SALON DE LECTURE



Cette rubrique réunit d'infimes extraits de mes petites notes quotidiennes. Je ne succombe pas ici à la mode des blogs, puisque j'ai entamé cette écriture des petites choses de rien(s) du tout il y a plusieurs années. Quand bien même ce carnet s'apparenterait aux journaux en ligne qui font actuellement fureur, qu'importe ?
Voir aussi les photos du carnet à spirales.











2010 - 2011

CARNET

Vendredi 30 décembre 2005

En ces derniers jours de l'année, le mot « florilège » est à la mode, davantage, me semble-t-il, que le fameux « best-of », moins classe, disons-le !...

Jeudi 29 décembre 2005

« En fait Paris, le Paris des vrais gens c'est : 18 ; 19 ; 20. Après, le 11e, ça commence [...]. » Je ne saurais pas ce qui commence dans le onzième arrondissement. Mais si j'en crois les propos de cet homme promenant une amie dans le Marais, je n'appartiens pas à la caste des « vrais gens »...

Frédéric Mitterrand, dont je lis avec grand intérêt La mauvaise vie, anime une émission littéraire sur Europe 1, le samedi de 14 heures à 15 heures et le dimanche de 15 heures à 16 heures. Le grain de la voix de cet homme, son phrasé et l'étendue de sa culture me fascine toujours.
Mardi 20 décembre 2005

Rien à mettre en ligne sur cette page aujourd'hui. Fait suffisamment important pour le signaler.

Dimanche 18 décembre 2005

Un soir de fête des amoureux, j'avais participé avec quelques célibataires à une réunion de consommateurs durant laquelle on nous interrogeait sur nos habitudes en matière de lavage de vaisselle. Divers concepts nous étaient présentés, dont l'un vient d'être lancé sur le marché. Bienvenue au produit vaisselle solide ! Merci Spontex...

Continuons à parler ménage. Je savoure ce matin le
confort de ma nouvelle laverie. Il est facile d'être heureux (parfois).


Samedi 17 décembre 2005

Le magasinier de mon Shopi (cf. épisodes précédents) me dédicace la chanson diffusée par la radio au moment où nous nous croisons dans une allée de la supérette. Il s'agit d'une chanson de Daniel Lévy extraite de la comédie musicale Les 10 commandements : « Ce sera nous dès demain Ce sera nous le chemin pour que l'amour qu'on saura se donner nous donne l'envie d'aimer... » (merci Google, sans lequel je n'aurai pu identifier le nom de ladite comédie musicale, ni même celui de l'interprète du morceau).
À chaque fois que je lis sur un train ou sur un panneau du réseau R.E.R. le nom « GOTA », je me rappelle cette époque où je ne vivais pas encore à Paris mais où il était déjà l'heure pour moi de me lancer à l'assaut de la maison ronde. « GOTA » était le sésame, dans le dédale des couloirs souterrains de la capitale, qui me conduirait jusqu'à ma radio.
 
Vendredi 16 décembre 2005

Je mets enfin les pieds à la droguerie.
Le clavier Azerty n'a pas été optimisé pour accélérer notre frappe mais pour la ralentir. En effet, les bras des machines à écrire, avec un marteau sur lequel se trouvait la lettre à imprimer, se bloquaient lorsque les dactylos frappaient trop vite. Le but premier du clavier Azerty était d'empêcher ces bras de s'entrechoquer. La solution était de faire en sorte que deux lettres qui se suivent se situent d'un côté et de l'autre du clavier, et de rapprocher les lettres les plus utilisées (A et E par exemple) des moins utilisées (Z par exemple). Cela renadit impossible la frappe trop rapide sur deux touches contiguës, ce qui bloquait la machine à écrire.

À Beaubourg, l'expo Dada me remet en tête ce mot que j'avais oublié : ready-made. Explications de Wikipédia : l'attitude du ready-made consiste à choisir un objet manufacturé et à le désigner comme œuvre d'art. Il a donné naisance à une grande partie des démarches artistiques actuelles.
Le ready-made a remis en question la notion de virtuosité et la notion de savoir-faire et a permis de démontrer que c'est souvent l'exposition et l'acte de nommer qui fait l'œuvre autant que le contraire.

Les ready-made sont des œuvres d'art qui n'ont pas été réalisées par l'artiste, ce dernier n'intervient en effet que pour les sélectionner et changer leur contexte. Par exemple, l’égouttoir (1914), objet industriel acheté par Marcel Duchamp et exposé comme une œuvre d'art est un ready-made - le premier, historiquement. Dans certains ready-made, l'artiste intervient parfois en modifiant le nom de l'objet, comme l’urinoir de Marcel Duchamp (1917) baptisé « Fontaine ». Dans le ready-made, l’œuvre originale n'est pas forcément importante, l'idée prime sur tout le reste, et de fait certains ready-made sont totalement virtuels (mode d'emploi expliquant comment obtenir son ready-made). Il est d'ailleurs à noter que la plupart des premiers ready-made de Marcel Duchamp ont été perdus par leurs propriétaires.


Mardi 13 décembre 2005

« Mens sana in corpore sano » écrivait Juvenal (Satire X, vers 356). Bien entendu cette maxime sous-tend l'idée d'hygiène minimale (une douche par jour au moins, ne pas porter [...] la même paire de chaussettes (!) deux jours consécutifs etc.).
Mais se pose aussi la question actuelle de notre tendance, nous les pays industrialisés, à vivre dans un monde de plus en plus aseptisé (cf. e-marketing : les lingettes). Cette question peut être décryptée via l'histoire du bronzage à laquelle le courant hygiéniste ne fut pas étranger. Cela est surprenant mais l'urbanisme est également lié à ce courant du XIXe : cf. vocabulaire en urbanisme et histoire urbaine. Google mène accessoirement sur un dossier spécial de Libération sur les WC - Les toilettes par le grand bout de la lunette.

Samedi 10 décembre 2005

Un tour dans le Xe pour promener mon oeil dans la boutique sise 49 rue des vinaigriers, Le cri de la girafe. Sharon y présente ses propres créations, faites main et réalisées en un seul exemplaire, et celles d'autres artistes, tels que Filf. Ce sont les autocollants de cette dernière que j'ai choisis. Dans mon idée, ils devraient me servir, dans les prochains jours, à fabriquer un marque-page format carte-postale tout à fait unique... À suivre...

La découverte musicale du moment c'est Down to the bone, an acoustic tribute to Depeche Mode, de Sylvain Chauveau. Le trentenaire reprend des titres, connus ou non, du groupe new wave et en tire un superbe album. De la « musique minuscule » (pour reprendre les mots de l'artiste), qui s'écoute les soirs d'hiver, au fond du lit, mais pas seulement.

Mercredi 7 décembre 2005

Jean Jourdheuil nous apprend ce matin, quand il enregistre ses micros, que les murs de l'appart de Heiner Müller étaient couverts de notes pour ses oeuvres à venir. Plus tard, la conversation reprend sur ce sujet. Et l'on finit par évoquer les
paperoles de Marcel (d'autres photos ici et ).


Mardi 6 décembre 2005

Tous les moyens sont bons pour ranger mes outils de travail dans mon coin de placard. Auriez-vous deviner ce que le chaussette ci-contre dissimule ?...
un flacon de verre (ayant contenu dans sa première vie de petites asperges vertes) remplie au quart d'un liquide nettoyant pour les vitres, destiné à dépoussiérer de temps à autre le rectangle-miroir fixé à la porte de notre placard
trois sacs en plastique de la discothèque centrale
quelques morceaux de Sopalin


Lundi 5 décembre 2005

France Inter, 4 heures 49. Un auditeur - Jean - est à l'antenne pour donner la réponse à la question qu'a posée Nicolas Stoufflet quelques minutes plus tôt. Jean est à l'antenne mais il cause à celle qui doit être son épouse : « Ben couche-toi... ». Nicolas Stoufflet tente de ramener Jean à la vie radiophonique et lui repose la question. Jean, qui, nous l'avons compris, était ailleurs, n'a par conséquent pas saisi les propos de Stoufflet : « Pardon ? » dit-il. Stoufllet, ne désespérant pas de parvenir à écourter cet incident d'antenne, formule une énième fois la question. Jean répond, tout naturellement : « Peau d'Âne ». Ouf, Jean n'a pas oublié la réponse entre temps. Stoufflet interroge Jean sur son activité du moment. « Je suis en train de préparer mon petit-déjeuner. » À 4 heures 49 tout de même ! Voilà l'une des magies de la radio : on assiste soudain, en direct, à un bout de la vie d'un couple, quelquepart en France. On ne connaît que le prénom de l'époux et on sait qu'à 4 heures 49, ce lundi matin, un petit-déjeuner est en train d'être préparé...

