SALON
DE LECTURE
Vendredi
30 décembre 2005
En
ces derniers jours de l'année, le mot « florilège »
est à la mode, davantage, me semble-t-il, que le fameux « best-of »,
moins classe, disons-le !...
|
 |
Jeudi
29 décembre 2005
« En
fait Paris, le Paris des vrais gens c'est : 18 ; 19 ;
20. Après, le 11e, ça commence [...]. »
Je ne saurais pas ce qui commence dans le onzième arrondissement.
Mais si j'en crois les propos de cet homme promenant une amie
dans le Marais, je n'appartiens pas à la caste des « vrais gens »...
|
Frédéric Mitterrand,
dont je lis avec grand intérêt La mauvaise vie,
anime une émission littéraire sur Europe 1,
le samedi de 14 heures à 15 heures et le dimanche
de 15 heures à 16 heures. Le grain de la voix de
cet homme, son phrasé et l'étendue de sa culture me
fascine toujours.
|
Mardi
20 décembre 2005
Rien à
mettre en ligne sur cette page aujourd'hui. Fait suffisamment important
pour le signaler.
|
 |
Dimanche
18 décembre 2005
Un
soir de fête des amoureux, j'avais participé avec
quelques célibataires
à une réunion de consommateurs durant laquelle on
nous interrogeait sur nos habitudes en matière de lavage
de vaisselle. Divers concepts nous étaient présentés,
dont l'un vient d'être lancé sur le marché.
Bienvenue au produit
vaisselle solide ! Merci Spontex...
Continuons à parler ménage. Je savoure ce matin
le confort
de ma nouvelle laverie.
Il est facile d'être heureux (parfois).

|
 |
Samedi
17 décembre 2005
Le
magasinier de mon Shopi (cf. épisodes précédents)
me dédicace la chanson diffusée
par la radio au moment où nous nous croisons dans une allée
de la supérette. Il s'agit d'une chanson de Daniel
Lévy extraite de la
comédie musicale Les 10 commandements : « Ce
sera nous dès demain Ce sera nous le chemin pour que l'amour
qu'on saura se donner nous donne l'envie d'aimer... »
(merci Google, sans lequel je n'aurai pu identifier le nom de ladite
comédie musicale, ni même celui de l'interprète
du morceau). |
| À
chaque fois que je lis sur un train ou sur un panneau du réseau
R.E.R. le nom « GOTA », je me rappelle cette
époque où je ne vivais pas encore à Paris mais
où il était déjà l'heure pour moi de
me lancer à l'assaut de la maison ronde. « GOTA »
était le sésame, dans le dédale des couloirs
souterrains de la capitale, qui me conduirait jusqu'à ma
radio. |
| |
|
 |
Vendredi
16 décembre 2005
Je
mets enfin les pieds à la
droguerie. |
| Le
clavier Azerty n'a pas été optimisé pour accélérer
notre frappe
mais pour la ralentir.
En effet, les bras des machines à écrire, avec un
marteau sur lequel se trouvait la lettre à imprimer, se bloquaient
lorsque les dactylos frappaient trop vite. Le but premier du
clavier Azerty
était d'empêcher ces bras de s'entrechoquer. La solution
était de faire en sorte que deux lettres qui se suivent se
situent d'un côté et de l'autre du clavier, et de rapprocher
les lettres les plus utilisées (A et E par exemple) des moins
utilisées (Z par exemple). Cela renadit impossible la frappe
trop rapide sur deux touches contiguës, ce qui bloquait la
machine à écrire. |
.jpg) |
À
Beaubourg, l'expo Dada me
remet en tête ce mot que j'avais oublié : ready-made.
Explications de Wikipédia :
l'attitude du ready-made consiste à choisir un objet manufacturé
et à le désigner comme uvre d'art. Il a donné
naisance à une grande partie des démarches artistiques
actuelles.
Le ready-made a remis en question la notion de virtuosité
et la notion de savoir-faire et a permis de démontrer que
c'est souvent l'exposition et l'acte de nommer qui fait l'uvre
autant que le contraire.
|
|
Les
ready-made sont des uvres d'art qui n'ont pas été
réalisées par l'artiste, ce dernier n'intervient
en effet que pour les sélectionner et changer leur contexte.
Par exemple, légouttoir (1914), objet industriel
acheté par Marcel Duchamp et exposé comme une uvre
d'art est un ready-made - le premier, historiquement. Dans certains
ready-made, l'artiste intervient parfois en modifiant le nom de
l'objet, comme lurinoir de Marcel Duchamp (1917) baptisé
« Fontaine ». Dans le ready-made, luvre
originale n'est pas forcément importante, l'idée
prime sur tout le reste, et de fait certains ready-made sont totalement
virtuels (mode d'emploi expliquant comment obtenir son ready-made).
Il est d'ailleurs à noter que la plupart des premiers ready-made
de Marcel Duchamp ont été perdus par leurs propriétaires.
|
Mardi
13 décembre 2005
« Mens sana in corpore sano » écrivait
Juvenal (Satire X, vers 356). Bien entendu cette
maxime sous-tend l'idée d'hygiène minimale (une douche
par jour au moins, ne pas porter [...] la même paire de chaussettes
(!) deux jours consécutifs etc.).
Mais se pose aussi la question actuelle de notre tendance, nous
les pays industrialisés, à vivre dans un monde de
plus en plus aseptisé (cf. e-marketing :
les lingettes). Cette question peut être décryptée
via
l'histoire du bronzage à laquelle le courant hygiéniste
ne fut pas étranger. Cela est surprenant mais l'urbanisme
est également lié à ce courant du XIXe :
cf. vocabulaire
en urbanisme et histoire urbaine. Google mène accessoirement
sur un dossier
spécial de Libération sur les WC - Les toilettes
par le grand bout de la lunette.
|
 |
Samedi
10 décembre 2005
Un tour dans le Xe pour promener mon oeil dans la boutique sise
49 rue des vinaigriers, Le
cri de la girafe. Sharon
y présente ses
propres créations, faites main et réalisées
en un seul exemplaire, et celles d'autres artistes, tels que
Filf. Ce sont
les autocollants de cette dernière que j'ai choisis. Dans
mon idée, ils devraient me servir, dans les prochains jours,
à fabriquer un marque-page format carte-postale tout à
fait unique... À suivre...
La découverte musicale du moment c'est Down to the bone,
an acoustic tribute to Depeche Mode, de Sylvain Chauveau.
Le trentenaire reprend des titres, connus ou non, du groupe
new wave et en tire un superbe album. De la « musique
minuscule » (pour reprendre les mots de l'artiste), qui
s'écoute les soirs d'hiver, au fond du lit, mais pas seulement. |
.jpg) |
Mercredi
7 décembre 2005
Jean
Jourdheuil nous apprend ce matin, quand il enregistre ses
micros, que les murs de l'appart de Heiner Müller
étaient couverts de notes pour ses oeuvres à venir.
Plus tard, la conversation reprend sur ce sujet. Et l'on finit
par évoquer les paperoles
de Marcel (d'autres
photos ici
et là).
|
 |
Mardi
6 décembre 2005
Tous
les moyens sont bons pour ranger mes outils de travail dans mon
coin de placard. Auriez-vous deviner ce que le chaussette ci-contre
dissimule ?...
un flacon de verre (ayant contenu dans sa première
vie de petites asperges vertes) remplie au quart d'un liquide
nettoyant pour les vitres, destiné à dépoussiérer
de temps à autre le rectangle-miroir fixé à
la porte de notre placard
trois sacs en plastique de la discothèque
centrale
quelques morceaux de Sopalin

|
|
Lundi
5 décembre 2005
France Inter,
4 heures 49. Un
auditeur - Jean - est à l'antenne pour donner
la réponse à la question qu'a posée Nicolas
Stoufflet
quelques minutes plus tôt.
Jean est à l'antenne mais il cause à celle qui doit
être son épouse : « Ben
couche-toi... ». Nicolas Stoufflet tente de ramener
Jean à la vie radiophonique et lui repose la question.
Jean, qui, nous l'avons compris, était ailleurs, n'a par
conséquent pas saisi les propos de Stoufflet : « Pardon ? »
dit-il.
Stoufllet, ne désespérant pas de parvenir à
écourter cet incident d'antenne, formule une énième
fois la question. Jean répond, tout naturellement :
« Peau
d'Âne ». Ouf, Jean n'a pas oublié la réponse
entre temps. Stoufflet interroge Jean sur son activité
du moment. « Je
suis en train de préparer mon petit-déjeuner. »
À 4 heures 49 tout de même !
Voilà l'une des magies de la radio : on assiste soudain,
en direct, à un bout de la vie d'un couple, quelquepart
en France. On ne connaît que le prénom de l'époux
et on sait qu'à 4 heures 49, ce lundi matin,
un petit-déjeuner est en train d'être préparé...
La carte de France recto-verso indéchirable à
l'échelle 1:1 000 000 de l'IGN vient de faire
son apparition. Si c'est pas
« trop top » (expression © JMZ)
ça : indéchirable !
Récit d'une séquence anglo-agricole dans une université
française. « Le "herd-book" c'est
quand même la base [de l'histoire des campagnes] !
Si vous ne savez pas ça, je me demande ce que vous faites
là ! » : c'est en ces termes qu'un
professeur fustige ses étudiants capétiens en histoire-géo.
Oui mais le « herd-book », tout de même,
ces braves étudiants ne le rencontrent pas à tous
les coins d'amphi ! Alors, qu'est-ce donc ? Un anglicisme
agricole, précise le dico. Le « herd-book »
permet de déterminer la généalogie des races
porcines et bovines. Fallait le savoir.
Dans
le 72, un voyageur est plongé dans une très
ancienne édition, dans la collection Blanche, des Chroniques
italiennes. Sa tenue vestimentaire un poil vieillote (hormis
son sac à bandoulière super hype*),
ses cheveux poivre et sel et son teint pâle, me rappellent
un voisin que j'avais déjà reconnu dans la rue qui
nous est commune. Nos immeubles sont donc séparés
par la même rue. Sa silhouette - sa coupe de cheveux,
en particulier - est reconnaissable et à plusieurs
reprises je l'avais identifié, aux hasards de mes déplacements
dans le quartier. Depuis ma fenêtre, le soir, j'aperçois
parfois, en tournant la tête sur la gauche, derrière
une fenêtre aux vitres poussiéreuses : une bibliothèque - poussiéreuse
elle-aussi ? -, une méchante lampe de bureau
qui éclaire partiellement la pièce, et le voisin,
ce voisin penché sur sa table de travail. On imaginerait
bien volontiers que ce lieu est habité par un artiste,
un écrivain.
Vu des archives de l'INA qui témoignent de l'existence
passée d'un Club des Timides et de l'élection de
Miss Timidité...
*au fait de la mode

