où se trouve la preuve qu'il recherche : "Il est handicapé". Parcours des yeux, quête insistante du talon d'Achille, de la faiblesse.
Ce que la plupart des gens perçoivent, c'est l'étrangeté des gestes, la lenteur des paroles, la démarche qui dérange. Ce qui se cache derrière, ils le méconnaissent. Spasmes, rictus, perte d'équilibre, ils se retranchent derrière un jugement net et tranchant, sans appel : voici un débile. Difficile de changer cette première impression, douloureux de s'y voir réduit sans pouvoir s'expliquer. »


Dimanche 15 avril 2007

Lu récemment le désormais fameux livre de Eric Besson, l’ancien secrétaire national à l’économie du PS - un entretien avec Claude Askolovitch, Qui connaît Madame Royal ?, édité par Grasset.
« Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants. […] On est sur une pente très dangereuse pour la France si elle gagne ». (quatrième de couverture)
Ci-dessous, morceaux choisis.

« Vous allez me raconter une nouvelle bourde de Ségolène Royal ?

Nous sommes en 2006, dans la préparation du projet socialiste. Ce sotn des réunions lourdes. ON parle de fiscalité, de réforme fiscale, du budget de la France. Autour de la table, tous nos leaders. Strauss-Kahn, Hollande, Lang, Aubry, Fabius, Emmanuelli, et Royal. Chacun s'exprime. A un moment, on se tourne vers elle ? Elle est déjà au pinacle dans les sondages, déjà favorite des médias pour les primaires internes. C'est une présidentiable…

Et elle dit une bêtise ?

Elle dit : " Ce qui m'importe, c'est que le budget de la Nation soit participatif. "

Ce qui signifie ?

Comment voulez-vous que je le sache ? Dans un quartier, un budget participatif, j'arrive à concevoir, même si je n'aime pas trop : une somme d'argent dont l'utilisation est décidée par des assemblées locales, des comités de citoyens… mais au niveau de l'Etat, du budget de la cinquième puissance mondiale, je ne sais pas.

Quelqu'un la relance, l'interroge ?

Non. Tout le monde est atterré. Personne ne réplique. Un ange passe, tout le monde se regarde. François [Hollande] fait une boutade. Il fait rire. Et ça met fin au flottement. Plus tard, quand je résume les différentes interventions à l'invitation de François, qui me demande de les commenter au nom du secteur économique du parti, je saute celle de Ségolène Royal. Délibérément. Je ne vois pas ce que je pourrais dire sur un non-sens pareil.

Ironiser peut-être. Ou demander des précisions ?

Personne ne l'a fait.

Strauss-Kahn aurait dit ça, quelqu'un l'aurait interpellé. Idem pour Emmanuelli… Pourquoi pas elle ? Vous dites qu'elle fuyait le débat, mais là, vous pouviez l'avoir ! Vous la méprisiez donc tant que sa parole ne méritait même pas une réplique ? Même pas un " précise ta pensée " ?

C'était tellement gros, cette fois-là… Tellement énorme que personne n'a le toupet, le culot, l'outrecuidance, la grossièreté de relever. J'en suis l'illustration… Et puis l'habitude avait été prise de ne pas la contrer. »


« Et Mitterrand, en 1988, dans sa Lettre à tous les Français ?

Mitterrand était président sortant, on le connaissait ! Et il tenait compte, tout de même, en dépit de son autorité, du PS et de ses dirigeants… Ségolène Royal, au fond, est beaucoup plus forte. Elle fait ce qu'elle entend, tout en faisant croire à son public qu'elle réinvente la politique ! A posteriori, ses scribes sont allés chercher dans des synthèses des débats participatifs de quoi justifier telle ou telle mesure, décide par avance. Elle a fait du cosmétique, de la poudre aux yeux, pour entretenir la flamme… »


Dimanche 17 mars 2007

Une langue soignée pour une longue histoire dont il est difficile de décrocher, ne serait-ce qu'un instant, pour vérifier que l'on n'a pas raté sa station de métro.

Samedi 17 février 2007

Au sujet de la parution, au Mercure de France, de Ce jour-là, dans la collection Traits et Portraits, on peut lire sur le site de la maison d'édition :
« C'est à partir de cinquante photos qu'il a choisies que Willy Ronis dessine ici son autoportrait. À quatre-vingt-seize ans, sa mémoire est toute fraîche. Il se souvient de chaque, instant, de chaque mouvement de la lumière, celle des rues de Paris, celle des bords de la Marne, ou encore celle d'une petite ville du Sud, quand il vivait là-bas avec sa femme, Marie-Anne, et son fils Vincent. Une photo, c'est un moment pris sur le vif, mais c'est aussi l'histoire d'un jour. Ce jour-là : un autoportrait à la manière d'un je me souviens.
Pour lui, on sent bien que la photo a joué le rôle d'une mémoire ineffaçable et c'est avec émotion que ce livre feuillette à la fois son être le plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur. Partout, sur un visage, dans l'ombre d'un couple derrière un rideau, dans le corps d'un enfant, dans le mouvement d'un bal, dans une foule comme dans un escalier de Montmartre un matin d'hiver, il nous raconte une histoire, un scénario, un poème. »

Lundi 12 février 2007

Découverte de l'adjectif tavelé, signifiant : marqué de taches.

Jeudi 4
janvier 2007

Voici ce que j'ai appris grâce à Direct 8, dans une émission intitulée « Tout va bien au petit coin »...
Il existe un G
rand livre du petit coin, de Sabine Bourget, éditions Horay.
Il existe un magasin nommé Le Trône.
Il existe un humidificateur de papier toilette.
Il existe des toilettes publiques chics (26, avenue des Champs Elysées - Paris 8e) : Point WC
Il existe un papier toilette Sudoku.
Et les fameux papiers toilette Rénova.


Lun
di 1er janvier 2007

Dans les terres profondes, de Pierre-Jean Jouve. A découvrir.