La carte de France recto-verso indéchirable à l'échelle 1:1 000 000 de l'IGN vient de faire son apparition. Si c'est pas
« trop top » (expression © JMZ) ça : indéchirable !

Récit d'une séquence anglo-agricole dans une université française. « Le "herd-book" c'est quand même la base [de l'histoire des campagnes] ! Si vous ne savez pas ça, je me demande ce que vous faites là ! » : c'est en ces termes qu'un professeur fustige ses étudiants capétiens en histoire-géo. Oui mais le « herd-book », tout de même, ces braves étudiants ne le rencontrent pas à tous les coins d'amphi ! Alors, qu'est-ce donc ? Un anglicisme agricole, précise le dico. Le « herd-book » permet de déterminer la généalogie des races porcines et bovines. Fallait le savoir.

Dans le 72, un voyageur est plongé dans une très ancienne édition, dans la collection Blanche, des Chroniques italiennes. Sa tenue vestimentaire un poil vieillote (hormis son sac à bandoulière super hype*), ses cheveux poivre et sel et son teint pâle, me rappellent un voisin que j'avais déjà reconnu dans la rue qui nous est commune. Nos immeubles sont donc séparés par la même rue. Sa silhouette - sa coupe de cheveux, en particulier - est reconnaissable et à plusieurs reprises je l'avais identifié, aux hasards de mes déplacements dans le quartier. Depuis ma fenêtre, le soir, j'aperçois parfois, en tournant la tête sur la gauche, derrière une fenêtre aux vitres poussiéreuses : une bibliothèque - poussiéreuse elle-aussi ? -, une méchante lampe de bureau qui éclaire partiellement la pièce, et le voisin, ce voisin penché sur sa table de travail. On imaginerait bien volontiers que ce lieu est habité par un artiste, un écrivain.

Vu des archives de l'INA qui témoignent de l'existence passée d'un Club des Timides et de l'élection de Miss Timidité...

*au fait de la mode

Samedi 3 décembre 2005

Plus d'une heure pour me rendre à Montreuil et y déposer mes bouchons accumulés depuis au moins une année. Idem pour le retour. Le déplacement m'aura en tout cas assuré deux heures de lecture.

Voyez les bienfaits du recyclage. D'autres infos.

Dans le couloir du métro, cet après-midi, je tiens à la main mon livre du moment, comme cela est mon habitude. C'est ce Laissées-pour-compte, de Robert Bober, qui suscite l'intérêt d'un jeune homme. Il m'interpelle depuis l'endroit où il est posté, près d'un marchand de fruits et légumes. L'entrée en matière est énergique. Après les compliments (je suis « classe »), les questions plus personnelles (quel est mon prénom, suis-je amoureuse), une confidence (confidence ? - il est gay) et une réponse qu'une recherche ultérieure sur le net ne parvient pas à confirmer (il travaillerait aux les éditions Fleur...), Jack Bauer (à la question du prénom, j'ai répondu malicieusement Balthazar : lui a opté pour Jack Bauer), Jack Bauer donc, passe aux choses sérieuses. Aujourd'hui, c'est prétendument la « journée des écrivains ». C'est pourquoi ce jeune homme entreprend de me vendre, à 5 € maximum, deux exemplaires parmi ceux qui remplissent son sac à dos noir, d'un roman de Jean-François Deniau. Il se montre beaucoup moins souriant lorsqu'il comprend qu'il ne parviendra pas à me faire débourser quelques euros contre ces deux bouquins, l'un pour moi, l'autre pour quelqu'un que j'aime dixit.

Ce week-end c'est Téléthon. C'est au profit de cette événement que je choisis de donner ces cinq euros. En échange de cette somme, je récupère, place de l'Hôtel de Ville une affiche J.C. Decaux. Je n'ai presque plus de place sur mes murs mais c'est pas grave...

Rue de Rivoli, on m'aborde à nouveau. Cette fois-ci, c'est un sondage sur des couleurs de casseroles Tefal. Il faut vous le dire, parmi les quatre coloris présentés, mon coup de coeur va à la casserole orange : « trop top » (expression © JMZ) cette tendance 70's dans les casseroles à manche spécialement adapté pour empiler les spatules !...

Pour terminer l'aprèm en beauté, le magasinier du Shopi Mirabeau me fait THE déclaration, celle qui devait lui brûler les lèvres depuis un bout de temps... Je suis penchée sur les oeufs ; 6 x oeufs gros ou bien 6 x oeufs moyens ? « Chabadabada... » entends-je. Je tourne la tête. C'est lui, le magasinier du Shopi. Comme d'hab, il me demande si ça va, la forme ? etc. Comme d'hab, je lui retourne la politesse. Et là, il me répond : « beaucoup mieux ». Je n'ose croire au motif de cette amélioration extraordinaire de sa santé morale, que je suppute pourtant. Il me le confirme cepedant : « Je viens de vous voir... ». Que répondre ? Rien, il se charge d'enchaîner : « Je devais la sortir, celle-là... » Je choisis une boîte de 6 oeufs moyens.

À la caisse (du Shopi Mirabeau, toujours - il s'en passe, des choses, décidément, aux caisses de mon Shopi -), je suis victime d'une hallucination. Enfin, peut-être n'en était-ce pas une, justement... Je reconnais T. B., ancien conseiller de Luc Ferry au ministère de l'éducation nationale, puis "rétrogradé" inspecteur général sous François Fillon. Taille, cheveux, bouche et lunettes identiques !
Mais cela est-il possible ? Un ancien conseiller du ministre qui fait ses courses au Shopi du coinc, avec un caddie à carreaux vieillots ? Alors, est-ce bel et bien T. B. ou suis-je en pleine hallucination, causée peut-être par THE déclaration du magasinier narrée ci-dessus ? Je ne le saurai pas ce soir car T. B. (ou son sosie) a déjà pris la poudre d'escampette quand je quitte le Shopi. C'est vrai qu'il semblait speed, en emballant ses courses, avant de régler ses achats.


Vendredi 2 septembre 2005

Simon Texier m'a intriguée, aujourd'hui, en employant le mot d'axonométrie. Je cherche et j'élucide la question : la perspective axonométrique est un dessin en perspective où le parallélisme est conservé. L'axonométrie oblique est la perpective cavalière.


Jeudi 1er décembre 2005

Comme cela arrive régulièrement quand on on travaille à la maison de la radio, je fais, en cette fin de matinée, deux à trois fois le tour de la maison, en empruntant les couloirs de trois à quatre étages différents. Tout ça pour des bricoles. Mais grâce à ces bricoles, j'ai pu croiser le chanteur Corneille, au troisième étage, porte D... une première fois. Un quart d'heure plus tard, je le retrouve au même étage mais porte F. Tout à l'heure, lors de notre première rencontre, il se dirigeait vers la porte B. Est-ce à dire qu'il a fait tout le tour de la maison pour rejoindre la porte F alors qu'il eût été si rapide de rallier directement la porte D à la porte F en prenant la direction de la porte E ? N'empêche, le fait de tourner en rond, ça favorise les rencontres...

Mardi 22 novembre 2005

Moins de 60 personnes parmi le personnel travaillant ce jour à la maison de la radio sont venues donner leur sang. C'est dérisoire.

Ce soir, dans le 72, un jeune homme assis près de la vitre lit Petite métaphysique des tsunamis. Je ne le remarque qu'à partir du moment où une sonnerie de portable se fait entendre du côté où il est installé. Et là, sublime instant d'anti-téléphonite aiguë, je le vois glisser son portable entre ses cuisses tandis que les sonneries continuent à nous parvenir, mais étouffées.

Quelques instants plus tard, deux bips très sonores signalent à tous les passagers du bus qu'un message a été déposé dans la boîte vocale du téléphone du jeune homme. Je finis par tourner la tête et je l'aperçois en train d'écouter religieusement le message vocal.

Samedi 19 novembre 2005

Sous le casque chauffant, dans le salon de mon coiffeur, entre deux plaisanteries de mon voisin Georges, j'apprends plein de trucs en feuilletant les hebdos.

D'abord, c'est Coco Chanel (1883-1971) qui a imposé la marinière en 1913. Intéressant, non ?

Ensuite, je découvre que le concept de métrosexuel, c'est fini ! Marian Salzman, la publicitaire américaine déjà à l'origine du très marketing terme de métrosexuel, dans son bouquin The future of men, (éditions Palgrave, 2005), annonce l'ère de l'übersexuel. Ce nouveau mot-valise décrit un homme supérieur, un homme qui accepte les valeurs masculines et féminines. Bref, un gars moderne qui s'est adapté au XXIe siècle. Le tout en réaction au métrosexuel, un homme ouvert de manière active et non équivoque à son côté féminin.
Le préfixe allemand über signifie super ; l'übersexuel serait un surhomme, un homme parfait.
Il y avait le rétrosexuel (concept également forgé par la publicitaire précitée), l’homme entre 45 et 60 ans qui assume sa maturité et se comporte en véritable homme d’intérieur tout en assurant en société.