|
 |
Samedi
3 décembre 2005
Plus d'une heure pour me rendre à
Montreuil et y déposer mes bouchons
accumulés depuis au moins une année. Idem pour le
retour. Le déplacement m'aura en tout cas assuré
deux heures de lecture.
|
|
Voyez
les bienfaits
du recyclage. D'autres
infos.
Dans le couloir du métro, cet après-midi, je tiens
à la main mon livre du moment, comme cela est mon habitude.
C'est ce Laissées-pour-compte,
de Robert
Bober, qui suscite l'intérêt d'un jeune homme.
Il m'interpelle depuis l'endroit où il est posté,
près d'un marchand de fruits et légumes. L'entrée
en matière est énergique. Après les compliments
(je suis « classe »), les questions plus
personnelles (quel est mon prénom, suis-je amoureuse),
une confidence (confidence ? - il est gay) et une réponse
qu'une recherche ultérieure sur le net ne parvient pas
à confirmer (il travaillerait aux les éditions Fleur...),
Jack
Bauer (à la question du prénom, j'ai répondu
malicieusement Balthazar : lui a opté pour Jack Bauer),
Jack Bauer donc, passe aux choses sérieuses. Aujourd'hui,
c'est prétendument la « journée des écrivains ».
C'est pourquoi ce jeune homme entreprend de me vendre, à
5 € maximum, deux exemplaires parmi ceux qui remplissent
son sac à dos noir, d'un roman de Jean-François
Deniau. Il se montre beaucoup moins souriant lorsqu'il comprend
qu'il ne parviendra pas à me faire débourser quelques
euros contre ces deux bouquins, l'un pour moi, l'autre pour quelqu'un
que j'aime dixit.
Ce week-end c'est Téléthon. C'est au profit de cette
événement que je choisis de donner ces cinq euros.
En échange de cette somme, je récupère, place
de l'Hôtel de Ville une affiche J.C. Decaux. Je
n'ai presque plus de place sur mes murs mais c'est pas grave...
Rue de Rivoli, on m'aborde à nouveau. Cette fois-ci, c'est
un sondage sur des couleurs de casseroles Tefal. Il faut vous
le dire, parmi les quatre coloris présentés, mon
coup de coeur va à la casserole orange : « trop
top » (expression © JMZ) cette tendance 70's
dans les casseroles à manche spécialement adapté
pour empiler les spatules !...
Pour terminer l'aprèm en beauté, le magasinier du
Shopi Mirabeau me fait THE déclaration, celle qui devait
lui brûler les lèvres depuis un bout de temps...
Je suis penchée sur les oeufs ; 6 x oeufs
gros ou bien 6 x oeufs moyens ? « Chabadabada... »
entends-je. Je tourne la tête. C'est lui, le magasinier
du Shopi. Comme d'hab, il me demande si ça va, la forme ?
etc. Comme d'hab, je lui retourne la politesse. Et là,
il me répond : « beaucoup mieux ».
Je n'ose croire au motif de cette amélioration extraordinaire
de sa santé morale, que je suppute pourtant. Il me le confirme
cepedant : « Je viens de vous voir... ».
Que répondre ? Rien, il se charge d'enchaîner :
« Je devais la sortir, celle-là... »
Je choisis une boîte de 6 oeufs moyens.
À la caisse (du Shopi Mirabeau, toujours - il
s'en passe, des choses, décidément, aux caisses
de mon Shopi -), je suis victime d'une hallucination.
Enfin, peut-être n'en était-ce pas une, justement...
Je reconnais T. B., ancien conseiller de Luc Ferry au ministère
de l'éducation nationale, puis "rétrogradé"
inspecteur général sous François Fillon.
Taille, cheveux, bouche et lunettes identiques ! Mais
cela est-il possible ? Un ancien conseiller du ministre qui
fait ses courses au Shopi du coinc, avec un caddie à carreaux
vieillots ? Alors, est-ce bel et bien T. B. ou suis-je
en pleine hallucination, causée peut-être par THE
déclaration du magasinier narrée ci-dessus ?
Je ne le saurai pas ce soir car T. B. (ou son sosie) a déjà
pris la poudre d'escampette quand je quitte le Shopi. C'est vrai
qu'il semblait speed, en emballant ses courses, avant de régler
ses achats.
|
 |
Vendredi
2 septembre 2005
Simon
Texier m'a intriguée, aujourd'hui, en employant le
mot d'axonométrie. Je cherche et j'élucide la question :
la perspective axonométrique est un dessin
en perspective où le parallélisme est conservé.
L'axonométrie oblique est la perpective cavalière.
|
|
Jeudi 1er décembre 2005
Comme
cela arrive régulièrement quand on on travaille
à la maison de la radio, je fais, en cette fin de matinée,
deux à trois fois le tour de la maison, en empruntant les
couloirs de trois à quatre étages différents.
Tout ça pour des bricoles. Mais grâce à ces
bricoles, j'ai pu croiser le chanteur Corneille,
au troisième étage, porte D... une première
fois. Un quart d'heure plus tard, je le retrouve au même
étage mais porte F. Tout à l'heure, lors de notre
première rencontre, il se dirigeait vers la porte B. Est-ce
à dire qu'il a fait tout le tour de la maison pour rejoindre
la porte F alors qu'il eût été si rapide de
rallier directement la porte D à la porte F en prenant
la direction de la porte E ? N'empêche, le fait
de tourner en rond, ça favorise les rencontres...
|
 |
Mardi
22 novembre 2005
Moins
de 60 personnes parmi le personnel travaillant ce jour à
la maison de la radio sont venues donner leur sang. C'est dérisoire.
Ce soir, dans le 72, un jeune homme assis près de la vitre
lit Petite métaphysique des tsunamis. Je ne le remarque
qu'à partir du moment où une sonnerie de portable
se fait entendre du côté où il est installé.
Et là, sublime instant d'anti-téléphonite
aiguë, je le vois glisser son portable entre ses cuisses
tandis que les sonneries continuent à nous parvenir, mais
étouffées.
|
| Quelques
instants plus tard, deux bips très sonores signalent à
tous les passagers du bus qu'un message a été déposé
dans la boîte vocale du téléphone du jeune homme.
Je finis par tourner la tête et je l'aperçois en train
d'écouter religieusement le message vocal. |
|
Samedi
19 novembre 2005
Sous le casque
chauffant, dans le salon de mon coiffeur, entre deux plaisanteries
de mon voisin Georges, j'apprends plein de trucs en feuilletant
les hebdos.
D'abord, c'est Coco Chanel (1883-1971) qui a imposé la
marinière en 1913. Intéressant, non ?
Ensuite, je découvre que le concept de métrosexuel,
c'est fini ! Marian Salzman, la publicitaire américaine
déjà à l'origine du très marketing
terme de métrosexuel, dans son bouquin The future of
men, (éditions Palgrave, 2005), annonce l'ère
de l'übersexuel. Ce nouveau mot-valise décrit un homme
supérieur, un homme qui accepte les valeurs masculines
et féminines. Bref, un gars moderne qui s'est adapté
au XXIe siècle. Le tout en réaction au métrosexuel,
un homme ouvert de manière active et non équivoque
à son côté féminin.
Le préfixe allemand über signifie super ;
l'übersexuel serait un surhomme, un homme parfait.
Il y avait le rétrosexuel (concept également forgé
par la publicitaire précitée), lhomme entre
45 et 60 ans qui assume sa maturité et se comporte en véritable
homme dintérieur tout en assurant en société.
Par rapport au métrosexuel et au rétrosexuel, l'übersexuel
est beaucoup moins centré sur sa petite personne. Quand
le métrosexuel sépile le torse, lübersexuel
se laisse pousser une barbe de deux jours. Il est masculin, sans
être macho, mais il reste dans lair du temps, ce qui
léloigne un petit peu du rétrosexuel qui lui
était plus « vintage »*.
Selon Marian Salzman, lübersexuel type, cest
Georges Clooney.
À
lire : Les
nouveaux mâles se cherchent
*« Vintage » est un
mot anglais signifiant au sens propre « grand cru,
millésime », mais il est utilisé pour
qualifier tout ce qui est rétro. Est vintage tout vêtement,
accessoire, meuble ou objet déco dau moins dix ans
dâge, rare, si possible griffé ou signé
et en parfait état. (Petit Larousse). Selon le dictionnaire
international de la mode, le terme vintage a fini par désigner
tout un jeu d'apparences utilisant des vêtements anciens,
du mélange de fripes et de vêtements neufs portés
au quotidien jusqu'aux pièces exceptionnelles.
Bribes recueillies
à Paris Photo :
- « C'est
toujours pareil... »
- « C'est
facile, c'est facile ! »
(de faire des photos semblables à celles exposées)
C'est ce que ces deux visiteuses croient. Elle se trompent. Il
faut un regard, un oeil.
Jeudi
17 novembre 2005
Au self du 10e, ce soir, c'est G. (cf.
Mercredi
28 septembre 2005) qui remplit les assiettes.
« J'attends toujours. » Mais cela lui plaisir
que je lui dise que j'y pense, au fait que je dois l'appeler,
mais que le manque de disponibilité explique mon silence.
« [...] Nadine, OK ? C'est Nadine de Fip. »
Hier le portablé au doigté approximatif m'a appelée,
croyant joindre « Nadine » (c'est régulier,
cet incident téléphonique ; il se produit tous
les 3-4 mois).
Mercredi
16 novembre 2005
« La
vie de studio ça rend corniaud ! »
Extrait d'un morceau musical improvisé par un collaborateur
de Radio France à la sortie d'un studio.
Explications : passer la journée entière en
cabine ou en studio nous prive de la lumière du jour. Voilà
pourquoi la vie de studio rend corniaud.
Mardi
15 novembre 2005
« Il a
toujours porté des lunettes, même en 76 ! »
entends-je devant le Relais H
du grand hall de la radio aujourd'hui. La France, décidément,
ne se remet pas du port par le Président de la République,
hier au soir lors de son allocuaiton télévisée,
de lunettes de vue... |
|
Lundi
14 novembre 2005
Allez,
un an de plus en ce 14 novembre !
Ce mois-ci, Lire
a trente ans.

