SALON
DE LECTURE
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Mardi
28 février 2006
Des incidences
de l'irruption d'une
grue dans ma vie,
sorti de presse...
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Lundi
27 février 2006
Plus que quelques heures pour profiter gracieusement des clips du
moment sur M6 Music Rock.
J'y ai tout de même fait de
belles découvertes, hors des sentiers battus et sonores. |
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Dimanche
26 février 2006
Dans
mon Paris matutinal et sportif, je retrouve mes deux habitués
d'âge mûr : la femme en blanc et l'homme souriant.
Tout se joue à vingt minutes près. |
Sinon,
à part ça, après la pluie intense la semaine
passée pendant une heure, je subis aujourd'hui trente minutes
durant le vent en pleine face, et la neige les trente minutes suivantes.
J'aime la bibliothèque Forney pour cette scène que
j'y avais surprise le premier samedi après-midi de l'an 2002
(je la raconte probablement quelquepart sur l'Oeil)... et puis parce
qu'il s'y déroule régulièrement des expositions
hors du commun. En ce moment, ce sont les
brosses qui ont investi les lieux. |
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Samedi
25 février 2006
Rayon
Loisirs créatifs au BHV, ou la redécouverte
des travaux manuels. J'adore les occupations
manuelles. |
Mardi
21 février 2006
Le
dernier épisode de mon ancienne laverie en perdition vient
de se jouer : un panneau "À LOUER" est
à présent fixé sur la baie vitrée, après
une semaine durant laquelle le local a été plongé
dans la pénombre, chaque soir quand je passais devant, en
rentrant à pied de la radio. |
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Dimanche
19 février 2006
Brunch
d'anniversaire au Pain Quotidien de la Bourse, pluie, Palais Royal,
Carrousel du Louvre, Tuileries, manège (sauf moi),
72 et électro nordique. |
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Lundi
13 février 2006
Mieux
vaut tard que jamais. Après avoir entamée ma sixième
année parisienne, je me rends enfin au tombeau de Napoléon.

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Mardi
7 février 2006
Une
drôle d'histoire...
Radio Mystère est une des premières radios clandestines
diffusées en France. C'était en 1933, à Moirans
en Montagne, dans le Jura, c'est-à-dire tout près
de « chez moi »...
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L'aventure
se poursuit jusqu'en 1962, le jour où le général
De Gaulle est en visite dans le petit village du haute montagne.
Cette radio de chansonnettes, de blagues et de proximité
est diffusée à une quinzaine de kilomètres
alentours. Les habitants sont nombreux à se brancher sur
l'émetteur pirate installé dans la cave de la maison
d'Etienne Plaisantin. Les gendarmes ne le trouveront jamais.
Il avait 15 ans. A-t-il réalisé sa première
radio clandestine en été ou à lautomne
1933 ? Il ne se souvient plus vraiment. Peu importe finalement,
ce dont il se souvient cest quà lépoque,
il avait annoncé la mort de Mussolini. La nouvelle avait
mis moins dune journée pour faire le tour du village :
Moirans en Montagne, petite bourgade située au pied du Haut-Jura
entre Saint-Claude et Lons-le-Saunier, la préfecture.
À lépoque, les habitants de Moirans sinformaient
avec Radio Luxembourg et encore, ça dépendait des
heures. Moirans est niché dans une dense forêt montagneuse
de sapins qui laisse peu de place aux ondes pour se faufiler jusquaux
postes de radio installés dans les cuisines des Moirantins.
Autodidacte, Etienne Plaisantin, puisque cest son nom, est
passionné de technique. En 1933, il décide de fabriquer
un émetteur quil installera sur le toit du garage du
père dun ami. Ca marche ! Radio Mystère
est née !
Etienne réalise une à deux heures démission
par semaine, avec plusieurs amis et notamment Utel, chanteur improvisé
pour loccasion. Etienne aime la chansonnette et cest
surtout pour elle quil fait vivre cette radio écoutée
par tous les Moirantins et au-delà. À chaque émission,
Etienne enfourche son vélo et parcourt une vingtaine de kilomètres
pour aller jusquaux villages voisins... On entend Radio Mystère
à Crénans, les Crosets, Vilards dHéria...