Par rapport au métrosexuel et au rétrosexuel, l'übersexuel est beaucoup moins centré sur sa petite personne. Quand le métrosexuel s’épile le torse, l’übersexuel se laisse pousser une barbe de deux jours. Il est masculin, sans être macho, mais il reste dans l’air du temps, ce qui l’éloigne un petit peu du rétrosexuel qui lui était plus « vintage »*. Selon Marian Salzman, l’übersexuel type, c’est Georges Clooney.

À lire : Les nouveaux mâles se cherchent

*« Vintage » est un mot anglais signifiant au sens propre « grand cru, millésime », mais il est utilisé pour qualifier tout ce qui est rétro. Est vintage tout vêtement, accessoire, meuble ou objet déco d’au moins dix ans d’âge, rare, si possible griffé ou signé et en parfait état. (Petit Larousse). Selon le dictionnaire international de la mode, le terme vintage a fini par désigner tout un jeu d'apparences utilisant des vêtements anciens, du mélange de fripes et de vêtements neufs portés au quotidien jusqu'aux pièces exceptionnelles.

Bribes recueillies à Paris Photo :
-
« C'est toujours pareil... »
- « 
C'est facile, c'est facile ! » (de faire des photos semblables à celles exposées)
C'est ce que ces deux visiteuses croient. Elle se trompent. Il faut un regard, un oeil.

Jeudi 17 novembre 2005

Au self du 10e, ce soir, c'est G. (cf. Mercredi 28 septembre 2005) qui remplit les assiettes. « J'attends toujours. » Mais cela lui plaisir que je lui dise que j'y pense, au fait que je dois l'appeler, mais que le manque de disponibilité explique mon silence. « [...] Nadine, OK ? C'est Nadine de Fip. » Hier le portablé au doigté approximatif m'a appelée, croyant joindre « Nadine » (c'est régulier, cet incident téléphonique ; il se produit tous les 3-4 mois).

Mercredi 16 novembre 2005

« La vie de studio ça rend corniaud ! »
Extrait d'un morceau musical improvisé par un collaborateur de Radio France à la sortie d'un studio.
Explications : passer la journée entière en cabine ou en studio nous prive de la lumière du jour. Voilà pourquoi la vie de studio rend corniaud.

Mardi 15 novembre 2005

« Il a toujours porté des lunettes, même en 76 ! » entends-je devant le Relais H du grand hall de la radio aujourd'hui. La France, décidément, ne se remet pas du port par le Président de la République, hier au soir lors de son allocuaiton télévisée, de lunettes de vue...

Lundi 14 novembre 2005

Allez, un an de plus en ce 14 novembre !

Ce mois-ci, Lire a trente ans.


Dimanche 13 novembre 2005

Retour à Paris. Le trajet jusqu'à Bourg-en-Bresse se fait en car SNCF. Épique !...


Vendredi 11 novembre 2005

Le radio-réveil se met en marche (aux aurores). X minutes de préparation, cinquante minutes de métro, deux heures de TGV et une heure de car plus tard, je retrouve ma montagne.
Je revois G., que j'accompagne pour l'achat d'un jean, pendant l'essayage duquel la vendeuse et une cliente s'entretiennent des actuelles violences urbaines.

Elles s'entendent pour mettre en cause la responsabilité des parents et ne pas accabler l'école de tous les maux de la société. Entre autres paroles : le désintérêt croissant des parents pour leurs enfants, l'école comme garderie gratuite, avoir un gosse de plus pour bénéficier des alloc' de la CAF.
Au café, G. et moi nous montrons nos petites affaires [...], comme d'hab', dont l'encart ci-dessus... Plus de détails ici...


Jeudi 10 novembre 2005

Ce soir en rentrant de la radio, je passe dans mon ancienne laverie, comme ça, pour voir s'il y aurait quelqu'un, la gérante par exemple, pour me rembourser mes malheureuses tentatives de lavage de l'autre jour...



Mardi 8 novembre 2005

« Au lieu de me demander qui je suis, fermez votre gueule et repoussez la grille, elle est restée ouverte ! »
Qui se permet de parler ainsi ? Et à qui ? Vous pouvez chercher mais trouverez-vous ?
Ce soir, je discute un long moment avec notre nouvelle gardienne. Entre autres sujets : Vèvette [...] et l'incapacité, ou le manque de volonté, des résidents pour ce qui touche au tri des déchets ménagers...

Lundi 7 novembre 2005

Je tente la tartelette au chocolat, ce midi. Mais c'était trop beau pour être vrai : il n'y a du chocolat que sur la surface de la pâtisserie...

 
Dimanche 6 novembre 2005

Hier matin j'ai donc mis un terme à une relation lessivante de cinq années : ma laverie toute pourrie a refusé de faire fonctionner ses machines pour moi. Là, j'ai eu beau tenter de bricoler les machines 16 et 17 pour les faire démarrer, mes deux doses de 3,80 € n'ont eu aucun effet sur les appareils Primus. C'en est trop. Je suis allée voir la concurrence et mon Lavoir, comme il s'appelle, m'a tellement plus que j'y suis retournée. Tant pis pour ce qui me plaisait dans mon ancienne laverie.
Ça brille partout, ici, au Lavoir. On peut payer avec des billets et le distributeur de lessive est estampillé Ariel. Les machines sont de la marque Miele pour les 6 kg et indiquent la durée restante ainsi que les phases successives de lavage. Une vraie modernité en comparaison de mon ancienne laverie en perdition. Bien sûr, au Lavoir, il n'y a pas la radio, mais même le dimanche à 8 heures 38, elle est fréquentée ; je ne vous dirai pas par qui...

Le 23 octobre, je me demandais à quoi correspondait le teasing référencé Tou Tou You Tour... C'est aujourd'hui que je découvre le motif commercial de cette opération : la fin du 12 ! Tout ça c'était pour lancer le 118 218...

Samedi 5 novembre 2005

Sur la ligne 1 du métro, je découvre un « dispositif en cours d'expérimentation »... Désormais, quand les voyageurs ne sauront plus quoi faire de leurs yeux lorsqu'ils montent dans des rames bondées, et comme poser ses yeux sur le col crasseux du voisin ou sur les cheveux parsemés de pellicules de la voisinE ça le fait pas trop, les usagers de la RATP auront un bon alibi pour lever les yeux au plafonnier : il y a de la lecture et des images.

Je me rends devant l'appart de Pierre Richard, car j'ai découvert avant-hier qu'il n'habite pas loin de chez moi. Mon alibi pour rester sur place pendant quelques minutes : assise sur une souche d'arbre, je bouffe un Mars.

Je vais voir Vèvette (ma voisine), qui a finalement été dirigée vers le groupe hospitalier voisin le 27. « C'est rare. » me dit son frère quand il apprend que je viens prendre de ses nouvelles parce que je suis sa voisine. Rien que sa voisine mais je me suis inquiétée à raison pour elle. J'ai écarté mon appréhension et j'y suis allée après m'être postée devant l'appart de Pierre Richard.

Dans le couloir, je garde mon sang-froid en entendant des voix séniles appelant à une aide quelconque. Je tâche de ne pas m'appesantir non plus sur ces corps pâles étendus dans des draps tout aussi blancs que j'aperceçois en cherchant la chambre 161. Vèvette partage sa chambre avec un corps squeletique, pétrifié. Sa belle-soeur s'interroge, à un moment : « Ce sont les corbeaux qu'on entend ? » Vèvette assure que les corbeaux ne font pas ce bruit-là. Ce son, ce sifflement étrange que l'on entend, c'est la respiration du corps squeletique dans le lit voisin de celui de Vèvette. Je garde ce constat in petto. Par pudeur. La pudeur face à ce qui n'est pas la normalité.


Vendredi 4 novembre 2005

Quand « Momo » enregistre, « Mimi » prend le relai et apporte sa pierre à l'édifice de la grille de mots fléchés du Parisien. Le mot qui nous a tortués aujourd'hui était défini en ces termes : « s'attaquer aux portugaises ». La réponse était... essoriller.
Dernier épisode de Vénus & Apollon. Pas le meilleur, il faut le dire... Mais au fond, une série sympathique.


Jeudi 3 novembre 2005

Ce matin, « Momo » arrive au 114 avec le Parisien. Et ça, ç'a changé ma vie. Car dans le Parisien, il y a une grille de mots fléchés. Or « Momo » est un fidèle de cet exercice, que je concevais autrefois comme un peu ringard, je l'avoue... (l'exercice de mots fléchés, pas « Momo ») En attendant sa scène, « Momo » s'installe à mes côtés, à la petite table, pour remplir sa grille et de fil en aiguille [...], « Momo » me file le virus des mots fléchés (et croisés, accessoirement).