|
 |
Dimanche
13 novembre 2005
Retour
à Paris. Le trajet jusqu'à Bourg-en-Bresse se fait
en car SNCF. Épique !...
|
.jpg) |
Vendredi
11 novembre 2005
Le
radio-réveil se met en marche (aux aurores). X minutes de
préparation, cinquante minutes de métro, deux heures
de TGV et une heure de car plus tard, je retrouve ma
montagne.
Je revois G., que j'accompagne pour l'achat d'un jean, pendant l'essayage
duquel la vendeuse et une cliente s'entretiennent des actuelles
violences urbaines. |
|
Elles s'entendent pour mettre en cause la responsabilité
des parents et ne pas accabler l'école de tous les maux
de la société. Entre autres paroles : le désintérêt
croissant des parents pour leurs enfants, l'école comme
garderie gratuite, avoir un gosse de plus pour bénéficier
des alloc' de la CAF.
Au café, G. et moi nous montrons nos petites affaires [...],
comme d'hab', dont l'encart ci-dessus... Plus de détails
ici...
|
 |
Jeudi
10 novembre 2005
Ce
soir en rentrant de la radio, je
passe dans mon ancienne laverie, comme ça, pour voir s'il
y aurait quelqu'un, la gérante par exemple, pour me rembourser
mes malheureuses tentatives de lavage de l'autre
jour...
|
Mardi
8 novembre 2005
« Au
lieu de me demander qui je suis, fermez votre gueule et repoussez
la grille, elle est restée ouverte ! »
Qui se permet de parler ainsi ? Et à qui ? Vous
pouvez chercher mais trouverez-vous ?
Ce soir, je discute un long moment avec notre nouvelle gardienne.
Entre autres sujets : Vèvette [...] et l'incapacité,
ou le manque de volonté, des résidents pour ce qui
touche au tri des déchets ménagers...
|
 |
Lundi
7 novembre 2005
Je
tente la tartelette au chocolat, ce midi. Mais c'était
trop beau pour être vrai : il n'y a du chocolat que
sur la surface de la pâtisserie...
|
| |
|
 |
Dimanche
6 novembre 2005
Hier
matin j'ai donc mis un terme à une relation lessivante de
cinq années : ma laverie toute pourrie a refusé
de faire fonctionner ses machines pour moi. Là, j'ai eu beau
tenter de bricoler les machines 16 et 17 pour les faire
démarrer, mes deux doses de 3,80 € n'ont eu aucun
effet sur les appareils Primus. C'en est trop. Je suis allée
voir la concurrence et mon Lavoir, comme il s'appelle, m'a
tellement plus que j'y suis retournée. Tant pis pour ce
qui me plaisait dans mon ancienne laverie. |
Ça
brille partout, ici, au Lavoir. On peut payer avec des billets
et le distributeur de lessive est estampillé Ariel. Les machines
sont de la marque Miele pour les 6 kg et indiquent la durée
restante ainsi que les phases successives de lavage. Une vraie modernité
en comparaison de mon ancienne laverie en perdition. Bien sûr,
au Lavoir, il n'y a pas la radio, mais même le dimanche
à 8 heures 38, elle est fréquentée ;
je ne vous dirai pas par qui...
Le 23 octobre, je me demandais à quoi correspondait
le teasing référencé
Tou Tou You
Tour... C'est aujourd'hui que je découvre le motif commercial
de cette opération : la
fin du 12 ! Tout ça c'était pour lancer
le 118 218... |
 |
Samedi
5 novembre 2005
Sur la ligne 1 du métro, je découvre un « dispositif
en cours d'expérimentation »... Désormais,
quand les voyageurs ne sauront plus quoi faire de leurs yeux lorsqu'ils
montent dans des rames bondées, et comme poser ses yeux
sur le col crasseux du voisin ou sur les cheveux parsemés
de pellicules de la voisinE ça le fait pas trop, les usagers
de la RATP auront un bon alibi pour lever les yeux au plafonnier :
il y a de la lecture et des images.
|
|
Je me rends
devant l'appart de Pierre Richard, car j'ai découvert
avant-hier qu'il n'habite pas loin de chez moi. Mon alibi pour
rester sur place pendant quelques minutes : assise sur une
souche d'arbre, je bouffe un Mars.
Je vais voir Vèvette (ma voisine), qui a finalement été
dirigée vers le groupe hospitalier voisin le 27. « C'est
rare. » me dit son frère quand il apprend que
je viens prendre de ses nouvelles parce que je suis sa voisine.
Rien que sa voisine mais je me suis inquiétée à
raison pour elle. J'ai écarté mon appréhension
et j'y suis allée après m'être postée
devant l'appart de Pierre Richard.
Dans le couloir, je garde mon sang-froid en entendant des voix
séniles appelant à une aide quelconque. Je tâche
de ne pas m'appesantir non plus sur ces corps pâles étendus
dans des draps tout aussi blancs que j'aperceçois en cherchant
la chambre 161. Vèvette partage sa chambre avec un
corps squeletique, pétrifié. Sa belle-soeur s'interroge,
à un moment : « Ce sont les corbeaux qu'on
entend ? » Vèvette assure que les corbeaux
ne font pas ce bruit-là. Ce son, ce sifflement étrange
que l'on entend, c'est la respiration du corps squeletique dans
le lit voisin de celui de Vèvette. Je garde ce constat
in petto. Par pudeur. La
pudeur face à ce qui n'est pas la normalité.
|
 |
Vendredi
4 novembre 2005
Quand
« Momo » enregistre,
« Mimi »
prend le relai et apporte sa pierre à l'édifice
de la grille de mots fléchés du Parisien.
Le mot qui nous a tortués aujourd'hui était défini
en ces termes : « s'attaquer aux portugaises ».
La réponse était... essoriller.
Dernier épisode
de Vénus & Apollon. Pas le meilleur, il faut
le dire...
Mais au fond, une série sympathique.
|
 |
Jeudi
3 novembre 2005
Ce
matin, « Momo »
arrive
au 114 avec le Parisien. Et ça, ç'a
changé ma vie. Car dans le Parisien, il y a une
grille de mots fléchés. Or « Momo »
est un fidèle de cet exercice, que je concevais autrefois
comme un peu ringard, je l'avoue... (l'exercice de mots fléchés,
pas « Momo ») En attendant sa scène,
« Momo » s'installe
à mes côtés, à la petite table, pour
remplir sa grille et de fil en aiguille [...], « Momo »
me file le virus des mots fléchés (et croisés,
accessoirement).
|
 |
Mercredi
2 novembre 2005
Par
la
faute de ce réalisateur à trois initiales, aux écholalies
et aux petits spasmes horaires, je suis devenue une accro des
doublons apparaissant sur les horloges de la radio.
Tant qu'à faire, autant réviser son Histoire en
les guettant :
|
19 heures 19 :
traité de Versailles qui met fin à la Grande Guerre.
12 heures 12 : bataille de Las Navas de Tolosa.
15 heures 15 (notre doublon préféré
à tous deux) : pour Marignan bien sûr. |
 |
Mardi
1er novembre 2005
Devancer le camion
des éboueurs sur un quai de Seine, échanger un sourire
avec une femme promenant son chien parce qu'elle me cède
le passage, être debout avant (presque) tout le monde :
les plaisirs du sport
matutinal. Après l'effort, visionner l'épisode de
la veille de Vénus & Apollon avec Anthony Delon
en guest. |
| Pour
consolider mon expérience numérique au bocal de Culture,
je me plonge dans le guide pratique de Radio
Assist. Un chapitre me fait sourire. Intitulé « Suppression
du bouton "supprimer" », il ne contient qu'une
seule phrase : « Ce bouton étant source de
nombreuses suppressions intempestives et involontaires dans la base
de données et le serveur matière, il n'est plus affiché
[dans la version 7.12 de Radio Assist]. » Ça
a le mérite d'être radical... |
|

