SALON DE LECTURE





Dimanche 30 avril 2006

Ce matin, avec le sportif du 7e, échanges vocaux et gestuels plus nourris que d'habitude.

Samedi 29 avril 2006

Peau sèche. Peau douce. Adoring skin. Sleepy skin.

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Jusqu'à 28 ans, nous renouvelons notre peau tous les 28 jours.


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L'exposition proposée par le Palais de Tokyo est tantôt limpide, tantôt absconce. Pour preuve l'échange - authentique - entre deux visiteurs :
« - 
J'comprends pas trop. »
« - 
Moi non plus. »

Vendredi 28 avril 2006

Cet après-midi dans la petite couronne de la radio, croisé un Lambert Wilson à l'air un tantinet égaré.
Mardi 25 avril 2006

« Je m'en moque comme d'une guigne ! » déclare avec beaucoup de solennité Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, le personnage créé par Jean Bruce.
Le film dans lequel Jean Dujardin incarne le (anti-)héros est un bon pastiche, agréablement teinté de suranné.

Vendredi 7 avril 2006

La semaine dernière, sur la porte d'entrée d'une résidence étudiante lyonnaise, était affiché le message suivant :
« L'étudiant qui s'amuse à jeter de l'eau sur les passants [depuis sa fenêtre] est prié d'arrêter. »...

Jeudi 6 avril 2006

« Je trouve que tu as la consistance d'un loukoum. » dixit M. Je me sens un peu loukoum, aussi, c'est vrai...

Mardi 4 avril 2006

La projection en avant-première du court-métrage Dérives a lieu à 20h15, au Publicis Champs-Elysées. Soirée prometteuse qui se poursuivra sur la terrasse du Publicis, en compagnie des comédiens, Pierre Richard et Valérie Leroy.

Lundi 3 avril 2006

Premier jour d'enregistrement des Unités perdues de Henri Lefebvre, pour un A.C.R. Lors de ma première lecture des Unités, j'ai repensé à l’incendie du 12 juin 1999 qui a détruit "près de 80% des fonds de la Bibliothèque Centrale Lyon II - Lyon III ; environ 300 000 volumes sur les 450 000 dont disposait la bibliothèque ont disparu dans les flammes ou ont été dégradés irrémédiablement par l’eau" dixit Google. Je crois que des incunables avaient été perdus dans cet incendie.


« Ce livre est une litanie des manques.
Ces manques sont lourds de signification ; d’une part ils nous font rêver et penser sur le trajet d’écrivains, de musiciens et de peintres que nous admirons, d’autre part méditer sur le fait que tout s’efface de siècle en millénaire, ce qui nous place, nous lecteurs, dans une position de grande fragilité. Enfin et surtout, cet éloge d’œuvres disparues se change en œuvre nouvelle, invente son rythme propre, nous enveloppe, comme si ces "unités" disparues avaient dans l’absence, la singulière vertu d’insuffler leur beauté dans l’âme de celui qui les évoque, même aussi fugitivement.
En lisant les premières pages de ce livre, a priori, on pense aux
« contraintes » chères à Perec et à l’Oulipo. En fait, c’est une sorte de litanie des manques qui nous est donnée à lire. Mais ces manques sont doublement lourds de signification : d’une part ils nous font rêver et penser sur le trajet d’auteurs que nous admirons, d’autre part méditer sur le fait que tout s’efface de siècle en millénaire, ce qui nous place, nous lecteurs, dans une position de grande fragilité. »
Lekti-écriture

« Malgré son titre, Les unités perdues n’est pas une histoire de téléphone mobile mais une liste d’oeuvres égarées, détruites, inachevées ou jamais commencées. Par exemple, "en 1952 Stravinsky rencontre Dylan Thomas à New York pour un projet d’opéra qui ne verra jamais le jour.", ou alors : "Détruites, les toiles du peintre Alberto Greco, qu’il jetait sous les roues des voitures en criant "Vive l’art vivant !" Henri Lefebvre, qui n’est pas le marxiste bien connu mort en 1991, note qu’"on ne sait plus pour quelle raison Henri Lefebvre s’est brouillé avec Guy Debord.". On ne saura jamais non plus l’absence de rapport entre les deux Henri Lefebvre. »
Eric Loret, Libération, novembre 2004

Les unités perdues de Henri Lefebvre est publié aux éditions Virgile. Henri Lefebvre a publié dans les revues L’œil de Bœuf, Laps, Po&sie, If… Il a créé et dirige Les Cahiers de la Seine.