Mercredi 2 novembre 2005

Par la faute de ce réalisateur à trois initiales, aux écholalies et aux petits spasmes horaires, je suis devenue une accro des doublons apparaissant sur les horloges de la radio.

Tant qu'à faire, autant réviser son Histoire en les guettant :

19 heures 19 : traité de Versailles qui met fin à la Grande Guerre.
12 heures 12 : bataille de Las Navas de Tolosa.
15 heures 15 (notre doublon préféré à tous deux) : pour Marignan bien sûr.

Mardi 1er novembre 2005

Devancer le camion des éboueurs sur un quai de Seine, échanger un sourire avec une femme promenant son chien parce qu'elle me cède le passage, être debout avant (presque) tout le monde : les plaisirs du sport matutinal. Après l'effort, visionner l'épisode de la veille de Vénus & Apollon avec Anthony Delon en guest.
Pour consolider mon expérience numérique au bocal de Culture, je me plonge dans le guide pratique de Radio Assist. Un chapitre me fait sourire. Intitulé « Suppression du bouton "supprimer" », il ne contient qu'une seule phrase : « Ce bouton étant source de nombreuses suppressions intempestives et involontaires dans la base de données et le serveur matière, il n'est plus affiché [dans la version 7.12 de Radio Assist]. » Ça a le mérite d'être radical...

Lundi 31 octobre 2005

J'avais raison de me faire du mouron pour Vèvette. Elle a été retrouvée étendue sur le sol de sa cuisine mardi matin, quelques minutes après que j'ai croisé les pompiers dans la cage d'escalier. Elle est hospitalisée depuis cette date.

Revu Q. ce soir vers la Porte de Saint-Cloud. Complètement par hasard. Ça fait du bien de retrouver des gens qui vous abordent dans la rue et qui n'ont pas la drague comme seul but lors desdits « abordages » !...

Dimanche 30 octobre 2005

Passage à l'heure d'hiver. Pour mémoire... l'heure d'été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 avec l'objectif d'effectuer des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage notamment en soirée. On estime aujourd'hui à 250 000 tonnes d'équivalent pétrole (tep) les économies d'énergie annuelles résultant de la mise en œuvre du régime de l'heure d'été dans notre pays. La suite...

Je désespérais mais il ne fallait pas : une nouvelle personne a enfin réagi à la pétition affichée dans l'ascenseur.

Samedi 29 octobre 2005

Après la « mie aérée » d'hier soir, voici ce matin, à Shopi, une variante : le monsieur veut des baguettes, mais attention, des baguettes « tant qu'elles sont pas trop croustillantes »... La vendeuse de répondre :
« Elles ne sont pas trop croustillantes [nos baguettes] ». J'ai envie de répondre au monsieur : attends mon gars, t'es à Shopi, mais dans ta boulagerie du dimanche, ton pain, il va pas être croustillant autant que tu le redoutes, sois tranquille !... Mais je me tais. Ces réflexions à haute voix, c'est pas mon genre.

Pour déjeuner, le self de la radio propose du veau ou du filet de hoki. Le caissier aux cheveux longs, sur ce coup-là, a besoin d'aide quand illorgne dans mon assiette : « C'est du veau ça ? Ils mettent tellement de sauce... [qu'on ne voit même plus de quoi il s'agit] »...

A deux-trois tables de la mienne, une femme cause à ses collègues : « Je ne crois pas à ces choses-là... [...] Pour l'instant, on fait un bout de chemin ensemble... » Nom de Zeus, qu'est-ce que je suis heureuse de l'apprendre !...

Ce soir, je zappe, je zappe, mais pas longtemps car il suffit de quelques secondes pour que le docu diffusé sur Arte capte mon attention de sorte que je reste scotchée à mon écran jusqu'à la fin : Homo sapiens : une nouvelle histoire de l'Homme ? Ce numéro de L'aventure humaine est passionnant. On y découvre une hypothèse sur l’évolution de l’homme, controversée dans le milieu de la paléontologie.

« L’évolution est une exception. C’est l’extinction qui est la règle. »
Phillip Tobias, paélontologue

Comment un singe devient-il un homme ? Et quelles seront, puisque Homo sapiens continue d’évoluer, les caractéristiques de l’homme du futur ? Ce documentaire, qui fait le tour de certaines hypothèses de ces vingt dernières années de recherche, commence par une querelle internationale de paléontologues. Parmi eux, Yves Coppens, co-auteur d’une théorie - l’East side story - qui faisait autorité depuis les années 80 : la grande vallée du Rift, dans l’Est de l’Afrique, serait le berceau de l’humanité, car elle vit notre ancêtre, l’australopithèque, se redresser pour s’adapter à un nouvel environnement, la savane.

Mais sa consœur Anne Dambricourt, qui nous guide tout au long du film, a échafaudé une hypothèse entièrement différente. Elle estime avoir découvert le rôle-clé joué par un petit os niché à la base du crâne, le sphénoïde, premier os à se former chez l’embryon humain. Chaque étape majeure de l’évolution humaine aurait été le résultat d’un fléchissement du sphénoïde, toujours dans le même sens, entraînant le redressement progressif du corps et le développement des facultés cérébrales. Homo sapiens serait apparu voici 160 000 ans d’une cinquième flexion de ce petit os, et une nouvelle mutation serait en préparation, à une échelle de temps encore inconnue. Cette évolution serait inscrite dans nos gènes et transmise par l’ADN : c’est l’Inside story, hypothèse d’une mutation interne programmée de l’espèce. Une orthodontiste française, Marie-Josèphe Deshayes, est arrivée aux mêmes conclusions, en tentant de comprendre pourquoi les enfants d’aujourd’hui présentent de plus en plus de déformations de la mâchoire.

Après voir rencontré quelques-uns de nos ancêtres, parmi les plus illustres fossiles mis au jour au siècle dernier en Afrique du Sud ou en Chine, de Little Foot à Toumaï, et cheminé en compagnie de leurs découvreurs, nous pouvons, au terme d’un voyage éclairant, imaginer dans un futur indéterminé l’étrange figure de notre descendance.

Mais cette hypothèse reste à valider et Philippe Tobias, le père de la paléontologie moderne qui suit avec bienveillance les travaux d’Anne Dambricourt lui prodigue ses conseils : « Il vous reste un long chemin à parcourir… »

Source : Arte - Pour en savoir plus : L'homme descend de son crâne


Vendredi 28 octobre 2005

« C'est mondial ! » Ça c'est de l'expression branchouille ! (en provenance directe de la vie de Loulou, le cousin gay de Bijou)

Ce midi, au self, je profite de la conversation de trois collègues dont l'un raconte son retour en bus de la veille ; ça commence ainsi : « Je suis jamais rentré aussi vite chez moi ».

Il mentionne ensuite les petites mamies qui se cramponnent là où elles le peuvent, et les « d'jeun's », en fin de parcours, admiratifs : « Ah dis donc chauffeur, t'as tourné dans Taxi ou quoi ?! ». Un des collègues émet une hypothèse qui peut se défendre : « Il avait rencard avec sa nana ? »...

Aujoud'hui, à FIP, il y a des problèmes de frigo (à chacun de mes passages dans le couloir de FIP, j'entends des bribes à ce sujet).

En passant dans le grand hall de la radio, j'entends un schtroumpf dire à une salariée se dirigeant vers la sortie de la Porte A : « Bonnes vacances ! » Et la schtroumpfette qui bosse avec lui d'ajouter, mais pas trop fort  : « Et laissez-lui votre numéro... » Ah, la drague aux portes de la radio...

« J'voudrais une baguette avec la mie aérée s'il-vous-plaît » dit une mamie ce soir à la boulagerie. De la mie aérée ! Je l'avais jamais entendue, celle-là !


Jeudi 27 octobre 2005

Dans le 72, à la mi-journée, il y a un jeune homme, genre étudiant, dont le dessus de la main droite est couvert d'une inscription réalisée au stylo bille noir : « CONVAINCRE EDNA ». Et ça m'intrigue beaucoup. Qui est Edna ? Et de quoi faut-il la convaincre ? De quelquechose de suffisamment important pour l'étaler en lettres capitales sur le dessus d'une main visible par n'importe quel quidam.Ça m'intrigue et je n'aurai jamais de réponsé à ma question. Flûte alors...

Bon, sinon, je me fais du mouron pour Vèvette.Vèvette c'est ma voisine. J'espère me tromper.

