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Vendredi
30 décembre 2005
En
ces derniers jours de l'année, le mot « florilège »
est à la mode, davantage, me semble-t-il, que le fameux « best-of »,
moins classe, disons-le !...
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Jeudi
29 décembre 2005
« En
fait Paris, le Paris des vrais gens c'est : 18 ; 19 ;
20. Après, le 11e, ça commence [...]. »
Je ne saurais pas ce qui commence dans le onzième arrondissement.
Mais si j'en crois les propos de cet homme promenant une amie dans
le Marais, je n'appartiens pas à la caste des « vrais gens »...
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| Frédéric Mitterrand,
dont je lis avec grand intérêt La mauvaise vie,
anime une émission littéraire sur Europe 1,
le samedi de 14 heures à 15 heures et le dimanche
de 15 heures à 16 heures. Le grain de la voix de
cet homme, son phrasé et l'étendue de sa culture me
fascine toujours. |
Mardi
20 décembre 2005
Rien à mettre
en ligne sur cette page aujourd'hui. Fait suffisamment important pour
le signaler.
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Dimanche
18 décembre 2005
Un
soir de fête des amoureux, j'avais participé avec quelques
célibataires
à une réunion de consommateurs durant laquelle on
nous interrogeait sur nos habitudes en matière de lavage
de vaisselle. Divers concepts nous étaient présentés,
dont l'un vient d'être lancé sur le marché.
Bienvenue au produit
vaisselle solide ! Merci Spontex...
Continuons à parler ménage. Je savoure ce matin le
confort
de ma nouvelle laverie.
Il est facile d'être heureux (parfois).

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Samedi
17 décembre 2005
Le
magasinier de mon Shopi (cf. épisodes précédents)
me dédicace la chanson diffusée
par la radio au moment où nous nous croisons dans une allée
de la supérette. Il s'agit d'une chanson de Daniel
Lévy extraite de la
comédie musicale Les 10 commandements : « Ce
sera nous dès demain Ce sera nous le chemin pour que l'amour
qu'on saura se donner nous donne l'envie d'aimer... »
(merci Google, sans lequel je n'aurai pu identifier le nom de ladite
comédie musicale, ni même celui de l'interprète
du morceau). |
| À
chaque fois que je lis sur un train ou sur un panneau du réseau
R.E.R. le nom « GOTA », je me rappelle cette
époque où je ne vivais pas encore à Paris mais
où il était déjà l'heure pour moi de me
lancer à l'assaut de la maison ronde. « GOTA »
était le sésame, dans le dédale des couloirs
souterrains de la capitale, qui me conduirait jusqu'à ma radio. |

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Vendredi
16 décembre 2005
Je
mets enfin les pieds à la
droguerie. |
| Le
clavier Azerty n'a pas été optimisé pour accélérer
notre frappe
mais pour la ralentir.
En effet, les bras des machines à écrire, avec un marteau
sur lequel se trouvait la lettre à imprimer, se bloquaient
lorsque les dactylos frappaient trop vite. Le but premier du
clavier Azerty
était d'empêcher ces bras de s'entrechoquer. La solution
était de faire en sorte que deux lettres qui se suivent se
situent d'un côté et de l'autre du clavier, et de rapprocher
les lettres les plus utilisées (A et E par exemple) des moins
utilisées (Z par exemple). Cela renadit impossible la frappe
trop rapide sur deux touches contiguës, ce qui bloquait la machine
à écrire. |
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À
Beaubourg, l'expo Dada me
remet en tête ce mot que j'avais oublié : ready-made.
Explications de Wikipédia :
l'attitude du ready-made consiste à choisir un objet manufacturé
et à le désigner comme uvre d'art. Il a donné
naisance à une grande partie des démarches artistiques
actuelles.
Le ready-made a remis en question la notion de virtuosité
et la notion de savoir-faire et a permis de démontrer que
c'est souvent l'exposition et l'acte de nommer qui fait l'uvre
autant que le contraire.
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Les
ready-made sont des uvres d'art qui n'ont pas été
réalisées par l'artiste, ce dernier n'intervient en
effet que pour les sélectionner et changer leur contexte.
