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Vendredi
7
avril 2006
La
semaine dernière, sur la porte d'entrée d'une résidence
étudiante lyonnaise, était affiché le message
suivant : « L'étudiant
qui s'amuse à jeter de l'eau sur les passants [depuis sa
fenêtre] est prié d'arrêter. »...
Jeudi
6
avril 2006
« Je
trouve que tu as la consistance d'un loukoum. »
dixit M. Je me sens un peu loukoum, aussi, c'est vrai...
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Lundi
3 avril 2006
Premier jour d'enregistrement
des Unités perdues de Henri Lefebvre, pour
un A.C.R. Lors de ma première lecture des Unités,
j'ai repensé à lincendie du 12 juin 1999 qui
a détruit "près de 80% des fonds de la Bibliothèque
Centrale Lyon II - Lyon III ; environ 300 000 volumes sur les
450 000 dont disposait la bibliothèque ont disparu dans
les flammes ou ont été dégradés irrémédiablement
par leau" dixit Google. Je crois que des incunables
avaient été perdus dans cet incendie.
« Ce
livre est une litanie des manques.
Ces manques sont lourds de signification ; dune part ils
nous font rêver et penser sur le trajet décrivains,
de musiciens et de peintres que nous admirons, dautre part
méditer sur le fait que tout sefface de siècle
en millénaire, ce qui nous place, nous lecteurs, dans une
position de grande fragilité. Enfin et surtout, cet éloge
duvres disparues se change en uvre nouvelle,
invente son rythme propre, nous enveloppe, comme si ces "unités"
disparues avaient dans labsence, la singulière vertu
dinsuffler leur beauté dans lâme de celui
qui les évoque, même aussi fugitivement.
En lisant les premières pages de ce livre, a priori, on
pense aux « contraintes »
chères à Perec et à lOulipo.
En fait, cest une sorte de litanie des manques qui nous
est donnée à lire. Mais ces manques sont doublement
lourds de signification : dune part ils nous font rêver
et penser sur le trajet dauteurs que nous admirons, dautre
part méditer sur le fait que tout sefface de siècle
en millénaire, ce qui nous place, nous lecteurs, dans une
position de grande fragilité. »
Lekti-écriture
« Malgré
son titre, Les unités perdues nest pas une
histoire de téléphone mobile mais une liste doeuvres
égarées, détruites, inachevées ou
jamais commencées. Par exemple, "en 1952 Stravinsky
rencontre Dylan Thomas à New York pour un projet dopéra
qui ne verra jamais le jour.", ou alors : "Détruites,
les toiles du peintre Alberto Greco, quil jetait sous les
roues des voitures en criant "Vive lart vivant !"
Henri Lefebvre, qui nest pas le marxiste bien connu mort
en 1991, note qu"on ne sait plus pour quelle raison
Henri Lefebvre sest brouillé avec Guy Debord.".
On ne saura jamais non plus labsence de rapport entre les
deux Henri Lefebvre. »
Eric Loret, Libération, novembre 2004
Les unités perdues de Henri Lefebvre est publié
aux éditions Virgile. Henri Lefebvre a publié dans
les revues Lil
de Buf, Laps, Po&sie, If
Il a créé et dirige Les Cahiers de la Seine.
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