Mercredi 26 octobre 2005

Les bons mots de Bijou, de Vénus & Apollon : « Moi aussi, je suis célibataire. Mais, en même temps, c’est depuis ma naissance, alors je suis habituée. »


Mardi 25 octobre 2005

Hier, j'ai enregistré sur France 2 Des chiffres et des lettres. Cela en raison d'un article découpé dans le Libé des samedi 12 et dimanche 13 juin 2004, un Libé destiné à la corbeille de mon chef du temps des ministères. À l'époque, j'ai beaucoup alimenté ma revue de presse perso avec ses vieux journaux.
Bref, lundi, tout d'un coup, j'en ai eu marre d'avoir cet article en attente de "traitement" de ma part depuis plus d'un an.

Alors pour enfin me mettre à l'observation attentive de la plus ancienne émission du PAF, créée par Armand Jammot (je m'étais dit à l'époque que je rangerai pas cet article tant que je ne me seraispas farcie une émission dans son intégralité...), je visionne aujourd'hui l'émission d'hier (tout ça, tout ce boulot, c'est pour ma petite oeuvre quotidienne, mes petites notes manuscrites au jour le jour). Un candidat propose « congaï ». Arielle Boulin-Prat précise que le terme peut aussi s'orthograhier « congaye ». Il s'agit, dit-elle, d'un « instrument... » puis elle se corrige avec empressement : « c'est une jeune femme viêt-namienne [à l'époque de la colonisation] ». C'est également pour ces boulettes qu'on aime savoir Des chiffres et des lettres dans notre patrimoine télévisuel et en voir de temps à autres des extraits au Zapping...
Ce qui me scie toujours autant, c'est quand un candidat annonce
« Le compte est bon. », tout ça avec des chiffres et des nombres du hasard.
En regardant cet enregistrement, je me rappelle que, autrefois (c'est-à-dire dans mon enfance), je me souviens que les lettres (« consonne », « voyelle » etc) étaient déposées sur un présentoir et la main anonyme qui les alignait apparaissait à l'écran. Combien d'enfants cette main sortie de nulle part a-t-elle traumatisés ? Et puis à la préhistoire des effets techniques, non seulement les lettres ne s'incrustaient pas sur l'écran de télévision par une manipulation du XXIe siècle, mais de surcroît c'est Bertrand Renard soi-même qui effectuait au tableau les opérations pour la partie calcul. Aujourd'hui, les additions, soustractions, multiplications et divisions s'impriment toutes seules à côté du visage du candidat.
Mine de rien, Des chiffres et des lettres témoigne fatalement de différentes époques ; celle des années 80, qui tenait du « congrès de mormons » dixit Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts dans l'article de Libé. Patrice Laffont témoigne : « nous avions des candidats étranges, comme appartenant à une secte bizarre : ils avaient les mains moites, ne disaient pas bonjour... » Ces curieux individus, apparus à la fin des 70's, étaient « des étudiants, en majorité des hommes, qui apprenaient le dictionnaire par coeur et ne vivaient que pour ça, au détriment parfois leur vie privée. » Ça fait peur, non ?


Lundi 24 octobre 2005

Ce soir, une mouche se retrouve enfermée dans ma salle de bain. A cette période-ci de l'année, elle a l'air complètement ridicule. C'est idiot, cette impression de ridicule. Il n'empêche que ce sera la réflexion du jour.

Dimanche 23 octobre 2005

Ingrid, Suzie, Geneviève et Bijou vous accueillent de nouveau dès demain, à 20 heures15, sur Arte, pour la crème des séries. Demain, justement, un grand jour pour Bijou...

Sans rapport avec ce qui précède : mais qu'est-ce donc que le Tou Tou You Tour ?...


Jeudi 20 octobre 2005

Un film qui fait du bien, avec une BOF qui lui va à ravir, c'est Toi, moi et tous les autres.

Deux séquences en mémoire parmi d'autres ))><((
...
Christine/Miranda filmant la tentative d'approche mutuelle de ses chaussures roses, prénommées Me et You. Ça peut paraître ridicule mais au fond, c'est mignon comme tout.
...  À l'aube quand le cadet des fils du vendeur de pompes découvre enfin la cause du son régulier qu'il entend chaque matin, alors qu'il devrait encore être au lit. C'est un homme qui, pour patienter tandis qu'il guette l'arrivée de son bus, tape avec une pièce de monnaie sur un poteau métallique, auquel doivent être fixés des feux de signalisation routière. L'enfant, rasséréné par cette rencontre, lève le regard vers le soleil levant.


Lundi 17 octobre 2005

Black Session des Cardigans au 105 à 21 heures. Mine de rien je me suis habituée à la série d'Arte et je me vois programmer Vénus & Apollon, tout ça la faute à la non-ubiquité ! À ce jour, mon personnage masculin préféré dans Vénus & Apollon, c'est Dan, l'acteur de feuilleton-fleuve incarné par Zinédine Soualem.


Vendredi 14 octobre 2005

1) Mon anniversaire dans un mois tout pile.
2) J'adore les autoportraits réalisés à l'initiative de Fabien Breuvart.

Mercredi 12 octobre 2005


Tous pour que Fabien Pelous revienne dans notre ascenseur !

Mardi 11 octobre 2005

Nous nous apprêtons à quitter la cellule 3126 quand mon réal' du moment entame un blues inspiré de la conversation en cours. Avertissement : la portée de ces quelques phrases improvisées ne peut être saisie que par les connaisseurs de l'affaire Liliom, affaire que je ne peux rapporter ici...

« J'ai le blues du back-up
Depuis que Liliom s'est fait la malle.
J'ai d'mandé à Sido
S'il avait mal... »

Lundi 10 octobre 2005

Après la tartelette aux framboises, je succombe aujourd'hui à la tartelette aux fraises.

Samedi 8 octobre 2005

Enregistrement en 9/20. Journée assez rock'n roll avec toutes ces foules à enregistrer...

Mercredi 5 octobre 2005

L'histoire du Bic Cristal et de son design (voir aussi l'histoire du logo Bic) est tout à fait passionnante. Ce qui touche à ce stylo bille que j'utilise moi-même depuis des années pour inscrire les notes que je prends aux coins des rues ne peut évidemment m'être indifférent.

Lundi 3 octobre 2005

Le Bled est désormais interactif ! Ceci n'est pas pour nous rajeunir... Je me souviens du jour où notre instituteur nous révéla que Bled était le patronyme de ses auteurs, Odette et Edouard
. Nous étions estomaqués par cette découverte...

Samedi 1er octobre 2005

Je dois dire que je quitte l'installation présentée sur la promenade plantée complètement exaspérée d'avoir perdu mon temps à effectuer cette visite que je trouve dénuée de tout intérêt.

Heureusement, les réalisations offertes dans le Marais sauvent l'honneur de cette Nuit Blanche. Bientôt les photos ici.



Vendredi 30 septembre 2005

Ce matin, Didier Sandre me rappelle. Son « Mademoiselle » à mon attention... Quelle classe ce comédien... J'adore.

Cet aprèm, je descends deux enveloppes au courrier. Me voyant arriver, J. s'enflamme : voici « la plus belle » ! Et d'ajouter prestement : « Enfin, pour moi... » J... Dire que j'avais failli oublié de l'intégrer à mon répertoire spécial « galants hommes », ces « énamourés » semi-éconduits...


Jeudi 29 septembre 2005

La file d'attente pour entrer dans la nef du Grand Palais est longue, silencieuse et ordonnée. Une senior derrière moi compare cette longue procession à un « labyrinthe » puis à un « enterrement ». Son époux rétorque : c'est « drôle » ! « Vraiment tu es très drôle ! » A ma sortie, j'entends un visiteur commenter : cette « installation sonore c'est quand même une horreur. »

Le téléphage déménage. Sur le trottoir, le fameux clic-clic où, affalé, il a passé tant et tant d'heures à se gaver d'images.

Que d'émotion aujourd'hui... A l'autre bout du fil, Michael Lonsdale... et puis la voix de Didier Sandre, sur la messagerie de son portable...

« Pourquoi tu prends pas un canari ? Ça, c'est ringard. » me dit P. au téléphone. Parce qu'on parle justement des trucs les plus ringardos qui soient.


Mercredi 28 septembre 2005

Devant le grand hall cet après-midi, je crois reconnaître, derrière ses verres fumés, Benjamin Biolay.

Avenue de Versailles, tout près de la maison de la radio, surgit une bagnole-capharnaüm de couleur verte (un vert terne, pour tout dire), poussiéreuse à l'intérieur comme à l'extérieur, immatriculée dans l'Allier. La vitre du conducteur est baissée et l'individu aux commandes du véhicule agite une bouteille d'eau en plastique vide (plate ou gazeuse, l'eau, telle est la question) en tendant un bras en l'air, à l'extérieur de l'habitacle. A l'extrémité de ce bras, outre la bouteille, il y a un gant en caoutchouc (identique à celui qui recouvre la main droite de l'individu). Sur le crâne dudit individu, on remarque un casque couleur de terre, comme en peuvent en porter les soldats. L'hurluberlu porte un vêtement de couleur jaune - un jaune très propre, impeccable, et par conséquent, flashy.