Lundi
31 octobre 2005
J'avais raison
de me faire du mouron pour Vèvette. Elle a été
retrouvée étendue sur le sol de sa cuisine mardi
matin, quelques minutes après que j'ai croisé les
pompiers dans la cage d'escalier. Elle est hospitalisée
depuis cette date.
Revu Q. ce
soir vers la Porte de Saint-Cloud. Complètement par hasard.
Ça fait du bien de retrouver des gens qui vous abordent
dans la rue et qui n'ont pas la drague comme seul but lors desdits
« abordages » !...
Dimanche
30 octobre 2005
Passage à
l'heure d'hiver. Pour mémoire... l'heure d'été
a été instituée en France en 1975 suite au
choc pétrolier de 1974 avec l'objectif d'effectuer des
économies d'énergie en réduisant les besoins
d'éclairage notamment en soirée. On estime aujourd'hui
à 250 000 tonnes d'équivalent pétrole
(tep) les économies d'énergie annuelles résultant
de la mise en uvre du régime de l'heure d'été
dans notre pays. La
suite...
Je désespérais mais il ne fallait pas : une
nouvelle personne a enfin réagi à la pétition
affichée dans l'ascenseur.
|
 |
Samedi
29 octobre 2005
Après
la « mie aérée » d'hier soir, voici
ce
matin, à Shopi, une variante : le monsieur veut des
baguettes, mais attention, des baguettes « tant qu'elles sont
pas trop croustillantes »...
La vendeuse de répondre :
«
Elles ne sont pas trop croustillantes [nos baguettes] ».
J'ai envie de répondre au monsieur : attends mon gars,
t'es à Shopi, mais dans ta boulagerie du dimanche, ton pain,
il va pas être croustillant autant que tu le redoutes, sois
tranquille !... Mais je me tais. Ces réflexions à
haute voix, c'est pas mon genre. |
Pour
déjeuner, le self de la radio propose du veau ou du filet
de hoki. Le caissier aux cheveux longs, sur ce coup-là,
a besoin d'aide quand illorgne dans mon assiette : «
C'est du veau ça ? Ils mettent tellement de sauce...
[qu'on ne voit même plus de quoi il s'agit] »...
A
deux-trois tables de la mienne, une femme cause à ses
collègues : « Je ne crois pas à ces
choses-là... [...] Pour l'instant, on fait un bout de
chemin ensemble... »
Nom de Zeus, qu'est-ce que je suis heureuse de l'apprendre !...
Ce soir, je zappe, je zappe, mais pas longtemps car il suffit
de quelques secondes pour que le docu diffusé sur Arte
capte mon attention de sorte que je reste scotchée à
mon écran jusqu'à la fin : Homo sapiens :
une nouvelle histoire de l'Homme ? Ce numéro
de L'aventure humaine est passionnant. On y découvre
une hypothèse sur lévolution de lhomme,
controversée dans le milieu de la paléontologie.
«
Lévolution
est une exception. Cest lextinction qui est la règle. »
Phillip
Tobias, paélontologue
Comment un
singe devient-il un homme ? Et quelles seront, puisque Homo
sapiens continue dévoluer, les caractéristiques
de lhomme du futur ? Ce documentaire, qui fait le tour
de certaines hypothèses de ces vingt dernières années
de recherche, commence par une querelle internationale de paléontologues.
Parmi eux, Yves Coppens, co-auteur dune théorie - lEast
side story - qui faisait autorité depuis les années 80 :
la grande vallée du Rift, dans lEst de lAfrique,
serait le berceau de lhumanité, car elle vit notre
ancêtre, laustralopithèque, se redresser pour
sadapter à un nouvel environnement, la savane.
Mais
sa consur Anne Dambricourt, qui nous guide tout au
long du film, a échafaudé une hypothèse entièrement
différente. Elle estime avoir découvert le rôle-clé
joué par un petit os niché à la base du crâne,
le sphénoïde, premier os à se former chez lembryon
humain. Chaque étape majeure de lévolution
humaine aurait été le résultat dun
fléchissement du sphénoïde, toujours dans le
même sens, entraînant le redressement progressif du
corps et le développement des facultés cérébrales.
Homo sapiens serait apparu voici 160 000 ans dune
cinquième flexion de ce petit os, et une nouvelle mutation
serait en préparation, à une échelle de temps
encore inconnue. Cette évolution serait inscrite dans nos
gènes et transmise par lADN : cest lInside
story, hypothèse dune mutation interne programmée
de lespèce. Une orthodontiste française, Marie-Josèphe Deshayes,
est arrivée aux mêmes conclusions, en tentant de
comprendre pourquoi les enfants daujourdhui présentent
de plus en plus de déformations de la mâchoire.
Après
voir rencontré quelques-uns de nos ancêtres, parmi
les plus illustres fossiles mis au jour au siècle dernier
en Afrique du Sud ou en Chine, de Little Foot
à Toumaï, et cheminé en compagnie de leurs
découvreurs, nous pouvons, au terme dun voyage éclairant,
imaginer dans un futur indéterminé létrange
figure de notre descendance.
Mais
cette hypothèse reste à valider et Philippe Tobias,
le père de la paléontologie moderne qui suit avec
bienveillance les travaux dAnne Dambricourt lui prodigue
ses conseils :
« Il
vous reste un long chemin à parcourir
»
Source : Arte
- Pour en savoir plus : L'homme
descend de son crâne