Par exemple, légouttoir (1914), objet industriel acheté
par Marcel Duchamp et exposé comme une uvre d'art est
un ready-made - le premier, historiquement. Dans certains ready-made,
l'artiste intervient parfois en modifiant le nom de l'objet, comme
lurinoir de Marcel Duchamp (1917) baptisé « Fontaine ».
Dans le ready-made, luvre originale n'est pas forcément
importante, l'idée prime sur tout le reste, et de fait certains
ready-made sont totalement virtuels (mode d'emploi expliquant comment
obtenir son ready-made). Il est d'ailleurs à noter que la
plupart des premiers ready-made de Marcel Duchamp ont été
perdus par leurs propriétaires.
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Mardi
13 décembre 2005
« Mens sana in corpore sano » écrivait Juvenal
(Satire X, vers 356). Bien entendu cette maxime sous-tend
l'idée d'hygiène minimale (une douche par jour au moins,
ne pas porter [...] la même paire de chaussettes (!) deux jours
consécutifs etc.).
Mais se pose aussi la question actuelle de notre tendance, nous les pays
industrialisés, à vivre dans un monde de plus en plus aseptisé
(cf. e-marketing :
les lingettes). Cette question peut être décryptée
via
l'histoire du bronzage à laquelle le courant hygiéniste
ne fut pas étranger. Cela est surprenant mais l'urbanisme est également
lié à ce courant du XIXe : cf. vocabulaire
en urbanisme et histoire urbaine. Google mène accessoirement
sur un dossier
spécial de Libération sur les WC - Les toilettes
par le grand bout de la lunette.
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Samedi
10 décembre 2005
Un tour dans le Xe pour promener mon oeil dans la boutique sise 49 rue
des vinaigriers, Le
cri de la girafe. Sharon
y présente ses
propres créations, faites main et réalisées en
un seul exemplaire, et celles d'autres artistes, tels que Filf.
Ce sont les autocollants de cette dernière que j'ai choisis.
Dans mon idée, ils devraient me servir, dans les prochains
jours, à fabriquer un marque-page format carte-postale tout
à fait unique... À suivre...
La découverte musicale du moment c'est Down to the bone,
an acoustic tribute to Depeche Mode, de Sylvain Chauveau.
Le trentenaire reprend des titres, connus ou non, du groupe
new wave et en tire un superbe album. De la « musique
minuscule » (pour reprendre les mots de l'artiste), qui
s'écoute les soirs d'hiver, au fond du lit, mais pas seulement. |
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Mercredi
7 décembre 2005
Jean
Jourdheuil nous apprend ce matin, quand il enregistre ses micros,
que les murs de l'appart de Heiner Müller
étaient couverts de notes pour ses oeuvres à venir.
Plus tard, la conversation reprend sur ce sujet. Et l'on finit par
évoquer les paperoles
de Marcel (d'autres
photos ici
et là).
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Mardi
6 décembre 2005
Tous
les moyens sont bons pour ranger mes outils de travail dans mon
coin de placard. Auriez-vous deviner ce que le chaussette ci-contre
dissimule ?...
un flacon de verre (ayant contenu dans sa première
vie de petites asperges vertes) remplie au quart d'un liquide nettoyant
pour les vitres, destiné à dépoussiérer
de temps à autre le rectangle-miroir fixé à
la porte de notre placard
trois sacs en plastique de la discothèque centrale
quelques morceaux de Sopalin

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Lundi
5 décembre 2005
France Inter,
4 heures 49. Un
auditeur - Jean - est à l'antenne pour donner la
réponse à la question qu'a posée Nicolas Stoufflet
quelques minutes plus tôt.
Jean est à l'antenne mais il cause à celle qui doit être
son épouse : « Ben
couche-toi... ». Nicolas Stoufflet tente de ramener Jean à
la vie radiophonique et lui repose la question. Jean, qui, nous l'avons
compris, était ailleurs, n'a par conséquent pas saisi les
propos de Stoufflet : « Pardon ? »
dit-il. Stoufllet,
ne désespérant pas de parvenir à écourter
cet incident d'antenne, formule une énième fois la question.
Jean répond, tout naturellement : « Peau
d'Âne ». Ouf, Jean n'a pas oublié la réponse
entre temps. Stoufflet interroge Jean sur son activité du moment.