Etienne et ses copains chantent dans le poste des morceaux de lépoque,
racontent des blagues et font de la publicité pour les commerçants
de Moirans qui les récompensent en leur offrant du comté
ou des saucisses. Tout le monde écoute, y compris les gendarmes.
Etienne Plaisantin est jeune. Il doit partir à la guerre.
Dès son retour en 1945, Etienne se remet à la radio
clandestine. Cest la 2e vie de Radio Mystère. Il reprend
les chansonnettes avec Utel, les blagues et les publicités.
Les auditeurs envoient un petit billet ou une pièce quils
glissent dans une enveloppe pour que Radio Mystère diffuse
leurs morceaux préférés. À lépoque,
Moirans-en-Montagne a son disquaire. Etienne se fournit la plupart
du temps chez lui. Lorsque le disque nexiste pas, ce sont
des chanteuses qui se succèdent au micro de la radio clandestine.
Annie imite Edith Piaf, Christiane chante « Fleur du
Tyrol », le tube de lépoque à Moirans.
Les Moirantins découvrent alors des styles de musique qui
ne sont pas encore parvenus jusquau fin fond du Jura, le flamenco
par exemple. Là encore les gendarmes cherchent lémetteur.
En vain.
En 1947, Etienne rencontre Denise. Ils se marient. Il nest
plus temps de samuser, il faut faire vivre la petite famille.
Etienne Plaisantin reste fidèle à ses passions. Il
ouvre un commerce de disque, de radio et bientôt de postes
de télévision. Notre passionné de technologie
se met en 1957 à la télé. Il est le premier
à avoir un poste à Moirans. Cest dabord
dans sa cuisine que les habitants peuvent regarder la petite lucarne.
Puis Etienne Plaisantin fabrique un relais pour que tous les Moirantins
puissent recevoir la télévision, donc lacheter.
Mais Etienne revient à son premier amour au début
des années 60 : Radio Mystère inonde à
nouveau les petites montagnes autour de Moirans-en-Montagne. La
formule est toujours la même. Mais cette fois, Etienne Plaisantin
enregistre ses émissions sur bandes. Des bandes qui existent
toujours...
Cest en 1962 que Radio Mystère nexistera définitivement
plus sur les ondes. Les gendarmes se font de plus en plus pressants.
Etienne craint pour son commerce de télévisions. Dune
certaine manière, comme beaucoup de Français à
lépoque, Etienne Plaisantin choisit entre la radio
et la télévision. Radio mystère sarrête
quelques jours avant la visite officielle du Général
De Gaulle à Moirans-en-Montagne.
Source : Claire Moutarde |
Je
découvre enfin les
Frigos. Frappant : le contraste entre ce bâtiment
défraîchi et les lignes modernes et translucides
du nouvel Est parisien.
Vendredi
3 février 2006
Surpris
par la nuit ce soir : « Petite étude
de caractère acoustique dune portière ».
« Il
y a des objets dont la fonction est essentiellement sonore et
d'autres dont le son, le bruit est un manifeste de son caractère.
Claquer la porte d'une voiture, l'écouter telle la caisse
de résonance d'un quotidien, d'un imaginaire, d'une aventure,
d'une technologie... et composer son portrait.
La portière
est le porte-voix du véhicule. Un son, un bruit, une voix.
Le lien entre son expression et sa réalité sonore.
L'industrie automobile a été la "pionnière"
dans le domaine du design sonore. On fait aujourd'hui appel à
de véritables "luthiers" de la portière
afin de redonner aux voitures bon marché quelquechose des
graves et de la "chair" des modèles luxueux.
Le typage sonore des véhicules et des portes en particulier
compte beaucoup dans l'habillage de la personnalité de
l'automobile. Les designers utilisent même des méthodes
issues de la psycho-acoustique et de l'analyse sensorielle. Le
timbre d'une porte participera à la représentation
mentale du véhicule (par exemple, une voiture puissante,
sportive ou luxueuse). On se souvient des Lumières de
la ville où la jeune aveugle prenait Chaplin pour un
milliardaire par le seul fait d'entendre le son d'une portière.
Partir d'un bruit, d'un clac et arriver à une bande-son,
une bande musicale. »
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