|
 |
Vendredi
28 octobre 2005
«
C'est mondial ! » Ça c'est de l'expression
branchouille ! (en provenance directe de la vie de Loulou,
le cousin gay de Bijou)
Ce midi, au self, je profite de la conversation de trois collègues
dont l'un raconte son retour en bus de la veille ; ça
commence ainsi : « Je suis jamais rentré aussi
vite chez moi ».
|
|
Il
mentionne ensuite les petites mamies qui se cramponnent là
où elles le peuvent, et les « d'jeun's »,
en fin de parcours, admiratifs : « Ah dis donc chauffeur,
t'as tourné dans Taxi ou quoi ?! ».
Un des collègues émet une hypothèse qui peut
se défendre : « Il avait rencard avec sa nana ? »...
Aujoud'hui, à FIP, il y a des problèmes de frigo
(à chacun de mes passages dans le couloir de FIP, j'entends
des bribes à ce sujet).
En passant dans le grand hall de la radio, j'entends un schtroumpf
dire à une salariée se dirigeant vers la sortie
de la Porte A : « Bonnes vacances ! »
Et la schtroumpfette qui bosse avec lui d'ajouter, mais pas trop
fort : « Et laissez-lui votre numéro... »
Ah, la drague aux portes de la radio...
«
J'voudrais une baguette avec la mie aérée s'il-vous-plaît »
dit une mamie ce soir à la boulagerie. De la mie aérée !
Je l'avais jamais entendue, celle-là !
|
Jeudi
27 octobre 2005
Dans le 72, à
la mi-journée, il y a un jeune homme, genre étudiant,
dont le dessus de la main droite est couvert d'une inscription réalisée
au stylo bille noir : « CONVAINCRE EDNA ».
Et ça m'intrigue beaucoup. Qui est Edna ? Et de quoi
faut-il la convaincre ? De quelquechose de suffisamment important
pour l'étaler en lettres capitales sur le dessus d'une main
visible par n'importe quel quidam.Ça m'intrigue et je n'aurai
jamais de réponsé à ma question. Flûte
alors...
Bon, sinon, je
me fais du mouron pour Vèvette.Vèvette c'est ma voisine.
J'espère me tromper. |
 |
Mercredi
26 octobre 2005
Les
bons mots de Bijou, de Vénus & Apollon :
« Moi aussi, je suis célibataire. Mais, en même
temps, cest depuis ma naissance, alors je suis habituée.
»
|
 |
Mardi
25 octobre 2005
Hier, j'ai enregistré sur France 2 Des chiffres et
des lettres. Cela en raison d'un article découpé
dans le Libé des samedi 12 et dimanche 13
juin 2004, un Libé destiné à la
corbeille de mon chef du temps
des ministères. À l'époque, j'ai beaucoup
alimenté ma revue de presse perso avec ses vieux journaux.
Bref, lundi, tout d'un coup, j'en ai eu marre d'avoir cet article
en attente de "traitement" de ma part depuis plus d'un
an. |
|
Alors pour
enfin me mettre à l'observation attentive de la plus ancienne
émission du PAF, créée par Armand Jammot
(je m'étais dit à l'époque que je rangerai
pas cet article tant que je ne me seraispas farcie une émission
dans son intégralité...), je visionne aujourd'hui
l'émission d'hier (tout ça, tout ce boulot, c'est
pour ma petite oeuvre quotidienne, mes petites notes manuscrites
au jour le jour). Un candidat propose «
congaï
». Arielle Boulin-Prat précise que le terme peut
aussi s'orthograhier « congaye
».
Il s'agit, dit-elle, d'un « instrument...
» puis elle se corrige avec empressement : «
c'est
une jeune femme viêt-namienne [à l'époque
de la colonisation]
».
C'est également pour ces boulettes qu'on aime savoir Des
chiffres et des lettres dans notre patrimoine télévisuel
et en voir de temps à autres des extraits au Zapping...
Ce qui me scie toujours autant, c'est quand un candidat annonce
«
Le compte
est bon. »,
tout ça avec des chiffres et des nombres du hasard.
En regardant
cet enregistrement, je me rappelle que, autrefois (c'est-à-dire
dans mon enfance), je me souviens que les lettres (« consonne
», « voyelle
» etc) étaient déposées sur
un présentoir et la main anonyme qui les alignait apparaissait
à l'écran. Combien d'enfants cette main sortie de
nulle part a-t-elle traumatisés ? Et puis à
la préhistoire des effets techniques, non seulement les
lettres ne s'incrustaient pas sur l'écran de télévision
par une manipulation du XXIe siècle, mais de surcroît
c'est Bertrand Renard soi-même qui effectuait au tableau
les opérations pour la partie calcul. Aujourd'hui, les
additions, soustractions, multiplications et divisions s'impriment
toutes seules à côté du visage du candidat.
Mine de rien, Des chiffres et des lettres témoigne
fatalement de différentes époques ; celle des
années 80, qui tenait du « congrès
de mormons » dixit Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts
dans l'article de Libé. Patrice Laffont témoigne :
« nous
avions des candidats étranges, comme appartenant à
une secte bizarre :
ils avaient les mains moites, ne disaient pas bonjour...
» Ces curieux individus, apparus
à la fin des 70's, étaient « des
étudiants, en majorité des hommes, qui apprenaient
le dictionnaire par coeur et ne vivaient que pour ça, au
détriment parfois leur vie privée.
» Ça fait peur, non ?

|
|
Lundi
24 octobre 2005
Ce
soir, une mouche se retrouve enfermée dans ma salle de
bain. A cette période-ci de l'année, elle a l'air
complètement ridicule. C'est idiot, cette impression de
ridicule. Il n'empêche que ce sera la réflexion du
jour.
|
 |
Dimanche
23 octobre 2005
Ingrid,
Suzie, Geneviève et Bijou vous accueillent de nouveau dès
demain, à 20 heures15, sur Arte, pour la crème
des séries. Demain, justement, un grand jour pour Bijou...
Sans rapport avec ce qui précède : mais qu'est-ce
donc que le Tou
Tou You Tour ?...
|
 |
Jeudi
20 octobre 2005
Un film qui fait du bien, avec une BOF qui lui va à ravir,
c'est Toi,
moi et tous les autres.
Deux séquences en mémoire parmi d'autres ))><((
... Christine/Miranda
filmant la tentative d'approche mutuelle de ses chaussures roses,
prénommées Me et You. Ça peut paraître
ridicule mais au fond, c'est mignon comme tout.
... À l'aube quand le cadet des fils du vendeur de
pompes découvre enfin la cause du son régulier qu'il
entend chaque matin, alors qu'il devrait encore être au
lit. C'est un homme qui, pour patienter tandis qu'il guette l'arrivée
de son bus, tape avec une pièce de monnaie sur un poteau
métallique, auquel doivent être fixés des
feux de signalisation routière. L'enfant, rasséréné
par cette rencontre, lève le regard vers le soleil levant.
|
 |
Lundi
17 octobre 2005
Black
Session des Cardigans au 105 à 21 heures. Mine
de rien je me suis habituée à la série d'Arte
et je me vois programmer Vénus & Apollon, tout
ça la faute à la non-ubiquité ! À
ce jour, mon personnage masculin préféré
dans
Vénus & Apollon,
c'est Dan, l'acteur de feuilleton-fleuve incarné par Zinédine Soualem.
|
|
Vendredi
14 octobre 2005
1) Mon
anniversaire dans un mois tout pile.
2) J'adore les autoportraits
réalisés à l'initiative de Fabien Breuvart.
Mercredi
12 octobre 2005
Tous
pour que Fabien Pelous revienne dans
notre ascenseur !
Mardi
11 octobre 2005
Nous nous apprêtons à quitter la cellule 3126
quand mon réal' du moment entame un blues inspiré
de la conversation en cours. Avertissement : la portée
de ces quelques phrases improvisées ne peut être
saisie que par les connaisseurs de l'affaire Liliom, affaire
que je ne peux rapporter ici...
|
« J'ai
le blues du back-up
Depuis que Liliom s'est fait la malle.
J'ai d'mandé à Sido
S'il avait mal... » |
 |
.jpg) |
Samedi
8 octobre 2005
Enregistrement
en 9/20. Journée assez rock'n roll avec toutes ces foules
à enregistrer... |
 |
Mercredi
5 octobre 2005
L'histoire
du Bic
Cristal et de son design
(voir aussi l'histoire
du logo Bic) est tout à fait passionnante. Ce qui touche
à ce stylo bille que j'utilise moi-même depuis des
années pour inscrire les notes que je prends aux coins des
rues ne peut évidemment m'être indifférent. |
Lundi
3 octobre 2005
Le Bled est désormais interactif !
Ceci n'est pas pour nous rajeunir... Je me souviens du jour où
notre instituteur nous révéla que Bled était
le patronyme de ses auteurs, Odette et Edouard.
Nous étions estomaqués par cette découverte... |
 |
Samedi
1er octobre 2005
Je dois dire que je quitte l'installation présentée
sur la promenade plantée complètement exaspérée
d'avoir perdu mon temps à effectuer cette visite que je
trouve dénuée de tout intérêt.
Heureusement, les réalisations offertes dans le Marais
sauvent l'honneur de cette Nuit Blanche. Bientôt les photos
ici.
|
|
Vendredi
30 septembre 2005
Ce
matin, Didier
Sandre me rappelle. Son « Mademoiselle »
à mon attention...
Quelle classe ce comédien... J'adore.
Cet
aprèm, je descends deux enveloppes au courrier. Me voyant
arriver, J. s'enflamme : voici « la plus belle » !
Et d'ajouter prestement : « Enfin, pour moi... »
J... Dire que j'avais failli oublié de l'intégrer
à mon répertoire spécial « galants
hommes », ces « énamourés »
semi-éconduits...
|
 |
Jeudi
29 septembre 2005
La file d'attente
pour entrer dans la nef
du Grand Palais est longue, silencieuse et ordonnée.
Une senior derrière moi compare cette longue procession
à un « labyrinthe »
puis à un « enterrement ».
Son époux rétorque : c'est « drôle » !
« Vraiment tu es très drôle ! »
A
ma sortie, j'entends un visiteur
commenter : cette « installation
sonore c'est quand même une horreur. »
|
|
Le téléphage
déménage. Sur le trottoir, le fameux clic-clic où,
affalé, il a passé tant et tant d'heures à
se gaver d'images.
Que d'émotion
aujourd'hui... A l'autre bout du fil, Michael
Lonsdale... et puis la voix de Didier
Sandre, sur la messagerie de son portable...
« Pourquoi
tu prends pas un canari ? Ça,
c'est ringard. » me dit P. au téléphone.
Parce qu'on parle justement des trucs les plus ringardos qui
soient.
|
 |
Mercredi
28 septembre 2005
Devant
le grand hall cet après-midi, je crois reconnaître,
derrière ses verres fumés, Benjamin Biolay.
Avenue
de Versailles, tout près de la maison de la radio, surgit
une bagnole-capharnaüm de couleur verte (un vert terne, pour
tout dire), poussiéreuse à l'intérieur comme
à l'extérieur, immatriculée dans l'Allier.
La vitre du conducteur est baissée et l'individu aux commandes
du véhicule agite une bouteille d'eau en plastique vide
(plate ou gazeuse, l'eau, telle est la question) en tendant un
bras en l'air, à l'extérieur de l'habitacle. A l'extrémité
de ce bras, outre la bouteille, il y a un gant en caoutchouc (identique
à celui qui recouvre la main droite de l'individu). Sur
le crâne dudit individu, on remarque un casque couleur de
terre, comme en peuvent en porter les soldats. L'hurluberlu porte
un vêtement de couleur jaune - un jaune très
propre, impeccable, et par conséquent, flashy.
|
|
De
la musique techno mais teintée de ringardisme s'échappe
de la bagnole-capharnaüm de couleur verte (un vert terne,
rappelons-le). L'individu, visiblement très courtois en
matière de conduite automobile, laisse la priorité
à tous les véhicules qu'il rencontre.
Le véhicule a bifurqué et emprunté la rue
Gros, comme s'il allait à Shopi. Mais où se rendait-il
réellement ? Au fond, avait-il seulement une destination
précise ?... A moins que, à défaut de
destination, il eut un dessein secret : dérider les
grands-mères du XVIe...
Ce soir,
au self, à la radio, G.me tend carrément la main.
Il doit considérer ce geste comme un sustitut à
la bise que l'on ne se fait pas. Après avoir rempli mon
assiette, il me demande à nouveau mon numéro de
téléphone. Je parviens à esquiver en lui
disant que comme convenu (il y a déjà quelques temps
de cela), je dois l'appeler... (car lui m'avait évidemment
laissé son numéro).
J'atteins
la caisse, au self, toujours, mais les épreuves ne sont
pas terminées pour autant... Une femme, quadra ou quinqua,
je ne saurais dire, entreprend de régler son repas. Elle
n'avait pas préparé son porte-monnaie. Il nous faut
donc attendre, l'hôte de caisse et moi-même, qu'elle
le retrouve, tout au fond de son sac à main. Elle finit
par en extirper quelque argent, non sans lenteur. Tout en informant
l'hôte de caisse qu'elle a faim. Celui-ci de répondre
alors, avec une patience admirable : « On
va faire vite si vous avez faim ».
A présent qu'elle a récupéré sa monnaie,
je me plais à croire que je vais pouvoir satisfaire mon
appétit d'ici une minute et trente-deux secondes...
Mais c'était sans compter le rangement du porte-monnaie
de Madame dans son sac à main. Pourquoi, en effet, procéderait-elle
comme j'ai coutume de le faire : ranger le porte-monnaie
plus tard, afin de libérer la place en caisse, hein, pourquoi ?...
Des tas de
coups de fil à passer à des comédiens. L'un
répond sur son portable en me disant qu'il est « au
fin fond de la Provence en train de [s]e raser ». Un
autre se montre très inspiré en matière de
prénoms : « t
comme théodule »
m'épèle-t-il.
Du côté des répondeurs,
une comédienne est « partie
faire la révolution ». Un comédien, lui,
soigne la langue française et les petites choses de la
vie téléphonique tout autant que sa diction :
« après
l'audition du petit bip sonore ».
C'était bel et bien Benjamin Biolay que j'ai repéré
cet aprèm ; il joue ce soir avec Hubert Mounier - l'ex
chanteur de l'affaire Louis Trio. Au programme de l'émission
enregistrée pour Inter, il y a aussi Souchon
(les
photos de Souchon) et Clarika.
J'assiste au spectacle depuis la cabine du 105, avec les Radio France's
« happy few ».
|
|