« Je
suis en train de préparer mon petit-déjeuner. »
À 4 heures 49 tout de même ! Voilà
l'une des magies de la radio : on assiste soudain, en direct, à
un bout de la vie d'un couple, quelquepart en France. On ne connaît
que le prénom de l'époux et on sait qu'à 4 heures 49,
ce lundi matin, un petit-déjeuner est en train d'être préparé...
La carte de France recto-verso indéchirable à l'échelle
1:1 000 000 de l'IGN vient de faire son apparition. Si c'est
pas « trop
top » (expression © JMZ) ça : indéchirable !
Récit d'une séquence anglo-agricole dans une université
française. « Le "herd-book" c'est quand même
la base [de l'histoire des campagnes] ! Si vous ne savez pas ça,
je me demande ce que vous faites là ! » :
c'est en ces termes qu'un professeur fustige ses étudiants capétiens
en histoire-géo. Oui mais le « herd-book »,
tout de même, ces braves étudiants ne le rencontrent pas
à tous les coins d'amphi ! Alors, qu'est-ce donc ? Un
anglicisme agricole, précise le dico. Le « herd-book »
permet de déterminer la généalogie des races porcines
et bovines. Fallait le savoir.
Dans
le 72, un voyageur est plongé dans une très ancienne
édition, dans la collection Blanche, des Chroniques italiennes.
Sa tenue vestimentaire un poil vieillote (hormis son sac à bandoulière
super hype*), ses cheveux poivre et sel et son teint
pâle, me rappellent un voisin que j'avais déjà reconnu
dans la rue qui nous est commune. Nos immeubles sont donc séparés
par la même rue. Sa silhouette - sa coupe de cheveux, en particulier -
est reconnaissable et à plusieurs reprises je l'avais identifié,
aux hasards de mes déplacements dans le quartier. Depuis ma fenêtre,
le soir, j'aperçois parfois, en tournant la tête sur la gauche,
derrière une fenêtre aux vitres poussiéreuses :
une bibliothèque - poussiéreuse elle-aussi ? -,
une méchante lampe de bureau qui éclaire partiellement la
pièce, et le voisin, ce voisin penché sur sa table de travail.
On imaginerait bien volontiers que ce lieu est habité par un artiste,
un écrivain.
Vu des archives de l'INA qui témoignent de l'existence passée
d'un Club des Timides et de l'élection de Miss Timidité...
*au fait de la mode

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Samedi
3 décembre 2005
Plus d'une heure pour me rendre à Montreuil
et y déposer mes bouchons
accumulés depuis au moins une année. Idem pour le
retour. Le déplacement m'aura en tout cas assuré deux
heures de lecture.
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Voyez
les bienfaits
du recyclage. D'autres
infos.
Dans le couloir du métro, cet après-midi, je tiens
à la main mon livre du moment, comme cela est mon habitude.
C'est ce Laissées-pour-compte,
de Robert
Bober, qui suscite l'intérêt d'un jeune homme.
Il m'interpelle depuis l'endroit où il est posté,
près d'un marchand de fruits et légumes. L'entrée
en matière est énergique. Après les compliments
(je suis « classe »), les questions plus personnelles
(quel est mon prénom, suis-je amoureuse), une confidence
(confidence ? - il est gay) et une réponse qu'une
recherche ultérieure sur le net ne parvient pas à
confirmer (il travaillerait aux les éditions Fleur...), Jack
Bauer (à la question du prénom, j'ai répondu
malicieusement Balthazar : lui a opté pour Jack Bauer),
Jack Bauer donc, passe aux choses sérieuses. Aujourd'hui,
c'est prétendument la « journée des écrivains ».
C'est pourquoi ce jeune homme entreprend de me vendre, à
5 € maximum, deux exemplaires parmi ceux qui remplissent
son sac à dos noir, d'un roman de Jean-François
Deniau. Il se montre beaucoup moins souriant lorsqu'il comprend
qu'il ne parviendra pas à me faire débourser quelques
euros contre ces deux bouquins, l'un pour moi, l'autre pour quelqu'un
que j'aime dixit.
Ce week-end c'est Téléthon. C'est au profit de cette
événement que je choisis de donner ces cinq euros.
En échange de cette somme, je récupère, place
de l'Hôtel de Ville une affiche J.C. Decaux. Je
n'ai presque plus de place sur mes murs mais c'est pas grave...