De la musique techno mais teintée de ringardisme s'échappe de la bagnole-capharnaüm de couleur verte (un vert terne, rappelons-le). L'individu, visiblement très courtois en matière de conduite automobile, laisse la priorité à tous les véhicules qu'il rencontre. Le véhicule a bifurqué et emprunté la rue Gros, comme s'il allait à Shopi. Mais où se rendait-il réellement ? Au fond, avait-il seulement une destination précise ?... A moins que, à défaut de destination, il eut un dessein secret : dérider les grands-mères du XVIe...

Ce soir, au self, à la radio, G.me tend carrément la main. Il doit considérer ce geste comme un sustitut à la bise que l'on ne se fait pas. Après avoir rempli mon assiette, il me demande à nouveau mon numéro de téléphone. Je parviens à esquiver en lui disant que comme convenu (il y a déjà quelques temps de cela), je dois l'appeler... (car lui m'avait évidemment laissé son numéro).

J'atteins la caisse, au self, toujours, mais les épreuves ne sont pas terminées pour autant... Une femme, quadra ou quinqua, je ne saurais dire, entreprend de régler son repas. Elle n'avait pas préparé son porte-monnaie. Il nous faut donc attendre, l'hôte de caisse et moi-même, qu'elle le retrouve, tout au fond de son sac à main. Elle finit par en extirper quelque argent, non sans lenteur. Tout en informant l'hôte de caisse qu'elle a faim. Celui-ci de répondre alors, avec une patience admirable : « On va faire vite si vous avez faim ». A présent qu'elle a récupéré sa monnaie, je me plais à croire que je vais pouvoir satisfaire mon appétit d'ici une minute et trente-deux secondes... Mais c'était sans compter le rangement du porte-monnaie de Madame dans son sac à main. Pourquoi, en effet, procéderait-elle comme j'ai coutume de le faire : ranger le porte-monnaie plus tard, afin de libérer la place en caisse, hein, pourquoi ?...

Des tas de coups de fil à passer à des comédiens. L'un répond sur son portable en me disant qu'il est « au fin fond de la Provence en train de [s]e raser ». Un autre se montre très inspiré en matière de prénoms : « t comme théodule » m'épèle-t-il.
Du côté des répondeurs,
une comédienne est « partie faire la révolution ». Un comédien, lui, soigne la langue française et les petites choses de la vie téléphonique tout autant que sa diction : « après l'audition du petit bip sonore ».

C'était bel et bien Benjamin Biolay que j'ai repéré cet aprèm ; il joue ce soir avec Hubert Mounier - l'ex chanteur de l'affaire Louis Trio. Au programme de l'émission enregistrée pour Inter, il y a aussi Souchon (les photos de Souchon) et Clarika. J'assiste au spectacle depuis la cabine du 105, avec les Radio France's « happy few ».

Dimanche 25 septembre 2005

Je suis bluffée par les technologies nouvelles... Cette page-magazine sur laquelle je tombe et qui nous présente Prêt-à-Porter, le nouveau produit commercialisé par Whirlpool, me laisse rêveuse. On n'arrête pas le progrès, c'est décidément bien vrai... Je ne m'étonne pas que Prêt-à-Porter ait remporté le prix de l'innovation de la Foire de Paris.

Samedi 24 septembre 2005

Il est décidément très ardu de lire Histoire de l'oeil (l'un des cadeaux des Ondes) dans le bus. Les connaisseurs comprendront... Mais ce soir je trouve finalement une place dans le 72 qui me permet de lire Bataille à l'abri du regard des autres voyageurs. Quand j'arrive au Shopi pour effectuer les dernières courses du week-end, je tiens mon livre à la main, impatiente de lire les deux dernières pages du volume.
Mon panier bleu désormais rempli de menus achats, j'hésite à peine pour choisir la caisse où régler mes achats ; ce sera celle que vient de rejoindre un trentenaire aux cheveux blonds mi-longs, vêtu comme si sa soirée était promise à un rendez-vous d'affaire. Il n'achète qu'un seul article, une bouteille de vin rouge. Je ne suis pas parvenue à déchiffrer le nom indiqué sur l'étiquette, je m'en excuse. En même temps, je ne me suis pas attardé sur cette bouteille, j'ai profité de la légère attente en caisse pout finir
Histoire de l'oeil. Que je je tiens toujours à la main (ostensiblement, peut-être...). Avec le marque-page France Cu' contre la couverture, puisque je viens de terminer le bouquin.
Le client atypiquement vêtu en ce samedi soir au Shopi Mirabeau a réglé son alcool mais il semble hésiter à partir illico vers de nouvelles aventures à l'extérieur du magasin. Soudain, il me parle. Mais je n'ai rien compris : parlé pas assez fort, dans sa barbe - qu'il ne porte pas -, manque d'attention de ma part ?... Bref, il répète, toujours en veillant à ce que nos regards ne se croisent pas, ses yeux dirigés vers l'objet du délit littéraire :
« Je ne vous conseille pas de le lire en dînant. » Ah ah ! J'adore ! Une petite perle recueillie grâce au livre que je tiens entre mes doigts délicats !... Ma réponse, toute banale, l'a-t-elle dérouté ? Ou bien est-ce le secret des épices de cette lecture, que nous partageons tous deux, en ce samedi soir, à cette caisse du Shopi Mirabeau, qui l'a déconcerté ? Quelques secondes plus tard, il quitte la supérette sur ces mots, le regard toujours fuyant : « Bonne journée ». Soit. Il est 19 heures, un « bonne soirée » eut été plus approprié. Mais c'est justement dans ce « Bonne journée » que réside le sel de cette rencontre...

Jeudi 15 septembre 2005

Aux Ondes ce matin, on m'offre deux livres (c'est la semaine !) et une revue à diffusion restreinte mais tellement pleine d'humour ! Je préserve cependant le mystère et ne révélerai pas ici l'identité de cette personne...
Aujourd'hui, G. a enfin bookcrossé un livre que je lui avais confié dans ce but. Lieu choisi : « la table d'un café branché juif du 2e [arrondissement de Lyon] à 18 heures 45 ».

Après m'être offert Takk (Sigur Ros) à la FNAC, je prends le métro des Ternes jusqu'à l'Etoile. Quand je sors de la rame et me dirige vers la correspondance pour la ligne 6 direction Nation, mes yeux ont le temps d'apercevoir, entre les nombreuses jambes des autres usagers qui montent les premières marches de l'escalier qui se trouve juste à la sortie de la rame qui vient de nous déposer, le fameux mot Amour... Le revoici donc ! Navrée, il m'a été impossible de photographier cette occurrence-ci...

Mercredi 14 septembre 2005

Le comédien dont j'ai abrité le pantalon de moto pendant deux mois dans mon placard passe à la maison de la radio pour le récupérer (oui, accessoirement, je fais vestiaire). Pour me remercier de ce service que je lui ai rendu, il m'offre deux livres. C'est évidemment un présent qui me touche beaucoup.

Mardi 13 septembre 2005

« Bonjour ma belle ! Ça va ? » : celui que l'on pourrait appeler le Gardien du quartier me salue désormais toujours avec ce qualificatif flatteur.

Lundi 12 septembre 2005

Après dix heures de montage, je mets Lenoir à un volume sonore très faible, pour me délasser les oreilles. Merveille d'écoute radiophonique lorsque je découvre un extrait du nouvel album de Sigur Ros.

Vendredi 9 septembre 2005

A Shopi, je m'amuse chaque semaine à ffaire une razzia sur les yaourts Savoie parfum fraise ou framboise vendus à l'unité. Quand je quitte le rayon, il ne reste que les yaourts cerise, pomme, poire, myrtille etc. Non pas que je ne n'apprécie pas les autres fruits mais les yaourts fraise et framboise sont clairement mes préférés.
Jeudi 1er septembre 2005

Radio France et toutes les stations du groupe dégainent leur nouvelle identité visuelle. Bof.
En revanche, les affiches publicitaires d'Inter, j'adhère.


Mardi 23 août 2005

Que ne ferais-je pour un bruiteur délocalisé à Pont-à-Mousson ? Renoncer à une partie de mes archives de la radio logées chez moi et sortir de mon sac magique de la bande "chiffonnée" et des 33 tours. Et s'il reste de la place dans mon sac de voyage demain matin, je suis invitée à y ajouter mon sèche-cheveux... Non, vraiment, que ne ferais-je pour un bruiteur délocalisé à Pont-à-Mousson ?

Lundi 22 août 2005

Mamie Lucie est morte ce matin d'un choc septique. Notre petit Pollux en avait réchappé d'infiniment peu ; fatalement j'y repense aujourd'hui.