Dimanche
25 septembre 2005
Je
suis bluffée par les technologies nouvelles... Cette page-magazine
sur laquelle je tombe et qui nous présente Prêt-à-Porter,
le nouveau produit commercialisé par Whirlpool, me laisse
rêveuse. On n'arrête pas le progrès, c'est
décidément bien vrai... Je ne m'étonne pas
que Prêt-à-Porter
ait remporté le prix de l'innovation
de la Foire de Paris.
Samedi
24 septembre 2005
Il
est décidément très ardu de lire Histoire
de l'oeil (l'un des cadeaux des Ondes)
dans le bus. Les connaisseurs comprendront... Mais ce
soir je trouve finalement
une place dans le 72 qui me permet de lire Bataille à l'abri
du regard des autres voyageurs. Quand j'arrive au Shopi pour effectuer
les dernières courses du week-end, je tiens mon livre à
la main, impatiente de lire les deux dernières pages du
volume.
Mon panier bleu désormais rempli de menus achats, j'hésite
à peine pour choisir la caisse où régler
mes achats ; ce sera celle que vient de rejoindre un trentenaire
aux cheveux blonds mi-longs, vêtu comme si sa soirée
était promise à un rendez-vous d'affaire. Il n'achète
qu'un seul article, une bouteille de vin rouge. Je ne suis pas
parvenue à déchiffrer le nom indiqué sur
l'étiquette, je m'en excuse. En même temps, je ne
me suis pas attardé sur cette bouteille, j'ai profité
de la légère attente en caisse pout finir Histoire
de l'oeil. Que je je tiens toujours à la main (ostensiblement,
peut-être...). Avec le
marque-page France Cu' contre la couverture, puisque je viens
de terminer le bouquin.
Le client atypiquement vêtu en ce samedi soir au Shopi Mirabeau
a réglé son alcool mais il semble hésiter
à partir illico vers de nouvelles aventures à l'extérieur
du magasin. Soudain, il me parle. Mais je n'ai rien compris :
parlé pas assez fort, dans sa barbe - qu'il ne porte
pas -, manque d'attention de ma part ?... Bref, il répète,
toujours en veillant à ce que nos regards ne se croisent
pas, ses yeux dirigés vers l'objet du délit littéraire :
« Je ne vous conseille pas de le lire en dînant. »
Ah ah ! J'adore ! Une petite perle recueillie grâce
au livre que je tiens entre mes doigts délicats !...
Ma réponse, toute banale, l'a-t-elle dérouté ?
Ou bien est-ce le secret des épices de cette lecture, que
nous partageons tous deux, en ce samedi soir, à cette caisse
du Shopi Mirabeau, qui l'a déconcerté ? Quelques
secondes plus tard, il
quitte la supérette sur ces mots, le regard toujours fuyant :
« Bonne journée ».
Soit. Il est 19 heures, un « bonne
soirée »
eut été plus approprié. Mais c'est justement
dans ce « Bonne
journée »
que réside le sel de cette rencontre...

|
 |
Jeudi
15 septembre 2005
Aux
Ondes ce matin, on m'offre deux livres (c'est la semaine !)
et une revue à diffusion restreinte mais tellement pleine
d'humour ! Je préserve cependant le mystère et
ne révélerai pas ici l'identité de cette personne... |
Aujourd'hui,
G. a enfin bookcrossé
un livre que je lui avais confié dans ce but. Lieu
choisi : « la table d'un
café branché juif du 2e [arrondissement
de Lyon] à
18 heures 45 ».
Après m'être offert Takk (Sigur Ros) à
la FNAC, je prends le métro des Ternes jusqu'à l'Etoile.
Quand je sors de la rame et me dirige vers la correspondance pour
la ligne 6 direction Nation, mes yeux ont le temps d'apercevoir,
entre les nombreuses jambes des autres usagers qui montent les premières
marches de l'escalier qui se trouve juste à la sortie de
la rame qui vient de nous déposer, le fameux mot Amour...
Le revoici donc ! Navrée, il m'a été
impossible de photographier cette occurrence-ci... |
 |
Mercredi
14 septembre 2005
Le
comédien dont j'ai abrité le pantalon de moto pendant
deux mois dans mon placard passe à la maison de la radio
pour le récupérer (oui, accessoirement, je fais vestiaire).
Pour me remercier de ce service que je lui ai rendu, il m'offre
deux livres. C'est évidemment un présent qui me touche
beaucoup. |
|
Mardi
13 septembre 2005
« Bonjour
ma belle ! Ça va ? » : celui
que l'on pourrait appeler le Gardien du quartier me salue désormais
toujours avec ce qualificatif flatteur.

|
 |
Lundi
12 septembre 2005
Après
dix heures de montage, je mets Lenoir
à un volume sonore très faible, pour me délasser
les oreilles. Merveille d'écoute radiophonique lorsque
je découvre un extrait du nouvel album de Sigur Ros.
|
 |
Vendredi
9 septembre 2005
A
Shopi, je m'amuse chaque semaine à ffaire une razzia sur
les yaourts Savoie parfum fraise ou framboise vendus à l'unité.
Quand je quitte le rayon, il ne reste que les yaourts cerise, pomme,
poire, myrtille etc. Non pas que je ne n'apprécie pas les
autres fruits mais les yaourts fraise et framboise sont clairement
mes préférés. |
 |
Jeudi
1er septembre 2005
Radio France et toutes les stations du groupe dégainent
leur nouvelle identité visuelle. Bof.
En revanche, les affiches publicitaires d'Inter, j'adhère.
|
|
Mardi
23 août 2005
Que
ne ferais-je pour un bruiteur délocalisé à
Pont-à-Mousson ?
Renoncer à une partie de mes archives de la radio logées
chez moi et sortir de mon sac magique de la bande "chiffonnée"
et des 33 tours. Et s'il reste de la place dans mon sac de
voyage demain matin, je suis invitée à y ajouter
mon sèche-cheveux... Non, vraiment, que ne ferais-je pour
un bruiteur délocalisé à Pont-à-Mousson ?
|
 |
Lundi
22 août 2005
Mamie Lucie est morte ce matin d'un choc septique. Notre
petit Pollux en avait réchappé d'infiniment peu ;
fatalement j'y repense aujourd'hui.
Cet
aprèm, avec P. au zoo de Vincennes, P. aux "mollets
racés" (private joke, sorry), j'ai la tête ailleurs,
rieuse et ensoleillée.
Une femme passe ; l'un de ses doigts de pied dépasse
de sa sandale, nous nous regardons chacun en silence en souriant,
nous pensons tous deux à la même autre private joke...
Soyons fou : jamais deux sans trois... dernière private
joke d'aujourd'hui... la sablière ensablée ci-contre. |
|
Dimanche
20 août 2005
Je
surfe à la recherche d'infos précises sur la
source qui souffle le chaud et le froid dans ma maison ronde.
C'est ainsi que je découvre le blog
du 16e, où j'apprends que les 2,9 km de berges de Seine
du 16e sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Mercredi
17 août 2005
Tôt
sur le quai Louis
Blériot, tandis que je débute ma
séance sportive du jour, je passe tout près
du SDF au caddie - pas le SDF qui m'encourage à chacun
de mes passages transpirants et qui écoute France Info
sur son poste de radio portatif posé sur le banc, face
à la Seine, non pas celui-là -, donc le SDF
au caddie est plongé dans une lecture pour le moins déconcertante
en cette circonstance: "Valorisation de votre maison"...