Rue de Rivoli, on m'aborde à nouveau. Cette fois-ci, c'est
un sondage sur des couleurs de casseroles Tefal. Il faut vous le
dire, parmi les quatre coloris présentés, mon coup
de coeur va à la casserole orange : « trop
top » (expression © JMZ) cette tendance 70's
dans les casseroles à manche spécialement adapté
pour empiler les spatules !...
Pour terminer l'aprèm en beauté, le magasinier du
Shopi Mirabeau me fait THE déclaration, celle qui devait
lui brûler les lèvres depuis un bout de temps... Je
suis penchée sur les oeufs ; 6 x oeufs gros
ou bien 6 x oeufs moyens ? « Chabadabada... »
entends-je. Je tourne la tête. C'est lui, le magasinier du
Shopi. Comme d'hab, il me demande si ça va, la forme ?
etc. Comme d'hab, je lui retourne la politesse. Et là, il
me répond : « beaucoup mieux ».
Je n'ose croire au motif de cette amélioration extraordinaire
de sa santé morale, que je suppute pourtant. Il me le confirme
cepedant : « Je viens de vous voir... ».
Que répondre ? Rien, il se charge d'enchaîner :
« Je devais la sortir, celle-là... »
Je choisis une boîte de 6 oeufs moyens.
À la caisse (du Shopi Mirabeau, toujours - il
s'en passe, des choses, décidément, aux caisses de
mon Shopi -), je suis victime d'une hallucination. Enfin,
peut-être n'en était-ce pas une, justement... Je reconnais
T. B., ancien conseiller de Luc Ferry au ministère de
l'éducation nationale, puis "rétrogradé"
inspecteur général sous François Fillon. Taille,
cheveux, bouche et lunettes identiques ! Mais
cela est-il possible ? Un ancien conseiller du ministre qui
fait ses courses au Shopi du coinc, avec un caddie à carreaux
vieillots ? Alors, est-ce bel et bien T. B. ou suis-je
en pleine hallucination, causée peut-être par THE déclaration
du magasinier narrée ci-dessus ? Je ne le saurai pas
ce soir car T. B. (ou son sosie) a déjà pris
la poudre d'escampette quand je quitte le Shopi. C'est vrai qu'il
semblait speed, en emballant ses courses, avant de régler
ses achats.
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Vendredi
2 septembre 2005
Simon
Texier m'a intriguée, aujourd'hui, en employant le mot
d'axonométrie. Je cherche et j'élucide la question :
la perspective axonométrique est un dessin
en perspective où le parallélisme est conservé.
L'axonométrie oblique est la perpective cavalière.
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Jeudi 1er décembre 2005
Comme
cela arrive régulièrement quand on on travaille à
la maison de la radio, je fais, en cette fin de matinée, deux à
trois fois le tour de la maison, en empruntant les couloirs de trois à
quatre étages différents. Tout ça pour des bricoles.
Mais grâce à ces bricoles, j'ai pu croiser le chanteur Corneille,
au troisième étage, porte D... une première
fois. Un quart d'heure plus tard, je le retrouve au même étage
mais porte F. Tout à l'heure, lors de notre première rencontre,
il se dirigeait vers la porte B. Est-ce à dire qu'il a fait tout
le tour de la maison pour rejoindre la porte F alors qu'il eût été
si rapide de rallier directement la porte D à la porte F en prenant
la direction de la porte E ? N'empêche, le fait de tourner
en rond, ça favorise les rencontres...
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Mardi
22 novembre 2005
Moins
de 60 personnes parmi le personnel travaillant ce jour à
la maison de la radio sont venues donner leur sang. C'est dérisoire.
Ce soir, dans le 72, un jeune homme assis près de la vitre
lit Petite métaphysique des tsunamis. Je ne le remarque
qu'à partir du moment où une sonnerie de portable
se fait entendre du côté où il est installé.
Et là, sublime instant d'anti-téléphonite aiguë,
je le vois glisser son portable entre ses cuisses tandis que les
sonneries continuent à nous parvenir, mais étouffées.
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| Quelques
instants plus tard, deux bips très sonores signalent à
tous les passagers du bus qu'un message a été déposé
dans la boîte vocale du téléphone du jeune homme.