Cet aprèm, avec P. au zoo de Vincennes, P. aux "mollets racés" (private joke, sorry), j'ai la tête ailleurs, rieuse et ensoleillée.
Une femme passe ; l'un de ses doigts de pied dépasse de sa sandale, nous nous regardons chacun en silence en souriant, nous pensons tous deux à la même autre private joke...

Soyons fou : jamais deux sans trois... dernière private joke d'aujourd'hui... la sablière ensablée ci-contre.

Dimanche 20 août 2005

Je surfe à la recherche d'infos précises sur la source qui souffle le chaud et le froid dans ma maison ronde. C'est ainsi que je découvre le blog du 16e, où j'apprends que les 2,9 km de berges de Seine du 16e sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Mercredi 17 août 2005

Tôt sur le quai Louis Blériot, tandis que je débute ma séance sportive du jour, je passe tout près du SDF au caddie - pas le SDF qui m'encourage à chacun de mes passages transpirants et qui écoute France Info sur son poste de radio portatif posé sur le banc, face à la Seine, non pas celui-là -, donc le SDF au caddie est plongé dans une lecture pour le moins déconcertante en cette circonstance: "Valorisation de votre maison"...

Mardi 16 août 2005

Voilà aujourd'hui précisément cinq années que je suis arrivée à Paris, toute seule, n'ayant pour seule connaissance qu'un cousin (génial, mon cousin !). J'avais un désir, un obectif, je l'ai naturellement poursuivi. Des obstacles, des audaces, il y en a eu. Mais toute seule, encore une fois, je me suis débrouillée. Pour affronter les assauts de la vie parisienne. Et pour lancer l'assaut sur la maison de la radio. La ronde construction m'a résisté. Puis j'ai vaincu. Mon bonheur m'y attendait.

On en apprend, des choses, à la radio. Un emblématique personnage des fictions radiophoniques évoque un titre en ligne hier sur la page d'accueil de Yahoo : "Victoria Beckam concède n'avoir jamais lu un livre, faute de temps." La dernière phrase de la dépêche est délicieuse....
"Victoria Beckham, épouse du meneur de jeu du Real Madrid et ex-chanteuse au sein des Spice Girls, un "girls' band" des années 90, a reconnu dans un entretien n'avoir jamais lu un seul livre de sa vie, faute de temps...
"Je n'ai jamais lu un livre de ma vie", a confié benoîtement Victoria Beckham dans un entretien avec le magazine espagnol Chic dont les meilleurs passages étaient déjà publiés lundi dans la presse britannique: "En fait, je n'ai pas le temps, je préfère écouter de la musique, même si j'aime les magazines de mode".
De fait, l'ex-Victoria Adams, mère de trois garçons, Brooklyn (6 ans), Romeo (2 ans) et Cruz (6 mois), fait plus souvent la Une de la presse tabloïde pour ses tournées dans les boutiques de luxe que pour ses virées dans les pourtant nombreuses librairies londoniennes.
La confession de "posh" ("snob"), la Spice Girl connue pour ses allures de fille de bonne famille, ne pourra qu'attrister son footballeur de mari, David Beckham, déjà auteur de deux autobiographies.
Avec cette révélation, l'ex-Victoria Adams, 31 ans, reconnaît donc également qu'elle n'a jamais lu sa propre autobiographie, "Learning to Fly" ("apprendre à voler").
" Source : AFP.

C'est à la radio que je découvre cette expression assez poilante, pour tout dire : être "con comme une valise avec la poignée à l'intérieur"...

Lundi 15 août 2005

Ma seconde glace de l'été, dans le Marais.

 

Samedi 13 août 2005
Je fais ma prép' dans le jardin de la maison de Honoré. A cette heure matinale, l'endroit m'appartient. Idéal pour travailler.
Lundi 8 août 2005
A l'heure du déjeuner, je craque pour les redoutables - car appétissantes - tartelettes aux framboises du restaurant du 10e de la radio.
Ce soir, je décide de rentrer en bus. Pour patienter, je compose un texto pour M. Soudain, un petit homme aux cheveux blancs me salue puis me demande si je lequel des deux j'attends : lui ou bien l'autobus ? Je lui réponds avec ma franchise habituelle et il poursuit son chemin, toujours la sourire aux lèvres, même s'il regrette de n'avoir vraiment pas de chance...
Dimanche 31 juillet 2005
Il est des jours, comme ça, où en plus d'être gourmande, on a envie de retomber en enfance.

Samedi 30 juillet 2005

Pouvoir dire, pouvoir me dire, que je fais de la radio. J'adore cette expression.

Jeudi 28 juillet 2005

Ma première glace de l'été, à Lyon.

Mercredi 27 juillet 2005
Je me baladais dans Paris tranquillement quand un jeune homme m'a demandé si j'accepterais de participer à une enquête, dédommagée par un petit cadeau. Compatissante pour ce boulot pas toujours facile, et curieuse de découvrir à quels tests surprenants je vais être soumise cette fois-ci, j'accepte.
Quelques minutes plus tard, me voici au second étage d'une immeuble ancien, dans une pièce reproduisant une supérette et dans laquelle je dois "acheter" des produits. Je me sens à la limite du ridicule, je devine que l'on est en train d'observer mon comportement de consommatrice via les caméras fixées au plafond, mais "j'achète".
A l'issue de la promenade en supérette artificielle et des questionnaire correspondant à mon profil de consommatrice, on fouille dans des cartons pour me trouver un cadeau sympa. Mais il ne reste plus que ces appareils appelés "comfort massager". La jeune femme m'annonce en souriant, visiblement gênée de me filer un tel objet : il est censé masser mais en réalité il vibre.

Dimanche 19 juin 2005

Arnaut Viviant, critique au Masque et la Plume, nous fait part de son sentiment après la lecture d'un roman sélectionné par Jérôme Garcin. Absolument pas convaincu par ce livre, il commente en ces termes un passage qui l'a marqué : “ un monologue qui pue des pieds ” !

Lundi 16 mai 2005, "lundi de Pentecôte"

Ce jour de lundi de Pentecôte a été déclaré non férié. Les agents de la SNCF vont désormais travailler une minute et 52 secondes supplémentaires par jour en guise de "solidarité", en contrepartie de quoi ils ne travailleront pas en ce lundi de Pentecôte (j'ai d'abord cru à une plaisanterie, mais non, le journaliste était tout à fait sérieux !). Ce sera donc à la seconde près que les agents surveilleront leur générosité ? Cette décision "solidaire" semble si risible...

Jeudi 5 mai 2005

Lu dans La Folie Forcalquier, roman de Pierre Magnan somptueusement écrit : "ôter son pantalon devant une femme est une catastrophe esthétique dont j'ai toujours eu parfaitement conscience".

Lundi 18 avril 2005

Le Télévore me fascine. Depuis que Lui et Elle se sont installés dans cet appartement au coin de la rue en bas de chez moi, à chaque fois que je passe par là et que le volet d'une pièce qui ressemble à un salon est ouvert, le Télévore est là, affalé dans un genre de futon, les yeux rivés à l'écran de son poste de télévision, hypnotisé par Laurent Ruquier et ses "teste-tout", par exemple... Parfois, Elle est à ses côtés, l'ordinateur portable sur ses genoux, en train de pianoter ou bien elle aussi captivée par les programmes que lui offre son téléviseur. Bouffer de la télé à ce point, ça m'effraie. Vite, un livre !

Samedi 16 avril 2005

La physiognonomie ! Voilà le terme barbare (souvenir de cours gargantuesque à la fac) que j'avais sur le bout de la langue depuis jeudi, après qu'on m'a abordée dans la rue (le type est descendu exprès du bus 72, interrompant son trajet initial pour moi !). Physiognonomie : "science qui se propose de connaître les hommes d'après leur physionomie".

Jeudi 14 avril 2005

En prévision de la réunion de consommateurs à laquelle je vais participer demain, on m'interroge sur divers points administratifs puis on me pose une question... étrange quand on envisage le sujet de la réunion du lendemain - les desserts - : quels usages ferais-je d'une brique ? Oui, une brique, le matériau de construction...

Samedi 9 avril 2005

Déjeuner à la radio le week-end, c'est sympa aussi. Peu de monde, beaucoup de calme, sensation d'une certaine intimité entre "gens du week-end".

Mardi 5 avril 2005

16 heures 04. Pause sur un banc doucettement ensoleillé sur l'île aux cygnes. Mes paupières closes sont inondées de lumière tandis qu'une cri de mouette dans les airs me transportent près d'un lointain océan.

Mercredi 30 mars 2005

Vernissage ce soir de ce que M. V. appelle la « foire aux croûtes ». Rares sont en effet les oeuvres exposées qui retiennent mon regard plus de 7 secondes...