|
| Mardi
16 août 2005 |
|
Voilà
aujourd'hui précisément cinq années que je
suis arrivée à Paris, toute seule, n'ayant pour
seule connaissance qu'un cousin (génial,
mon cousin !). J'avais un désir, un obectif, je l'ai
naturellement poursuivi. Des obstacles, des audaces, il y en a
eu. Mais toute seule, encore une fois, je me suis débrouillée.
Pour affronter les assauts de la vie parisienne. Et pour lancer
l'assaut sur la maison de la radio. La ronde construction m'a
résisté. Puis j'ai vaincu. Mon bonheur m'y attendait.
On en apprend, des choses, à la radio. Un emblématique
personnage des fictions radiophoniques évoque un titre
en ligne hier sur la page d'accueil de Yahoo : "Victoria
Beckam concède n'avoir jamais lu un livre, faute de temps."
La dernière phrase de la dépêche est délicieuse....
"Victoria Beckham, épouse du meneur de jeu du Real
Madrid et ex-chanteuse au sein des Spice Girls, un "girls'
band" des années 90, a reconnu dans un entretien n'avoir
jamais lu un seul livre de sa vie, faute de temps...
"Je
n'ai jamais lu un livre de ma vie", a confié benoîtement
Victoria Beckham dans un entretien avec le magazine espagnol Chic
dont les meilleurs passages étaient déjà
publiés lundi dans la presse britannique: "En fait,
je n'ai pas le temps, je préfère écouter
de la musique, même si j'aime les magazines de mode".
De fait, l'ex-Victoria Adams, mère de trois garçons,
Brooklyn (6 ans), Romeo (2 ans) et Cruz (6 mois), fait plus souvent
la Une de la presse tabloïde pour ses tournées dans
les boutiques de luxe que pour ses virées dans les pourtant
nombreuses librairies londoniennes.
La confession de "posh" ("snob"), la Spice
Girl connue pour ses allures de fille de bonne famille, ne pourra
qu'attrister son footballeur de mari, David Beckham, déjà
auteur de deux autobiographies.
Avec cette révélation, l'ex-Victoria Adams, 31 ans,
reconnaît donc également qu'elle n'a jamais lu sa
propre autobiographie, "Learning to Fly" ("apprendre
à voler")."
Source : AFP.
C'est à la radio que je découvre cette expression
assez poilante, pour tout dire : être "con comme
une valise avec la poignée à l'intérieur"...
|
 |
Lundi
15 août 2005
Ma seconde
glace de l'été, dans le Marais.

|
| Samedi
13 août 2005 |
.jpg) |
Je
fais ma prép' dans le jardin de la maison de Honoré.
A cette heure matinale, l'endroit m'appartient. Idéal pour
travailler. |
| Lundi
8 août 2005 |
 |
A
l'heure du déjeuner, je craque pour les redoutables - car
appétissantes - tartelettes aux framboises du restaurant
du 10e de la radio.
Ce soir, je décide de rentrer en bus. Pour patienter, je
compose un texto pour M. Soudain, un petit homme aux cheveux blancs
me salue puis me demande si je lequel des deux j'attends :
lui ou bien l'autobus ? Je lui réponds avec ma franchise
habituelle et il poursuit son chemin, toujours la sourire aux lèvres,
même s'il regrette de n'avoir vraiment pas de chance... |
| Dimanche
31 juillet 2005 |
.jpg) |
Il
est des jours, comme ça, où en plus d'être gourmande,
on a envie de retomber en enfance. |
|
Samedi
30 juillet 2005
Pouvoir dire,
pouvoir me dire, que je fais de la radio. J'adore cette
expression.
|
.jpg) |
Jeudi
28 juillet 2005
Ma première
glace de l'été, à Lyon.
|
| Mercredi
27 juillet 2005 |
.jpg) |
Je
me baladais dans Paris tranquillement quand un jeune homme m'a demandé
si j'accepterais de participer à une enquête, dédommagée
par un petit cadeau. Compatissante pour ce boulot pas toujours facile,
et curieuse de découvrir à quels tests surprenants
je vais être soumise cette fois-ci, j'accepte.
Quelques minutes plus tard, me voici au second étage d'une
immeuble ancien, dans une pièce reproduisant une supérette
et dans laquelle je dois "acheter" des produits. Je me
sens à la limite du ridicule, je devine que l'on est en train
d'observer mon comportement de consommatrice via les caméras
fixées au plafond, mais "j'achète". |
| A
l'issue de la promenade en supérette artificielle et des
questionnaire correspondant à mon profil de consommatrice,
on fouille dans des cartons pour me trouver un cadeau sympa. Mais
il ne reste plus que ces appareils appelés "comfort
massager". La jeune femme m'annonce en souriant, visiblement
gênée de me filer un tel objet : il est censé
masser mais en réalité il vibre. |
|
Dimanche
19 juin 2005
Arnaut
Viviant, critique au Masque et la Plume, nous fait part
de son sentiment après la lecture d'un roman sélectionné
par Jérôme Garcin. Absolument pas convaincu par ce
livre, il commente en ces termes un passage qui l'a marqué : un
monologue qui pue des pieds !
Lundi
16 mai 2005,
"lundi de Pentecôte"
Ce
jour de lundi de Pentecôte a été déclaré
non
férié. Les agents de la SNCF vont désormais
travailler une minute et 52 secondes supplémentaires par
jour en guise de "solidarité", en contrepartie
de quoi ils ne travailleront pas en ce lundi de Pentecôte
(j'ai d'abord cru à une plaisanterie, mais non, le journaliste
était tout à fait sérieux !). Ce sera
donc à la seconde près que les agents surveilleront
leur générosité ? Cette décision
"solidaire" semble si risible...

Jeudi
5 mai 2005
Lu
dans La Folie Forcalquier, roman de Pierre Magnan somptueusement
écrit : "ôter son pantalon devant une femme
est une catastrophe esthétique dont j'ai toujours eu parfaitement
conscience".
Lundi
18
avril 2005
Le
Télévore me fascine. Depuis que Lui et Elle se sont
installés dans cet appartement au coin de la rue en bas
de chez moi, à chaque fois que je passe par là et
que le volet d'une pièce qui ressemble à un salon
est ouvert, le Télévore est là, affalé
dans un genre de futon, les yeux rivés à l'écran
de son poste de télévision, hypnotisé par
Laurent Ruquier et ses "teste-tout", par exemple...
Parfois, Elle est à ses côtés, l'ordinateur
portable sur ses genoux, en train de pianoter ou bien elle aussi
captivée par les programmes que lui offre son téléviseur.
Bouffer de la télé à ce point, ça
m'effraie. Vite, un livre !
Samedi
16
avril 2005
La
physiognonomie ! Voilà le terme barbare (souvenir
de cours gargantuesque à la fac) que j'avais sur le bout
de la langue depuis jeudi, après qu'on m'a abordée
dans la rue (le type est descendu exprès du bus 72, interrompant
son trajet initial pour moi !). Physiognonomie : "science
qui se propose de connaître les hommes d'après leur
physionomie".
|
 |
Jeudi
14
avril 2005
En prévision de la réunion de consommateurs
à laquelle je vais participer demain, on m'interroge sur
divers points administratifs puis on me pose une question... étrange
quand on envisage le sujet de la réunion du lendemain - les
desserts - : quels usages ferais-je d'une brique ?
Oui, une brique, le matériau de construction... |
|
Samedi
9
avril 2005
Déjeuner
à la radio le week-end, c'est sympa aussi. Peu de monde,
beaucoup de calme, sensation d'une certaine intimité entre
"gens du week-end".