Je finis par tourner la tête et je l'aperçois en train
d'écouter religieusement le message vocal. |
Samedi 19 novembre 2005
Sous le casque chauffant,
dans le salon de mon coiffeur, entre deux plaisanteries de mon voisin
Georges, j'apprends plein de trucs en feuilletant les hebdos.
D'abord, c'est Coco Chanel (1883-1971) qui a imposé la marinière
en 1913. Intéressant, non ?
Ensuite, je découvre que le concept de métrosexuel, c'est
fini ! Marian Salzman, la publicitaire américaine déjà
à l'origine du très marketing terme de métrosexuel,
dans son bouquin The future of men, (éditions Palgrave,
2005), annonce l'ère de l'übersexuel. Ce nouveau mot-valise
décrit un homme supérieur, un homme qui accepte les valeurs
masculines et féminines. Bref, un gars moderne qui s'est adapté
au XXIe siècle. Le tout en réaction au métrosexuel,
un homme ouvert de manière active et non équivoque à
son côté féminin.
Le préfixe allemand über signifie super ; l'übersexuel
serait un surhomme, un homme parfait.
Il y avait le rétrosexuel (concept également forgé
par la publicitaire précitée), lhomme entre 45 et
60 ans qui assume sa maturité et se comporte en véritable
homme dintérieur tout en assurant en société.
Par rapport au métrosexuel et au rétrosexuel, l'übersexuel
est beaucoup moins centré sur sa petite personne. Quand le métrosexuel
sépile le torse, lübersexuel se laisse pousser
une barbe de deux jours. Il est masculin, sans être macho, mais
il reste dans lair du temps, ce qui léloigne un petit
peu du rétrosexuel qui lui était plus « vintage »*.
Selon Marian Salzman, lübersexuel type, cest Georges Clooney.
À lire :
Les
nouveaux mâles se cherchent
*« Vintage » est un mot anglais
signifiant au sens propre « grand cru, millésime »,
mais il est utilisé pour qualifier tout ce qui est rétro.
Est vintage tout vêtement, accessoire, meuble ou objet déco
dau moins dix ans dâge, rare, si possible griffé
ou signé et en parfait état. (Petit Larousse). Selon
le dictionnaire international de la mode, le terme vintage a fini par
désigner tout un jeu d'apparences utilisant des vêtements
anciens, du mélange de fripes et de vêtements neufs portés
au quotidien jusqu'aux pièces exceptionnelles.
Bribes recueillies
à Paris Photo :
- « C'est
toujours pareil... »
- « C'est
facile, c'est facile ! »
(de faire des photos semblables à celles exposées)
C'est ce que ces deux visiteuses croient. Elle se trompent. Il faut un
regard, un oeil.
Jeudi
17 novembre 2005
Au self du 10e, ce soir, c'est G. (cf. Mercredi
28 septembre 2005) qui remplit les assiettes. « J'attends
toujours. » Mais cela lui plaisir que je lui dise que j'y pense,
au fait que je dois l'appeler, mais que le manque de disponibilité
explique mon silence. « [...] Nadine, OK ? C'est Nadine
de Fip. » Hier le portablé au doigté approximatif
m'a appelée, croyant joindre « Nadine » (c'est
régulier, cet incident téléphonique ; il se
produit tous les 3-4 mois).
Mercredi
16 novembre 2005
« La
vie de studio ça rend corniaud ! »
Extrait d'un morceau musical improvisé par un collaborateur de
Radio France à la sortie d'un studio.
Explications : passer la journée entière en cabine
ou en studio nous prive de la lumière du jour. Voilà pourquoi
la vie de studio rend corniaud.
Mardi
15 novembre 2005
« Il a
toujours porté des lunettes, même en 76 ! »
entends-je devant le Relais H
du grand hall de la radio aujourd'hui. La France, décidément,
ne se remet pas du port par le Président de la République,
hier au soir lors de son allocuaiton télévisée, de
lunettes de vue...
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Dimanche
13 novembre 2005
Retour
à Paris. Le trajet jusqu'à Bourg-en-Bresse se fait
en car SNCF. Épique !...
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Vendredi
11 novembre 2005
Le
radio-réveil se met en marche (aux aurores). X minutes de préparation,
cinquante minutes de métro, deux heures de TGV et une heure
de car plus tard, je retrouve ma
montagne.