Samedi 26 mars 2005

Je découvre que les palmiers en pots installés dans la gare de Paris-Gare de Lyon ne devraient pas m'indifférer à ce point car : ils sont âgés de 80 ans. Respect aux aînés !

Lundi 21 mars 2005

« Touts les gens normalement constitués lavent leur parquet. » me déclare mon interlocutrice à la MAAF. Allez dire ça à Mme W. ! Mme W., propriétaire de l'appartement situé en-dessous de mon petit chez-moi, est venue me trouver vendredi soir pour me demander si je n'avais pas subi un dégât des eaux. Non, pas du tout... lui dis-je. Mme W. insiste. Pour la contenter, je l'informe du fait que je fais sécher quelques vêtements parfois fort humides... Mme W. insiste encore. Je lui explique que je lave mon parquet. « Vous lavez votre parquet !!! Cherchez pas, c'est ça ! » déclare Mme W., visiblement satisfaite d'avoir trouvé la solution à l'endommagement du plafond de l'appartement, qui a été refait à neuf il y a deux ans de cela. « Evidemment, si vous lavez votre parquet deux fois par semaine... » dixit Mme W. Halte là ! J'aime la propreté mais je suis loin d'infliger l'humidité à mes lattes de bois à une telle fréquence ! Dimanche soir, je vais constater les présumés dégâts au plafond de M. B., le locataire. Ma perplexité concernant cette affaire prend fin car les menues dégradations à certains endroits du plafond (qui ne coïncident pas avec les zones de parquet de mon petit chez-moi, ni même avec les surfaces lavées par mes soins) sont semblables à celles que j'ai pu observée chez moi : elles résultent clairement de la vétusté de l'immeuble lui-même, construit au début du siècle... Je signe cependant un constat amiable ; les compagnies d'assurance aviseront.

Jeudi 17 mars - Mercredi 23 mars 2005

Pour rejoindre le Salon du Livre à la Porte de Versailles, le plus simple est d'emprunter le PC1. Mais sur la portion qui me concerne, c'est-à-dire "les Maréchaux", les travaux de construction de la future ligne de tramway ralentissent considérablement la circulation. Autant m'y rendre à pieds. Ce qui m'effraye à chacun de mes passages sur ces boulevards, ce sont les difficultés rencontrées par les véhicules d'urgence pour aller sauver des vies malgré ces monstrueux embouteillages. On a le temps de mourir dix fois avant l'arrivée du SAMU.

Lundi 14 mars 2005

Entendu dans un bar de "poche" lyonnais - propos rapporté par un ami - : « Ma femme, c'est une sirène : elle a une tête de femme et un corps de thon. »...

Vendredi 11 mars 2005

20 heures. Nous venons de terminer l'enregistrement d'un texte dramatique de Jean-Sol Partre. Pour fêter ça, nous allons prendre un pot aux (((O)))ndes, où Frédéric Lodéon se occupe déjà sa place habituelle. Réalisateur, comédiens et bruiteur, nous parlons des gens "bankable" et des autres "frequentable". P. M. nous raconte un incident immonde qui s'est produit à quelques tables de là, dans le coin restau des (((O)))ndes. Apéritif riche de rires et réparties ; je pars très rieuse.

Samedi 29 janvier 2005

Je découvre la rue de Seine, qui traverse le boul' Mich. Les galeries d'art foisonnent. Cette rue est un ravissement pour l'oeil curieux. Ah, ce tirage de Coco Chanel dans la vitrine de l'agence Roger-Viollet ! Un bonheur aussi pour les oreilles qui traînent ; ainsi, j'ai chipé ce bout de dialogue pendant que je me baladais : « - J'ai mangé des gnocchis à la crème fraîche, sauce vodka ! - Ah ouais ? »

Vendredi 7 janvier 2005

Je m'incruste et visite les nouveaux locaux de France Inter à Mangin. Je m'incruste encore et assiste au direct de Frédéric Bonnaud. Le pied total. J'oublie tout.

Dimanche 2 janvier 2005

Non, je n'ai pas laissé tomber ce carnet ; seulement, je n'ai pas le temps de reporter ici ce que je note dans mes classeurs. Pour inaugurer cette nouvelle année, voici une citation plus que farfelue, dont je tairai la source... « Hélas, Babylas, que la terre est basse, que le bonheur est pointu, qu'il est difficile de s'asseoir dessus ! ».

Mardi 27 avril 2004

Marie Lecoq sur Ouï FM : « Il est midi, bienvenue petit kiki ».

Lundi 26 avril 2004

18 heures 24. Go Sport Rivoli. En sortant, je déclenche l’alarme électronique destinée à détecter les vols. Je n’ai bien entendu rien chouravé mais je tends bien sagement mon sac au vigile. Il en retire un tee-shirt Adidas mauve et prune avec col en V, constate qu’aucun autre article n’y figure, conformément à ce qu’indique le ticket de caisse, puis retire l’étiquette fauteuse de trouble. Il se lance alors dans la tentative de réalisation d’une tache ménagère dont il ne parviendra à sortir victorieux qu’au bout de trois bonnes minutes : replier correctement le vêtement qui va inaugurer mes premières balades sportives. Je patiente donc, laissant quelques instants au vigile pour accomplir sa mission. J’observe de temps à autre les gesticulations du vigile, très aimable au demeurant, et qui s’excuse de me retarder ainsi. Je n’ose pas suivre attentivement chacun de ses gestes, de peur de le déstabiliser et de réduire encore ses chances de réussite dans cet exercice domestique. Mais enfin, le succès lui sourit ; il épilogue en ces termes : « Nous les hommes, on a des problèmes pour plier le linge… ».

Lundi 5 avril 2004

21 heures 30 très exactement. Savourer Woman in chains chez Zézé devant mon écran d'ordinateur vivier de doux petits délices.

Samedi 3 avril 2004

Il faut le voir pour le croire : mon poste de télévision a diffusé un extrait d'un duo réunissant... Mireille Mathieu et... "Bobby Ewing" de Dallas !

Mardi 30 mars 2004

Je viens de terminer un roman que je vous recommande chaleureusement… mais que je vous déconseille de déguster dans le métro ! A moins que vous ne craigniez pas de passer pour un(e) original(e) aux yeux des autres voyageurs quand, le nez plongé dans ce bouquin, vos muscles zygomatiques rendent votre visage facétieux. Dans la chambre de silence a été écrit par Valérie Sigward. Vous pouvez en lire un extrait ici.

Vendredi 2 avril 2004

Aujourd’hui, les Parisiens partent au travail sous la pluie. Dans le métro, mon voisin de strapontin marmonne quelque chose, mais ses paroles demeurent indistinctes. Trois usagers viennent de monter. Faute de place, ils stationnent debout, devant les autres voyageurs assis. Le quadragénaire installé à ma gauche paraît décidément de plus en plus perturbé, il lève souvent le nez de son livre de poche. « Pardon ! » finit-il par lancer à voix basse. Quelques instants plus tard, il pousse un énorme « Pfffffff… » d’agacement et s’obstine à rabattre vivement et ostensiblement un pan de son imperméable sur lui. Je comprends alors la raison du courroux de mon voisin de strapontin : le parapluie d’un des trois voyageurs dégouline sagement mais sûrement sur sa jambe. Je redoute l’instant où son exaspération contenue explosera enfin, bruyamment, violemment, et terrorisera les usagers s’extirpant lentement du sommeil. Soudain, c’est le soulagement : mon voisin humide prononce un simple mais peu cordial « Pardon excusez-moi ! » en tirant sur son imperméable encore une fois, en donnant même un coup au voyageur coupable, me semble-t-il… Le malotru prend alors conscience du désagrément inénarrable qu’il est en train de commettre et éloigne son tom-pouce de l’homme humide apte à retrouver désormais la paix intérieure.

Jeudi 25 mars 2004

Je reviens du Franprix du coin, chargée de mes provisions. Un senior attend en haut des escaliers menant à l'immeuble, l'étroitesse des marches ne nous permettant pas de nous croiser. Mon ascension se termine et le vieil homme aux yeux bleus dit gentiment : « Vous avez un gros appétit, Madame. »

Dimanche 7 mars 2004

En zappant, je tombe sur la météo de Catherine Laborde sur TF1, avant le vingt-heures. En désignant des points bleus sur la carte de France, elle déclare : « Comme elles sont mignonnes ces giboulées ! » Je ne m'attendais pas à autant d'affection pour ce phénomène météorologique.

Mardi 24 février 2004

Création de ce carnet sur ce site.

Lu vendredi soir dernier, dans le métro en rentrant du travail, ce vers d'Henri Michaux que cite Philippe Labro dans le récit de sa dépression, Tomber sept fois, se relever huit : « Que d'amitiés se perdent parce qu'on n'a pas de branchies ! » Curieuse et inattendue image qui associe un sentiment humain à l'organe vital d'animaux aquatiques...