Mardi
5 avril 2005
16
heures 04. Pause sur un banc doucettement ensoleillé sur
l'île aux cygnes. Mes paupières closes sont inondées
de lumière tandis qu'une cri de mouette dans les airs me
transportent près d'un lointain océan.
Mercredi
30
mars 2005
Vernissage
ce soir de ce que M. V. appelle la « foire aux croûtes
». Rares sont en effet les oeuvres exposées qui retiennent
mon regard plus de 7 secondes...
Samedi
26 mars 2005
Je
découvre que les palmiers en pots installés dans
la gare de Paris-Gare de Lyon ne devraient pas m'indifférer
à ce point car : ils sont âgés de 80 ans.
Respect aux aînés !
Lundi
21 mars
2005
«
Touts les gens normalement constitués lavent leur parquet.
» me déclare mon interlocutrice à la MAAF.
Allez dire ça à Mme W. ! Mme W.,
propriétaire de l'appartement situé en-dessous de
mon petit chez-moi, est venue me trouver vendredi soir pour me
demander si je n'avais pas subi un dégât des eaux.
Non, pas du tout... lui dis-je. Mme W. insiste. Pour la contenter,
je l'informe du fait que je fais sécher quelques vêtements
parfois fort humides... Mme W. insiste encore. Je lui explique
que je lave mon parquet. « Vous lavez votre parquet !!!
Cherchez pas, c'est ça ! » déclare
Mme W., visiblement satisfaite d'avoir trouvé la solution
à l'endommagement du plafond de l'appartement, qui a été
refait à neuf il y a deux ans de cela. « Evidemment,
si vous lavez votre parquet deux fois par semaine... »
dixit Mme W. Halte là ! J'aime la propreté
mais je suis loin d'infliger l'humidité à mes lattes
de bois à une telle fréquence ! Dimanche soir,
je vais constater les présumés dégâts
au plafond de M. B., le locataire. Ma perplexité concernant
cette affaire prend fin car les menues dégradations à
certains endroits du plafond (qui ne coïncident pas avec
les zones de parquet de mon petit chez-moi, ni même avec
les surfaces lavées par mes soins) sont semblables à
celles que j'ai pu observée chez moi : elles résultent
clairement de la vétusté de l'immeuble lui-même,
construit au début du siècle... Je signe cependant
un constat amiable ; les compagnies d'assurance aviseront.
Jeudi
17 mars - Mercredi
23 mars 2005
Pour
rejoindre le Salon du Livre à la Porte de Versailles, le
plus simple est d'emprunter le PC1. Mais sur la portion qui me
concerne, c'est-à-dire "les Maréchaux",
les travaux de construction de la future ligne de tramway ralentissent
considérablement la circulation. Autant m'y rendre à
pieds. Ce qui m'effraye à chacun de mes passages sur ces
boulevards, ce sont les difficultés rencontrées
par les véhicules d'urgence pour aller sauver des vies
malgré ces monstrueux embouteillages. On a le temps de
mourir dix fois avant l'arrivée du SAMU.
Lundi
14 mars 2005
Entendu
dans un bar de "poche" lyonnais - propos rapporté
par un ami - : « Ma femme, c'est une sirène :
elle a une tête de femme et un corps de thon. »...

|
 |
Vendredi
11 mars 2005
20 heures. Nous venons de terminer l'enregistrement d'un texte
dramatique de Jean-Sol Partre. Pour fêter ça, nous
allons prendre un pot aux (((O)))ndes, où Frédéric
Lodéon se occupe déjà sa place habituelle.
Réalisateur, comédiens et bruiteur, nous parlons des
gens "bankable" et des autres "frequentable".
P. M. nous raconte un incident immonde qui s'est produit à
quelques tables de là, dans le coin restau des (((O)))ndes.
Apéritif riche de rires et réparties ; je pars
très rieuse. |
|
Samedi
29 janvier 2005
Je découvre
la rue de Seine, qui traverse le boul' Mich. Les galeries d'art
foisonnent. Cette rue est un ravissement pour l'oeil curieux.
Ah, ce tirage de Coco Chanel dans la vitrine de l'agence Roger-Viollet
! Un bonheur aussi pour les oreilles qui traînent ; ainsi,
j'ai chipé ce bout de dialogue pendant que je me baladais
: « - J'ai mangé des gnocchis à la crème
fraîche, sauce vodka ! - Ah ouais ? »
Vendredi
7 janvier 2005
Je m'incruste
et visite les nouveaux locaux de France Inter à Mangin.
Je m'incruste encore et assiste au direct de Frédéric
Bonnaud. Le pied total. J'oublie tout.

Dimanche
2 janvier 2005
Non, je n'ai
pas laissé tomber ce carnet ; seulement, je n'ai pas le
temps de reporter ici ce que je note dans mes classeurs. Pour
inaugurer cette nouvelle année, voici une citation plus
que farfelue, dont je tairai la source... « Hélas,
Babylas, que la terre est basse, que le bonheur est pointu, qu'il
est difficile de s'asseoir dessus ! ».
Mardi
27 avril 2004
Marie Lecoq
sur Ouï FM : « Il est midi, bienvenue petit kiki ».
Lundi
26 avril 2004
18
heures 24. Go Sport Rivoli. En sortant, je déclenche lalarme
électronique destinée à détecter les
vols. Je nai bien entendu rien chouravé mais je tends
bien sagement mon sac au vigile. Il en retire un tee-shirt Adidas
mauve et prune avec col en V, constate quaucun autre article
ny figure, conformément à ce quindique
le ticket de caisse, puis retire létiquette fauteuse
de trouble. Il se lance alors dans la tentative de réalisation
dune tache ménagère dont il ne parviendra
à sortir victorieux quau bout de trois bonnes minutes
: replier correctement le vêtement qui va inaugurer mes
premières balades sportives. Je patiente donc, laissant
quelques instants au vigile pour accomplir sa mission. Jobserve
de temps à autre les gesticulations du vigile, très
aimable au demeurant, et qui sexcuse de me retarder ainsi.
Je nose pas suivre attentivement chacun de ses gestes, de
peur de le déstabiliser et de réduire encore ses
chances de réussite dans cet exercice domestique. Mais
enfin, le succès lui sourit ; il épilogue en ces
termes : « Nous les hommes, on a des problèmes pour
plier le linge
».
Lundi
5 avril 2004
21 heures
30 très exactement. Savourer Woman in chains chez
Zézé devant mon écran d'ordinateur vivier
de doux petits délices.

Samedi
3 avril 2004
Il faut le
voir pour le croire : mon poste de télévision a
diffusé un extrait d'un duo réunissant... Mireille
Mathieu et... "Bobby Ewing" de Dallas !
Mardi
30 mars 2004
Je viens de
terminer un roman que je vous recommande chaleureusement
mais que je vous déconseille de déguster dans le
métro ! A moins que vous ne craigniez pas de passer pour
un(e) original(e) aux yeux des autres voyageurs quand, le nez
plongé dans ce bouquin, vos muscles zygomatiques rendent
votre visage facétieux. Dans la chambre de silence
a été écrit par Valérie Sigward. Vous
pouvez en lire un extrait
ici.
Vendredi 2 avril 2004
Aujourdhui,
les Parisiens partent au travail sous la pluie. Dans le métro,
mon voisin de strapontin marmonne quelque chose, mais ses paroles
demeurent indistinctes. Trois usagers viennent de monter. Faute
de place, ils stationnent debout, devant les autres voyageurs
assis. Le quadragénaire installé à ma gauche
paraît décidément de plus en plus perturbé,
il lève souvent le nez de son livre de poche. « Pardon
! » finit-il par lancer à voix basse. Quelques instants
plus tard, il pousse un énorme « Pfffffff
»
dagacement et sobstine à rabattre vivement
et ostensiblement un pan de son imperméable sur lui. Je
comprends alors la raison du courroux de mon voisin de strapontin
: le parapluie dun des trois voyageurs dégouline
sagement mais sûrement sur sa jambe. Je redoute linstant
où son exaspération contenue explosera enfin, bruyamment,
violemment, et terrorisera les usagers sextirpant lentement
du sommeil. Soudain, cest le soulagement : mon voisin humide
prononce un simple mais peu cordial « Pardon excusez-moi
! » en tirant sur son imperméable encore une fois,
en donnant même un coup au voyageur coupable, me semble-t-il
Le malotru prend alors conscience du désagrément
inénarrable quil est en train de commettre et éloigne
son tom-pouce de lhomme humide apte à retrouver désormais
la paix intérieure.
Jeudi
25 mars 2004
Je reviens
du Franprix du coin, chargée de mes provisions. Un senior
attend en haut des escaliers menant à l'immeuble, l'étroitesse
des marches ne nous permettant pas de nous croiser. Mon ascension
se termine et le vieil homme aux yeux bleus dit gentiment : « Vous
avez un gros appétit, Madame. »
Dimanche
7 mars 2004
En zappant,
je tombe sur la météo de Catherine Laborde sur TF1,
avant le vingt-heures. En désignant des points bleus sur
la carte de France, elle déclare : « Comme elles
sont mignonnes ces giboulées ! » Je ne m'attendais
pas à autant d'affection pour ce phénomène
météorologique.

Mardi
24 février 2004
Création
de ce carnet sur ce site.
Lu vendredi
soir dernier, dans le métro en rentrant du travail, ce
vers d'Henri Michaux que cite Philippe Labro dans le récit
de sa dépression, Tomber sept fois, se relever huit : «
Que d'amitiés se perdent parce qu'on n'a pas de branchies
! » Curieuse et inattendue image qui associe un sentiment
humain à l'organe vital d'animaux aquatiques...
|
|