Je revois G., que j'accompagne pour l'achat d'un jean, pendant l'essayage
duquel la vendeuse et une cliente s'entretiennent des actuelles violences
urbaines. |
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Elles s'entendent pour mettre en cause la responsabilité
des parents et ne pas accabler l'école de tous les maux de
la société. Entre autres paroles : le désintérêt
croissant des parents pour leurs enfants, l'école comme garderie
gratuite, avoir un gosse de plus pour bénéficier des
alloc' de la CAF.
Au café, G. et moi nous montrons nos petites affaires [...],
comme d'hab', dont l'encart ci-dessus... Plus de détails
ici...
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Jeudi
10 novembre 2005
Ce
soir en rentrant de la radio, je passe
dans mon ancienne laverie, comme ça, pour voir s'il y aurait
quelqu'un, la gérante par exemple, pour me rembourser mes
malheureuses tentatives de lavage de l'autre
jour...
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Mardi
8 novembre 2005
« Au lieu
de me demander qui je suis, fermez votre gueule et repoussez la grille,
elle est restée ouverte ! »
Qui se permet de parler ainsi ? Et à qui ? Vous pouvez
chercher mais trouverez-vous ?
Ce soir, je discute un long moment avec notre nouvelle gardienne. Entre
autres sujets : Vèvette [...] et l'incapacité, ou le
manque de volonté, des résidents pour ce qui touche au tri
des déchets ménagers...
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Lundi
7 novembre 2005
Je
tente la tartelette au chocolat, ce midi. Mais c'était trop
beau pour être vrai : il n'y a du chocolat que sur la
surface de la pâtisserie...
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Dimanche
6 novembre 2005
Hier
matin j'ai donc mis un terme à une relation lessivante de cinq années :
ma laverie toute pourrie a refusé de faire fonctionner ses
machines pour moi. Là, j'ai eu beau tenter de bricoler les
machines 16 et 17 pour les faire démarrer, mes deux
doses de 3,80 € n'ont eu aucun effet sur les appareils Primus.
C'en est trop. Je suis allée voir la concurrence et mon Lavoir,
comme il s'appelle, m'a tellement plus que j'y suis retournée.
Tant pis pour ce
qui me plaisait dans mon ancienne laverie. |
Ça
brille partout, ici, au Lavoir. On peut payer avec des billets
et le distributeur de lessive est estampillé Ariel. Les machines
sont de la marque Miele pour les 6 kg et indiquent la durée
restante ainsi que les phases successives de lavage. Une vraie modernité
en comparaison de mon ancienne laverie en perdition. Bien sûr,
au Lavoir, il n'y a pas la radio, mais même le dimanche
à 8 heures 38, elle est fréquentée ;
je ne vous dirai pas par qui...
Le 23 octobre, je me demandais à quoi correspondait
le teasing référencé
Tou Tou You
Tour... C'est aujourd'hui que je découvre le motif commercial
de cette opération : la
fin du 12 ! Tout ça c'était pour lancer
le 118 218... |
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Samedi
5 novembre 2005
Sur la ligne 1 du métro, je découvre un « dispositif
en cours d'expérimentation »... Désormais,
quand les voyageurs ne sauront plus quoi faire de leurs yeux lorsqu'ils
montent dans des rames bondées, et comme poser ses yeux sur
le col crasseux du voisin ou sur les cheveux parsemés de
pellicules de la voisinE ça le fait pas trop, les usagers
de la RATP auront un bon alibi pour lever les yeux au plafonnier :
il y a de la lecture et des images.
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Je me rends
devant l'appart de Pierre Richard, car j'ai découvert
avant-hier qu'il n'habite pas loin de chez moi. Mon alibi pour rester
sur place pendant quelques minutes : assise sur une souche
d'arbre, je bouffe un Mars.
Je vais voir Vèvette (ma voisine), qui a finalement été
dirigée vers le groupe hospitalier voisin le 27. « C'est
rare. » me dit son frère quand il apprend que
je viens prendre de ses nouvelles parce que je suis sa voisine.
Rien que sa voisine mais je me suis inquiétée à
raison pour elle. J'ai écarté mon appréhension
et j'y suis allée après m'être postée
devant l'appart de Pierre Richard.
Dans le couloir, je garde mon sang-froid en entendant des voix séniles
appelant à une aide quelconque. Je tâche de ne pas
m'appesantir non plus sur ces corps pâles étendus dans
des draps tout aussi blancs que j'aperceçois en cherchant
la chambre 161. Vèvette partage sa chambre avec un corps
squeletique, pétrifié. Sa belle-soeur s'interroge,
à un moment : « Ce sont les corbeaux qu'on
entend ? » Vèvette assure que les corbeaux
ne font pas ce bruit-là. Ce son, ce sifflement étrange
que l'on entend, c'est la respiration du corps squeletique dans
le lit voisin de celui de Vèvette. Je garde ce constat in petto.
Par pudeur. La pudeur face
à ce qui n'est pas la normalité.
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Vendredi
4 novembre 2005
Quand
« Momo » enregistre,
« Mimi »
prend le relai et apporte sa pierre à l'édifice de
la grille de mots fléchés du Parisien. Le mot
qui nous a tortués aujourd'hui était défini
en ces termes : « s'attaquer aux portugaises ».
La réponse était... essoriller.
Dernier épisode
de Vénus & Apollon. Pas le meilleur, il faut le
dire...
Mais au fond, une série sympathique.
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Jeudi
3 novembre 2005
Ce
matin, « Momo »
arrive
au 114 avec le Parisien. Et ça, ç'a changé
ma vie. Car dans le Parisien, il y a une grille de mots fléchés.
Or « Momo »
est un fidèle de cet exercice, que je concevais autrefois
comme un peu ringard, je l'avoue... (l'exercice de mots fléchés,
pas « Momo ») En attendant sa scène,
« Momo » s'installe
à mes côtés, à la petite table, pour
remplir sa grille et de fil en aiguille [...], « Momo »
me file le virus des mots fléchés (et croisés,
accessoirement).
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Mercredi
2 novembre 2005
Par
la
faute de ce réalisateur à trois initiales, aux écholalies
et aux petits spasmes horaires, je suis devenue une accro des doublons
apparaissant sur les horloges de la radio.
Tant qu'à faire, autant réviser son Histoire en les
guettant :
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19 heures 19 :
traité de Versailles qui met fin à la Grande Guerre.
12 heures 12 : bataille de Las Navas de Tolosa.
15 heures 15 (notre doublon préféré
à tous deux) : pour Marignan bien sûr. |
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Mardi
1er novembre 2005
Devancer le camion
des éboueurs sur un quai de Seine, échanger un sourire
avec une femme promenant son chien parce qu'elle me cède le
passage, être debout avant (presque) tout le monde : les
plaisirs du sport
matutinal. Après l'effort, visionner l'épisode de la
veille de Vénus & Apollon avec Anthony Delon en
guest. |
| Pour
consolider mon expérience numérique au bocal de Culture,
je me plonge dans le guide pratique de Radio
Assist. Un chapitre me fait sourire. Intitulé « Suppression
du bouton "supprimer" », il ne contient qu'une
seule phrase : « Ce bouton étant source de
nombreuses suppressions intempestives et involontaires dans la base
de données et le serveur matière, il n'est plus affiché
[dans la version 7.12 de Radio Assist]. » Ça
a le mérite d'être radical... |

Lundi
31 octobre 2005
J'avais raison de me
faire du mouron pour Vèvette. Elle a été retrouvée
étendue sur le sol de sa cuisine mardi matin, quelques minutes
après que j'ai croisé les pompiers dans la cage d'escalier.
Elle est hospitalisée depuis cette date.
Revu Q. ce soir vers
la Porte de Saint-Cloud. Complètement par hasard. Ça fait
du bien de retrouver des gens qui vous abordent dans la rue et qui n'ont
pas la drague comme seul but lors desdits « abordages » !...
Dimanche
30 octobre 2005
Passage à l'heure
d'hiver. Pour mémoire... l'heure d'été a été
instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974
avec l'objectif d'effectuer des économies d'énergie en réduisant
les besoins d'éclairage notamment en soirée. On estime aujourd'hui
à 250 000 tonnes d'équivalent pétrole (tep)
les économies d'énergie annuelles résultant de la
mise en uvre du régime de l'heure d'été dans
notre pays. La
suite...
Je désespérais mais il ne fallait pas : une nouvelle
personne a enfin réagi à la pétition
affichée dans l'ascenseur.
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